‹ Manuel du microsope dans ses applications au diagnostic et à la clinique [electronic resource]Chapitre 17 sur 133 · L.^^y- "i""' necheiThes sur les maladies infcclicuscs · texte numérisé non relu

L.^^y- "i""' necheiThes sur les maladies infcclicuscs

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SANG PATIIOIJJGIUUI-:.

M. Ranvicr a mémo construit un myospectroscope, et doniit; toutes les indications nécessaires pour qu'un observateur puisse, à l'aide de quelques libres musculaires de grenouille, improviser un appareil suffisant pour l'analyse spectroscopi(|ue du sang. (Voy. L. Ranvier, Du spectre produit 'par les muscles striés. Arcli. de Physiol, 1871, page 77i.)

MÉLÂNÉMiE. — Aiijourd'liui que Forigine des globules rouges semble connue, qu'il paraît démontré que ces éléments proviennent de la transformation des globules blancs, il nous est facile de rattacher à leur histoire l'étude des deux formes principales de la mélanémie.

Dans la première forme, on trouve dans le sang des globules pigmentés que l'on doit considérer comme des globules rouges inachevés ou, en d'autres termes, comme des globules blancs n'ayant pu subir complètement leur métamorphose en éléments rouges. En effet, il résulte des observations du professeur Rouget que chez les animaux (grenouille;, lorsque les globules blancs se transforment en globules rouges, la matière colorante s'y dépose d'abord sous forme de granulations, qui ensuite se dissolvent dans le globule et le colorent uniformément (hématoglobuline). Ce premier stade de développement se'produit, sans doute, trop rapidement chez les animaux supérieurs et chez l'homme pour qu'on puisse le constater à l'état physiologique : mais, dans certains cas, le processus est entravé et le sang renferme de ces éléments arrêtés dans leur développement ; c'est ce qu'on trouve dans un grand nombre d'anciennes fièvres paludéennes, ce que Meckel a observé chez un aliéné. Yirchow dans la cachexie palustre, Brown-Séquard dans la maladie

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d'Addison, etc. En effet, les éléments pigmentés que l'on rencontre dans ces cas ont une grande analogie avec les globules blancs : ce sont des globules sphériques, parfois allongés, contenant des noyaux et un amas de granules colorés plus ou moins volumineux. On a considéré ces éléments comme caractéristiques des lièvres intermittentes graves. Kelsch, qui a étudié avec beaucoup de soin les altérations du sang dans les lièvres paludéennes, y a rencontré nonseulement des altérations qualitatives et quantitatives des éléments normaux, mais surtout ces amas pigmentaires. On les rencontre 22 fois sur 24 dans les orgajies profonds ou même dans le sang obtenu par la piqûre du doigt. Pour les rechercher il faut prendre une goutte de sang , la délayer dans une faible quantité de sérum artificiel, afin de bien isoler les globules rouges et d'éviter ainsi les amas qui^ masquent les globules mélanifères. Ceux-ci varient dans leur forme , leurs dimensions, l'abondance du pigment qu'ils renferment. Ils sont le plus souvent sphériques, mesurant 7 à 15 a, renfermant 3 à 6 granules arrondis de 1 [jl. Il est impossible d'ailleurs de signaler toutes les modifications qu'ils peuvent présenter. Mais ce que nous en avons dit suffit pour montrer l'importance de ces recherches au point de vue du diagnostic différentiel entre les accès pernicieux et certaines encéphalopathies.

La seconde forme de mélanémie n'est qu'une augmentation anormale des débris ou cadavres de globules rouges que nous avons indiqués comme peu al)ondants à l'état normal : ici, comme précédemment, ces corpuscules sont remarquables par leur

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rùsisLancc aux réaclifs. leurs dimensions exiguës, leur couleur foncée, etc. Ces granulations pigmenlaires sont tantôt arrondies, tantôt allongées, tantôt ramiliées, suivant qu'elles s'agglomèrent en amas de forme et de dimensions variables. Quelques-unes pâlissent par l'acide acétique et la potasse ; d'autres résistent à ces réactifs. Parfois ces corpuscules .sont mêlés à des cristaux d'hématoïdine. On les rencontre surtout dans les formes légères de la fièvre intermittente, dans les fièvres typhoïdes, dans la fièvre putride des opérés, pendant le cours des épidémies: c'est une altération qui permet, au point de vue clinique, de conclure à une prompte destruction des parties constitutives du sang. Dans les cas de mélanose généralisée, le sang renferme , en outre , un plus grand nombre de globules blancs , quelquesuns remplis de granulations noires , parfois des moules cylindriques brunâtres ou des granulations de même couleur.

Nous verrons, en étudiant les colorations anormales de la peau, que des particules noires métalliques ou charbonneuses peuvent se rencontrer dans les diverses crasses non parasitaires, ou même dans l'épaisseur de la couche épidermique. Ces colorations noires peuvent être dues à des modifications de la matière colorante des globules rouges du sang ou à des productions hétérotopiqvies du pigment, nommé mélanine ou mélaïne, qui se trouve normalement dans les cellules de la choroïde et dans la couche de Malpighi de la peau (scrotum, peau du nègre). Il importe donc d'insister, à propos de l'élude du sang, sur les pigments d'origine hémalique ^mélanose hématique). qui diffèrent complètement dos

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pigmenls proprement dits (mélanose mélaïnique). Toulefois, comme l'étude de ces pigments nécessite la connaissance des réactions que présente la matière colorante du sang et ses dérivés, nous renvoyons l'examen microscopique des différentes espèces de pigment à l'étude des produits de décomposition des globules (p. 86).

Globules blancs. — Les variations pathologiques des globules blancs consistent surtout en une augmentation mmérigue &e ces éléments ; ce que nous avons déjà dit de ia mélanémie par transformation incomplète des globules blancs en globules rouges aurait pu, à la rigueur, être décrit comme une altération, comme une évolution enrayée des éléments blancs du sang.

Nous avons vu que, dans certaines conditions physiologiques, le rapport des globules blancs aux globules rouges augmente d'une façon assez notable. Mais celte augmentation est bien plus considérable dans certains états pathologiques; dans presque toutes les maladies où la fibrine augmente dans Je sang, où se produit la couenne inflammatoire, on peut remarquer une augmentation semblabie des globules blancs ; telles sont les éruptions cutanées, les affections typhoïdes et. en général même toutes les irritations locales d'un organe riche en lymphatiques. Mais cette augmentation des globules blancs peut être portée assez loin pour constituer le principal phénomène morbide dans la maladie désignée sous le nom de leucocythémie : dans ce cas, l'examen du sang montre un nombre SI considérable de globules blancs que, même à »œil nu, ce liquide peut présenter un aspect

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