‹ Manuel du microsope dans ses applications au diagnostic et à la clinique [electronic resource]Chapitre 2 sur 133 · DU MICROSCOPE · texte numérisé non relu

DU MICROSCOPE

n\TRODUGTION PRATIQUE

Les recherches cFliistologie proprement dite demandent un apprentissage long et délicat. L'art de durcir les tissus, de faire des coupes, et de conserver les préparations, ne s'acquiert qiie grâce à une grande patience et une sérieuse application : il exige l'emploi d'un grand nombre de réactifs et de petits moyens, parfois insignifiants en apparence, mais dont la pratique fait ressortir la nécessité.

Il n'en est plus de môme lorsqu'il n'est question que des applicafÀons du microscope à la clinique : il s'agit ici moins de recherches scientifiques que de constatations pratiques. Le plus souvent, dès lors il suliit de dissocier les éléments soumis à l'examen de les comprimer légèrement et do les éclaircir par

MICnOSCOPE. 2'^ ÉDITION. .j

02 INTItODUCTION IMUTigUE.

quelques réactifs, pour arriver au but qu'on se propose. Toul le monde n'est pas appelé à dessiner el à peindre en artiste, mais chacun doit pouvoir compléter l'expression de sa pensée par un dessin clair et rapide, par une esquisse simple, mais précise. De même tout médecin ne peut se consacrer à des recherches fines et compliquées sur la structure des tissus, mais, dans l'état actuel de la science, loul praticien doit pouvoir discerner, avec le microscope, la nature d'un produit de sécrétion, d'une végétation, d'un parasite, d'une tumeur dont l'ablation a été opérée, ou dont quelques parcelles ont été retirées par une ponction exploratrice, et les altérations que subissent, dans les différentes maladies, les éléments figurés dont la présence caractérise tel ou tel liquide de l'économie.

Nous allons passer en revue les instruments el les réactifs indispensables pour arriver à ce but.

Microscopes. — Nous ne parlerons que tressuccinctement du choix d'un microscope, et nous n'insisterons que sur quelques appareils par ticuhers.

Le microscope dit petit modèle de Nachet (fig. 1) est très-suffisant pour toutes les recherches cliniques, pourvu qu'il soit muni des oculaires 1, 2. o et des objectifs 1, 3, 5. Nous recommandons aussi le microscope de C. Verick, modèle dit des mternes des hôpitaux, muni des objectifs 2, 6, /, et des oculaires 1 et 3. On obtient ainsi des grossissements qui varient entre 30 et 780 diamètres. Aujourd'hui que l'attention est fixée sur les infiniment petits (vibrions, bactériesi. remploi de iort> grossissements peut devenir indispensable. Dans les recliorchcs scientifiques de ce genre, les puis-

rNSTHUMENTATIOiV. — HEACTIFS.

sants objectifs à immersion sont nécessaires ; mais l^our mie simple constalalion pratique, les objectiis précédemment indiqués demeurent suffisants. —

l'iB- !■ — -Mici'oscopc polil iiiOlIijK' du .\ur|ii;t

Il serait certainement intéressant d'apprécier la valeur réelle des grossissements obtenus par la combinaison (],. foç; oculaires et de ces objcci ils; mais

INTRODUCTION l'IîATIQUK.

Ch. Robin' a monlro que la plupart des moyens employés pour évaluer ces grossissements sont entachés d'erreur, et la méthode qui peut conduire à une évaluation exacte est trop délicate pour que nous en fassions ici Tétude. Ajoutons que celle question est plus théorique que pratique. Autre chose est de calculer le grossissement donné par le

Fig. 2. — Mici'osco|io -j (liimoiisli'alioii poiialif (Nadict),

microscope, et le grossissemetit du dessin d"un objet microscopique, obtenu par la chambre claire: sur ce dernier point, Irès-imporlant et essentiellement pratique, nous donnerons bientôt les indications essentielles. Conlentons-nous, pour le momeni, de rappeler que, si Ton se sert du microscope petit modèle de Nachel, on obtieni avec robjeclif 1. combiné successivement aux oculaires 1, 2, 3, des gros-

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