‹ Manuel du microsope dans ses applications au diagnostic et à la clinique [electronic resource]Chapitre 121 sur 133 · PATHOLOGIE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE

granulations graisseuses, des poils et quelques cristaux de cholestcrine (voy. p. 144).

Le chaJazion est un kyste provenant de Toblitéra- ■ lion des glandes de Meibomius. D'après Robin, il est constitué par des éléments fibro-plasliques, des cytoblastions du tissu lamineux et de la matière amorphe.

Le liquide qui remplit les kystes de Vovaire peut être séreux ou visqueux '. Un liquide séreux, parfois plus ou moins teinté par le sang, très-pauvre en matière fibrinogène. renfermant un assez grand nombre de débris épitbéliaux pavimenteux, s'extrait par la ponction des kystes simples (hydropisie enkystée de l'ovaire) résultant de l'iiydropisie d'une ou de plusieurs vésicules de Graaf. Parfois ces kystes sont multiloculaires. Leur contenu séreux ou séro-purulent peut être grisâtre, opalin ; d'autres fois, il est coloré par de nombreux globules sanguins. Examiné au microscope, il présente de grandes cellules arrondies, pâles, à un ou plusieurs noyaux, parfois granulograisseuses, des granulations moléculaires, des leucocytes, enfin un grand nombre de concrétions sphériques ou ovoïdes, à contour net, foncé, réfractant peu la lumière ; ces concrétions, généralement granuleuses, s'écrasent facilement sur le doigt. Elles ont été désignées par Robin sous le nom de sympexious (voy. p. 3o4), et se rencontrent dans le liquide de presque tous les kystes ovariques.

Le liquide visqueux que l'on extrait de certains kystes (kystes végétants, kystes composés de Gruveilhier) est parfois incolore, d'autres fois coloré en

1 . Voy. poiii- l'analyse clumiiiiie : Mélui. .\rch. gén. de dil'i/.. iiov. 18(j9.

m l'IiODLMTS l'ATlIOl,. DES SURFACI'.S SÉUEUSES.

routi;(3 ou en Innin plus ou inoins Ibncé. Ce liquide dolL sa coloralion à la présence de globules rouges qui, par le repos, tombent, au fond du vase. Le liquide de tous ces kystes est très-riche en matières grasses existant sous forme de granulations isolées, ou sous forme de cristaux de cholestérine. Il contient, en outre, des cellules épithéliales régulières ou déformées en voie de dégénération granulo-graisseuse et des globules de pus granuleux, hyperlropliiés, creusés de vacuoles.

Dans les kystes ]irolifères anciens, aux éléments que nous venons d'indiquer s'ajoutent des granules sphéroïdaux, irréguliers d'hématosine réunie en amas, donnant à la masse une coloration brune.

Certains kystes composés renferment un liquide colloïde, grisâtre, très-tenace, difficile à évacuer par la ponction, présentant au microscope du mucus, des cellules épithéliales polygonales, prismatiques ou pavimenteuses, remplies de gouttelettes de graisse, creusées d'excavations ; quelques noyaux libres d'épithélium et un grand nombre de leucocytes (Robin).

Enfin, quant aux kystes hydatiques, leur contenu évacué par la ponction se reconnaît aisément par l'examen microscopique. Tandis que les premières portions du liquide évacué sont d'ordinaire trèslimpides et non albumineuses, le liquide légèrement blanchâtre, trouble, parfois laiteux, qui s'écoule le dernier, offre, quand on l'examine au microscope, un très-grand nombre d'échinocoques ou de crochets isolés, mêlés à des lamelles de cholestérine, des cristaux d'oxalate de chaux, etc. (Voy. p. 278.)

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