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un piionuiTs pathol. des surfaces séreuses.
que dans le cas précédent, mais contenant les mêmes éléments analoraiques. Le plus souvent toutefois, les globules de pus sont moins hypertropliiés, moins granuleux, plus abondants ; les cellules épitliéliales sont parfois gonflées, presque sphériques, infiltrées de molécules graisseuses. Ce liquide peut renfermer, des flocons pseudo-membraneux, gélatinilbrmes, constitués par de rares fdaments de fibrine, retenant des globules de pus, des granulations graisseuses, souvent des globales de sang. Ceux-ci ont presque toujours perdu leur forme discoïde, ils sont plus ou moins gonflés, presque sphériques, pâles, quelquefois muriformes ou crénelés en forme de roue de moulin. Parfois le sang existe en proportions assez abondantes pour donner au liquide une coloration rouge foncé ou même brun chocolat.
Le liquide des pleurésies purulentes est très-riche en leucocytes qui présentent toutes les variétés d'aspect, de dimensions et de structure ; les uns ne contiennent pas de noyau, d'autres en ont deux ou trois, presque tous sont infiltrés de graisse. Les fausses membranes que Ton extrait en pratiquant Topération de l'empyème présentent parfois un commencement d'organisation; elles sont riches en matières grasses, quelquefois on y trouve des cristaux de margarine ou d'acides gras.
L'examen microscopique du liquide extrait par la ponction du thorax peut être très-important dans le cas où. une erreur de diagnostic aurait fait pratiquer la ponction, alors qu'on avait affaire à un kyste hydatique' du foie ou du poumon. Dans ce dernier
1. Voy. Trousseau. Clinique méiUcale, 2= éilil., l. I. p. 607.
SÉROSITÉ PÉRITONÉALE.
cas, la présence de crochets d'échinocoques dans le liquide extrait rectilierait le diagnostic.
Disons enOn qu'il est excessivement rare de trouver dans la sérosité pleurale les infusoires, vibrions ou spores de champignons divers, que Ton rencontre si fréquemment dans les liquides de l'économie. Les vibrions ne se rencontrent que dans le liquide purulent qui s'écoule des iistules thoraciques à la suite de l'opération de l'empyème.
Les vibrioniens (vibrions, bactéries, bactéridies) se rencontrent, au contraire, assez fréquemment dans la sérosité péricarcUque que l'on observe sur le cadavre. Nous ne croyons pas que ce liquide, obtenu par la ponction du péricarde, ait jamais été étudié au microscope.
Quant à la sérosité périlonéale, elle renferme bccaucoup plus d'éléments anatomiques que le liquide de la plèvre. Aussi, dans les cas de péritonite, le liquide, d'ordinaire jaune serin, transparent, est-il parfois louche, opaque, sans qu'il y ait pour cela abondance (le leucocytes. En examinant ce liquide au microscope, on y trouve un grand nombre de cellules épithéliales pâles, minces, à noyau très-distinct et trèsvolumineux ; les unes gonflées par le liquide ambiant présentant un ou plusieurs noyaux ovalaires ; les autres irrégulières, froissées, pliées sur ellesmêmes ; toutes en voie de dégénération granulograisseuse, presque toutes creusées de vacuoles, ce qui arrive aux épithéliums plongés dans un liquide dont ils ne peuvent s'échapper. Outre ces cellules épithéliales, le liquide de la péritonite renferme
•iOi mtODUlTS PATHOL. DKS SURFACES SÉREUSES.
toujours un nombre de leucocytes assez considérable, parfois des globules sanguins assez abondants pour lui donner une coloration brunâtre, souvent un grand nombre de gouttelettes graisseuses (Lorain). Parfois même les gouttelettes graisseuses sont en proportions telles que le liquide de Vascile peut avoir une teinte laiteuse. Cette forme d'ascite que Bergeret a appelée ascite huileuse, a été observée dans des cas oîi Ton pouvait croire a la compression des branches originaires de la veine porte et du canal thoracique. Dans Tascite consécutive à une maladie générale, le liquide .se prend rapidement, par dédoublement de la matière fibrinogène, en un caillot cohérent, gélatiniforme, constitué par des filaments de fibrine blanche, très-tenace. Dans les cas de péritonite ou de métro-péritonile, on peut trouver une sérosité puriforme contenant un grand nombre de leucocytes, des granulations graisseuses et des flocons fibrineux adhérant, sous forme de fausses membranes, au péritoine enflammé.
La sérosité de l'hyclrocèle est caractérisée par la grande abondance de la cholestérine qui se présente sous forme de paillettes micacées, imbriquées les unes dans les autres, et des matières grasses qu'elle contient. On y rencontre aussi des lamelles épithéliales, des granulations pigmentaires, des leucocyles, des matières grasses, et souvent les éléments qui proviennent de la décomposition du sang (poussières brunâtres ou noirâtres formées d'hématosine, cristaux d'hématoïdine, globules ratatinés et déformés). Ces éléments sont quelquefois en nombre assez considérable pour donner au liquide Taspecl du bouil-
KVSTL'IS.
Ion épais nu même une coloration brun chocolat.
Le liquide de l'hydrocèle peut contenir des matières grasses iinement émulsionnées, en quantité assez abondante pour donner au liquide un aspect lactescent. Cette couleur laiteuse peut aussi tenir à l'existence de spermatozoïdes et, dans ces cas, si l'on vient à fdtrer le liquide, les spermatozoïdes restent sur le filtre, et le liquide frltré reste transparent. Il est donc indispensable d'examiner, au microscope, le liquide extrait d'une hydrocèle spermatique, celui-ci pouvant offrir une composition tout à fait analogue au produit éjaculé par les individus, dont les canaux déférents sont oblitérés (kyste ne communiquant pas avec les tubes épididymaires) ou bien, au contraire, renfermant un assez grand nombre de spermatozoïdes (hydrocèle spermatique).
B. — Kystes. Dans les hjstes synoviaux, ou dans le liquide extrait par la ponction dans les cas d'hydarthrose, on trouve, outre la fibrine, des cellules épilhéliales pâles, irrégulières, finement granulées, quelquefois creusées de vacuoles, un grand nombre de leucocytes granuleux, des gouttelettes graisseuses ^ de volume plus ou moins considérable, enfin, dans certains cas, des végétations fibro-cartilagineuses détachées du pourtour des cartilages articulaires et devenues libres (Robin). Dans les kystes anciens, ces éléments sont retenus par une gelée translucide, opaline, visqueuse, Lrès-tenace, ressemblant au mucus, mais différant de la mucosine.
En effet, au lieu de devenir striée, fibrillaire, sous l'influence de l'acide acétique, elle se gonfle, devient molle, transparente, légèrement jaunâtre. L'acide
m PliODLUTS l'ATHOL. DKS SUHFACKS SKKEUSES.
a'/oUqvio lu minnllil, iu;iis ne la •coayule pas. Ce ii'csL donc ni du niucus, ni do Talbuminc (Robin).
IjQi^ kjjsLes de,s houraes séreuses [hi/grorm) renl'ennenl un liquide séreux, ciLrin, conLcnanl quelques rares cellules paviuienleuses et pu'lbis dos i^'rains riziibrmes à concours irrét^uliers, sans struclure liislologique bien ncLle, provenant d'une accumulation de fibrine fVelpeau) ou d'un bourgeonnement de la paroi du kyste (Virchow).
Le liquide remplissant les articulations atteintes de rhumatisme articulaire a été examiné un grand nombre de fois : mais avant ces dernières années, on l'observait surtout au moment de la nécropsie. Aujourd'hui, grâce aux appareils aspirateurs, modifiés de diverses manières, pour peu qu'un liquide renfermé dans une articulation soit abondant, il peut être extrait sans causer de vives souffrances au malade et avec innocuité. C'est dans ces conditions que M. Laboulbène a pu examiner le liquide d'un genou chez un jeune homme atteint de rhumatisme blennorrhagique : « Le liquide, extrait de l'articulation, a été, dit-il, étudié immédiatement au microscope'; il contient de nombreux leucocytes, dont un grand nombre offrent des déformations amiboïdes (forme irrégulière et prolongements sur leur contour. Un coagulum fibrineux, d'apparence gélatineuse, s'est rapidement formé. Les portions coagulées sont constituées par des fibrilles de fibrine, très-nettes et d'un millième de millimètre d'épaisseur. »
Les kystes dermoïdes de la région sourcilière renferment des masses épithéliales mélangées à des
•1. Liiliniilhftnc. Xcad. de médecine, juillet 1S7-2.