‹ Manuel du microsope dans ses applications au diagnostic et à la clinique [electronic resource]Chapitre 3 sur 133 · r.h. Itiiliiii, Traité du mK'ro^CDjic, y. UC Paris. IS7I · texte numérisé non relu

r.h. Itiiliiii, Traité du mK'ro^CDjic, y. UC Paris. IS7I

sissements qui sont approximativement de 50, 80, 120 diamètres; avec l'objectif 3, combiné successivement aux oculaires 1, 2, 3, des grossissements de 2o0, 400, 300; avec Tobjectifb, combiné successiment aux oculaires 1, 2, 3, des grossissements de 300, 300, 600 diamètres. — Avec le microscope susindiqué de C. Verick, on obtient approximative-

Fig. 3. — Microscope de poche (modèle Nuchcl).

ment : avec l'objectif 2, combiné successivement aux oculaires 1 et 3, des grossissements de 60 et 120; avec l'objectif 6, des grossissements de 170 et 330; avec l'objectif 7, des grossissements de 2o0 et 480.

Parmi les formes de microscope adaptées à un but plus spécial et qu'il est bon de connaître pour iixer son choix à un moment donné, nous signalerons seulement le microscope à démonslraliou vorlaMf

G INTliOUCCTlON IMlATlQL'K.

de NucUeL : la ligure 2 suiïii- pour l'aire comprendi'e les avantages de cet insLrumenl, que Ton peut passer de main en main dans un audiLoire nombreux, el dont on s'est servi avec succès pour des démonstrations publiques, dans des leçons cliniques. — Plus intéressant encore est le microscope de poche (fig. 3 et 4), qui peut devenir indispensable dans certaines circonstances spéciales, mais rares : le temps est venu où tout médecin a senti la nécessité de se munir pour ses visites d\in pelil thermomè-

tre de poche ; mais on ne peut encore penser à lui imposer l'obligation de se charger d'un microscope, quelque simple qu'en soit la disposition. îs'ous signalerons cependant encore le microscope de voyage de C. Verick. Cet instrument, suffisant pour toutes les reclierclies du genre de celles que nous auron.-^ à indiquer ici, peut se replier de façon à être renfermé dans un étui en gaîneric long de Û"\2U, large de 0"\10. épais de O'",no.

Usage du microscope. - L'habitude seule peui rendre facile et précis l'usage du microscope, et sur ce point les petits insuccès que l'on éprouve d al)nrd en se livrant ii cette élude sont plus mslruc-

INSTRUxMEiNTAÏlON. — RÉACTIFS. 7

lifs, si Ton cherche avec patience à surmonter les premières difficultés, que toutes les instructions pratiques que nous pourrions donner ici. Il faut donc s'exercer à examiner un grand nombre de produits normaux et de substances que Ton trouve facilement : par exemple, les grains de fécule, les corpuscules cpii nagent dans le liquide salivaire, une goutte du sang humain ou du sang des divers animaux qui nous entourent. On parvient ainsi rapidement à prendre l'habitude de mettre la préparation au point, à ne plus confondre des poussières atmosphériques ou des bulles d'air avec les éléments que l'on veut rechercher, et enfin à éviter ces mouvements brusques qui, par des chocs violents entre l'objectif et la préparation, détruisent cette dernière et mettent bientôt l'instrument hors de service.

Quant à l'éclairage, les micrographes de profession ont dès longtemps indiqué les conditions qui doivent présider à la disposition et à l'orientation d'une table et d'un cabinet de travail : il ne peut être ici question de ces installations parfaites. Le plus souvent on est réduit, laute de lumière naturelle, à employer celle d'une lampe. Contentonsnous de rassurer ceux qui n'auraient pas confiance dans la fidélité et l'intensité de cette lumière : avec une lampe ordinaire, on peut parfaitement se livrer a toutes les études du genre de celles qui nous occupent ; il suffit même d'une simple bougie, placée a 0'",60 en avant du microscope et à 0">,2S au-dessus du niveau de la table, pour obtenir un éclairage suffisant, pourvu que l'on parvienne, par le jeu du miroir rénecteur, à projeter parfaitement

INTRODUCTION PHATIQUE.

l'image de la flamme sur la préparalion qu'elle éclaire d'une lumière transmise, parfois même trop vive. — Il faut cependant se souvenir que cette lumière artificielle est jaune : par suite, les objets colorés que l'on examine dans ces conditions ne présentent pas toujours exactement la nuance classique qui leur est attribuée ; il en est ainsi pour les globules du sang, pour les cristaux d'iiémaline ei d'hématoïdine ; mais, en général, la différence est peu sensible, et il est facile de tenir compte des conditions spéciales dans lesquelles se fait l'examen.

Chambre clairb. — De tous les appareils accessoires qui doivent accompagner un microscope, le plus important est la chambre claire , indispensable pour prendre un croquis exact de^ objets microscopiques, indispensable dans l'un des procédés de mensuration que nous doimerons. La figure a montre la disposition de cet appareil et la manière dont on le dispose sur l'oculaire du microscope. Quant à sa théorie, on la trouvera expliquée dans tous les ouvrages de physique. (Voy. Grébant, p. ti79.) Il nous suffira donc d'indiquer ici que cet instrument se compose d'un prisme à peu près rhomboïdal, disposé de telle façon que l'œil de l'observateur, regardant dans le microscope, aperçoit en même temps et l'objet mis précédemment au point et ce qui se trouve placé sur la table à côté du

5, — Clianibi'O claire du Nachcl.

microscope, par exemple une feuille de papier et la pointe d'un crayon que l'on promène sur ce papier, Ces deux images, provenant de sources différentes,' se confondent dans l'œil de l'observateur, de sorte que^ l'objet vu au microscope se projette sur le papier en question, et qu'avec un crayon on en peut suivre et fixer les contours. C'est ainsi que l'on prend le dessin d'un objet microscopique ; c'est ainsi que nous procéderons également pour mesurer indirectement cet objet. Dans tous ces cas, on a l'habitude de placer la feuille de papier non sur la table, à côté du pied du microscope, mais sur un plan plus élevé. On dispose, par exemple, deux ou trois livres de diverses épEiisseurs au-dessous d'elle, de telle sorte qu'elle se trouve précisément faire suite au plan de la platine du microscope et, par suite, être au même niveau que la préparation examinée. Dans tous les cas où nous indiquerons l'usage de la chambre claire, nous supposerons une fois pour toutes cette disposition réalisée.

MeNSUR.^TION des OB.TETS MICROSCOPIQUES —

Rien n'est plus important que de mesurer les objets soumis a l'examen microscopique ; car leurs dimensions peuvent souvent servir de caractères spécifiques, et les modifications de taille que les éléments normaux éprouvent dans certains états pathologiques doivent être rigoureusement constatées : il nous suffira, pour en donner un exemple, de citer la mcrocythémie ou diminution de volume des ^.lobules rouges du sang, diminution que nous aurons a étudier dans certaines maladies générales

^ appareil essentiel de toute mensuration microscopique est MnmicTomèlre objectif: on nomme ainsi

10 INTHODUCTION l'IUTIQUli.

une plaque de verre sur laquelle se trouve gravé un millimèlre divisé en 100 parties égales; ce pelil dessin est à peine visible à l'œil nu, mais en Fexaminanl au microscope, avec divers grossissements, on aperçoit facilement chacune des divisions, chacun des centièmes de millimètre qui le forment : ce millimètre étant alors l'objet examiné, on lui a donné le nom de micromètre objectif. La plus simple manière de mesm-er un objet avec cet instrument consisterait à placer cet objet (par exemple des globules de sang) sur le micromètre objectif, à faire, en un mot, la préparation avec ce micromètre comme lame porte-objet : en examinant le tout au microscope, on verrait, par exemple, qu'un globiûe du sang d'un oiseau, placé selon son plus long diamètre, occupe à peu près une division et demie du millimètre divisé en 100 parties : on en conclurait donc que ce grand diamètre = ^ + la moitié de ^ de millimèU'e, c'est-à-dire = 13 à 16 millièmes d>' millimèlre. C'est, en effet, le millième de milliïaèlre que l'on a l'habitude de prendre pour unité dans les mesures micrométriques, et l'on tend généralement à le désigner par la lettre u.: nous dirions donc que le grand'diamètre des globules du sang d'un oiseau est de 13 à 16 \}..

Mais il est facile de comprendre les mconvénienl< de cette manière de procéder; en faisant ainsi des préparations directement sur le micromètre objectif, on ne tarderait pas à le salir, à en effacer les fines divisions et à le mettre hors d'usage : de plus, poiumesurer comparativement des éléments différents, il serait bon d'avoir plusieurs micromètres objeclils : enliii. si l'objet ini(M'Oscni)ique n"est pas bien

placé pour correspondre aux divisions micrométriques, il est difficile, il est même impossible, par exemple pour un globule du sang, d'aller directement rectifier sa position. On a donc imaginé des méthodes indirectes de mensuration, méthodes basées sur l'usage du micromètre objectif, et qui cependant n'exposent pas à mettre cet instrument hors d'usage. De plus, ces méthodes sont telles qu'après une première série d'expériences destinées à donner ime fois pour toutes l'image des divisions du micromètre objectif, on peut désormais laisser celui-ci de côté. On peut, en un mot, emprunter pour quelques heures un micromètre objectif, s'en servir comme étalon et ne plus y recourir désormais. Cette considération n'est pas tout à fait sans intérêt, vu le prix élevé du micromètre objectif. L'exposé rapide de deux méthodes de ce genre fera facilement comprendre notre pensée, et mettra au courant de la manière de procéder :

1° La première méthode est basée sur l'usage de la chambre claire : on met le micromètre objectif au point, on coiffe l'oculaire avec la chambre claire, et sur un papier disposé comme nous l'avons dit précédemment, on dessine les divisions du micromètre: si maintenant on remplace le micromètre objectif par une préparation de sang d'oiseau par exemple, on voit des globules sanguins superposer leur image a celle des traits précédemment dessinés du micromètre, et puisque la préparation occupe exactement la place qu'occupait le micromètre, on peut mesurer les dimensions des globules par le nombre de divisions que leur image occupe sur le dessin métrique où elle se trouve projetée. On a, de plus,

INTUODUCTIOX l'HATigUK,

l'avanLage de pouvoir déplacer ce dessin dans le plan horizontal, de manière à faire bien correspondre une des divisions avec l'une des extrémités du globule sanguin que Ton veut mesurer.

Il sera facile de se construire ainsi une fois pour toutes un tableau ou une série de tableaux représentant les divisions du micromètre avec les différentes combinaisons de grossissements que peut donner le microscope : il suffira alors, étant donn(' une préparation d'éléments anatomiques dont on veut déterminer les dimensions, de coiffer le microscope de la chambre claire et de faire tomber l'image des éléments sur le dessin micrométrique correspondant aux grossissements employés.

Prenons un exemple simple : j'examine le micromètre objectif avec l'oculaire 1 ét l'objectif 3 : j'applique la chambre claire, etc., et j'obtiens le dessin n" 1 (fig. 6); par une opération semblable, aver l'oculaire 1 et l'objectif S, j'obtiens le dessin n» 2 (fig. 6) ; on devra faire des dessins semblables pour chaque combinaison d'objectif et d'oculaire, mai< ces deux exemples nous suffisent. — Supposon? que nous ayons une préparation de sang d'oiseau examinée avec l'oculaire 1 et l'objectif 3 : nous plaçons la chambre claire, et, au lieu de faire tomboil'image des globales sanguins sur im papier blanc ordinaire, nous la faisons coïncider avec le dessin n»! (fig. 6) ou avec un décalque de ce dessin-étalon: nous obtenons alors l'image des globules, placée sur l'échelle microraétricpie, connue nous le représentons figure 7, IV' 1, et nous voyons que le grand diamètre de ces globules occupi' lui peu plus de 1 division tUi dessin du micromètre : puisque

INSTTiUMLNTATlON. — REACTIFS. 18

chacune de ces divisions = de millimètre, nous dirons que le grand diamètre des globules rouges d'un oiseau est de de millimètre -|- la moitié de de millimètre, c'est-à-dire de lo à 16 millièmes

^" 2. F,g. 6. No 1.

de millimètre (lo à 16 — Si, au contraire, il s'agit de sang humain, on l'examine avec l'oculaire 1 et l'objectif 0 ; on place alors la chambre claire et on

No 2,

Fig.

No d.

fait les mêmes -opérations que précédemment, mais avec le dessin micrométrique n" 2 (fig. 6) ou avec un décalque de ce dessin : le résultat obtenu est représenté figure 7, n^ 2. (3n voit que le diamètre a un globule rouge du sang humain occupe un peu

14 INTHODUCTION PIUTIQUE.

plus do la moilié de de inillimèlre, en d'autres termes qu'il est de (3 à 7 millièmes de millimètre (6 à 7 (i.).

2° Dans la deuxième méthode, au lieu de chambre claire et de dessin du micromètre objectif, on se sert d'un micromètre oculaire. Le micromètre oculaire se compose d'une plaque de verre, sur laquelle sont gravés un ou plusieurs millimètres divisés en 10 parties égales, ou bien même des divisions éciuidistantes d'une grandeur quelconque ; cette plaque est enchâssée dans le tube de l'oculaire, entre la lentille supérieure (ou lentille oculaire proprement dite) et la lentille inférieure (ou lentille de champ;. Quand on regarde à travers cet oculaire, on voit très-nettement les divisions du millimètre, parce qu'elles sont grossies par la lentille Sans chercher à apprécier ce grossissement, il faut dès lors déterminer le nombre de divisions du micromètre objectif qui correspondent à une division du micromètre oculaire lorsqu'on se sert successivement de.s divers objectifs.

Voici la manière classique de procéder dans ce cas.

Le micromètre oculaire étant en place, un objec-

1. Pour que les divisions de co micromètre soient aperçues nettement, il est nécessaire qu'il soit exactement au point de la lentille oculaire, et comme co point varie suivant les observateurs, il faut pouvoir faire varier la posilion relative de la lentille et de la lame de glace portant les divisions. Dans les oculaires qui contiennent ces micromètres, la lentillo Bupcrieure est montée sur une douille qui peut en effet se visser ou se dévisser do manière à la rapprocher ou A l'éloigner de la lame do glace jusqu'à co qu'on aperçoive bien nettement les divisions. On la fixe alors au moyen d'un collier dans cotio position. (L. Uanvier. Traité Icchniquc d'histologie, U' fascicule. Paris IS76, p. 32.)

RÉACTIFS

tif quelconque étant vissé au microscope, on observe l'objet dont on veut déterminer les dimensions. Les divisions du micromètre oculaire, amplifiées par la lentille oculaire, se trouvent i^eportées par Tobservateur sur l'objet, examiné, et cet objet correspond alors à un certain nombre de divisions de ce micromètre. Supposons, par exemple, qu'il corresponde à deux divisions. On remplace alors la préparation par le micromètre objectif, et les divisions du micromètre oculaire viennent se superposer à celles du micromètre objectif. On voit à combien de divisions du micromètre oculaire correspond une division du micromètre objectif. Supposons qu'une division du micromètre objectif (c'est-à-dire de millimètre) corresponde à deux divisions du micromètre oculaire. Nous en conclurons que l'objet examiné avait précisément 1 centième de millimètre de diamètre.

Mais on peut se dispenser de l'emploi successif des deux micromètres, et, après avoir fait une série d'épreuves typiques avec les deux appareils, se contenter de l'usage du micromètre oculaire. Précédemment (p. 12), nous ne conservions du micromètre objectif que des dessins pris à la chambre claire : nous pouvons remplacer ces dessins par des valeurs nimiériques notées une fois pour toutes. L'étude d'un exemple pratique fera mieux comprendre notre pensée. Voici donc comment on procède.

C'est toujours le micromètre objectif qui sert de point de départ. On examine, par exemple, ce micromètre objectif avec le microscope pourvu de l'objectif n» S et de l'oculaire micrométrique. Le microscope étant mis au point, on aperçoit à la fois

16 IMiiODUCTiON PHATIQL'K.

et les divisions du micromèlre oculaire et celles du micromètre objectif : ou remarque qu'il faut trois divisions du micromètre oculaire pour couvrir une division du micromètre objectif, telle /qu'elle est vue avec l'objectif n" 5 ; donc, une division du mia^omètre oculaire équivaut à \ d'une division du micromètre objectif; elle équivaut donc à ^ de millimètre. On note une fois pour toutes ce chiffre comme correspondant à l'oculaire n» Ij. — De même on examine le micromèlre objectif avec l'objectif n" 3, et l'oculaire micrométrique; les choses étant disposées comme précédemment, on voit qu'il faut, par exemple, deux divisions du micromèlre oculaire pour couvrir une division du micromèlre objectif ; donc, dans ce cas, une division du micromètre oculaire vaut ^ de millimètre. On se fait ainsi un tableau de la valeur des divisions du micromètre oculaire avec chaque objectif. Les deux exemples choisis nous suffisent pour faire comprendre la méthode.

Si nous venons, par exemple, d'examiner des globules du sang d'oiseau avec l'objectif n" 3 et un oculaire quelconque, nous remplaçons, pour procéder à une mensuration, cet oculaire par le micromètre oculaire : nous voyons ainsi les globules du sang et les divisions du micromèlre. Après avoir constaté qu'un globule du sang d'oiseau, par son plus grand diamètre, couvre trois divisions du micromètre oculaire, nous regardons sur le tableau construit précédemment, et nous voyons qu'avec l'objectif no 3 une division du micromèlre oculaire vaut ~ de millimètre. Nous en concluons que le grand diamètre des globules d'oiseau est de ^ X 3

OU de 4s?- o*-"- millièmes de millimètre

De même pour les globules du sang de l'homme : comme ils sont plus petits, supposons qu'on vient de les étudier avec robjectif n^ 5; pour les mesurer, on remplace l'oculaire ordinaire par le micromètre oculaire, et l'on voit que la largeur d'un globule du sang répond à deux divisions du micromètre oculaire ; mais le tableau précédemment construit nous indique qu'avec l'objectif S, chaque division du micromètre oculaire répond à de millimètre ; le !?lobule sang'uin de l'homme a donc une largeur de 3I0 de millimètre, ce qui, réduit en décimales, nous donne 0,006 ou 6 [jl '.

Après la chambre claire et les micromètres, les divers appareils qui peuvent être annexés au microscope ne sont pas d'un usage assez fréquent pour que nous en donnions ici la description. Nous renvoyons aux traités spéciaux pour ce qui est de l'emploi de Vappareil de polarisation, dont l'application pratique pourrait devenir utile quand il sera question d'étudier, par les différences de réfraction qu'elles présentent, les enveloppes des cellules animales ou végétales. Quant aux spectroscopes, si né-

1. L'ulilité (les procédés abrèges de niicrométne est aujourd'hui universellement reconnue. Nous ne pouvons indiquer ici tous les procédés qui ont été proposés; mais nous siRnalorons au lecteur un travail intéressant sur ce sujet. Voy. Malassez, Nouveau procédé de micrométrie {A,ehw. de physioL, 1874, et Travaux du laborat. du Colléqe de l-rance, t. [, p. 23). Le procédé de M. Malassez, très-analogue à ceux que nous venons d'analyser avec détail, est basé sur les variations de valeur cl une division du micromètre oculaire quand on éloigne ou i-apprPClle roculairo do robjectif, °

1« INTRODUCTION PKATJQUE.

cessaires pour l'étude spectroscopique du sang et de sa matière colorante, nous en étudierons l'usage dans le chapitre consacré au sang. (Voy. p. 28 et suiv.)

Nous n'avons rien de particulier à dire ici sur les instruments nécessaires au genre d'explorations extemporanées que comportent les recherches cliniques : les instruments tranchants, les stylets, les pinces, les spatules, contenus dans une trousse, doivent suffire à cet effet, ou du moins seront toujours utiles pour obtenir les produits (raclures épidermiques ou muqueuses, liquides divers), qui doivent être l'objet de l'examen ; il sera bon d'y joindre une petite pipeile qui permet de recueillir isolément certaines parties d'un liquide, et, par exemple, d'aller chercher au fond d'un vase les dépôts urinaires qui s'y sont réunis.

Nous n'avons aussi qu'à rappeler la nécessité des plaques porte-objet et des plaques couvre-objet. . indispensables pour toute préparation : ces dernières devront être choisies parmi les plus minces : il est bon cependant d'en posséder quelques-unes relativement épaisses, dont la résistance permet d'écraser certaines préparations et d'en dissocier ainsi les éléments. — Enfin, pour effectuer certaines dissociations plus délicates, il faut être pourvu d'aiguilles pointues à manche de bois, ou d'aiguilles à cataracte, et de quelques pinceaux, qui sont fort utiles pour laver les préparai ions , pour les étaler et pour éliminer certains éléments.

Liquides et réactifs. — L'étude des liqiiides et des réactifs nécessaires aux recherches microscopiques est beaucoup plus importante et demande quelques détails précis. Ces liquides peuvent être

— RÉACTIFS

employés dans plusieurs buts différents: l^pour diluer et maintenir à l'état liquide certaines préparations, sans en altérer les éléments ; c'est ce Cfu'on obtient au moyen des liquides dits liqindes neutres ; — 2° pour colorer soit l'ensemble d'une préparation trop claire, soit certains éléments que l'on veut rendre spécialement plus visibles ; on se sert alors des réactifs colorants; — 3» pour isoler certains éléments en détruisant ou en faisant disparaître momentanément les autres ; c'est ce que nous appellerons les réactifs isolants: — 4° enfin, différents liquides agissent sur les éléments Mstologiques de manière à y amener des modifications plus ou moins caractéristiques et qui peuvent parfois servir à différencier des éléments que leur forme et leur aspect naturels auraient laissé confondre. Ce sont là les réactifs proprement dits.

Les LIQUIDES NEUTRES OU SIMPLES VEHICULES

sont beaucoup plus importants qu'on ne pourrait le croire au premier abord ; souvent un liquide, une goutte de sang ou de sperme, par exemple, contient trop d'éléments pour qu'on puisse les examiner nettement, car ils se recouvrent et se voilent les uns les autres; ou bien, si l'examen dure quelque temps, surtout en été, le liquide qui accompagne naturellement ces éléments (sérum du sang) s'évapore assez rapidement vers les bords de la préparation pour que ces éléments se déforment en se desséchant. Il peut en résulter des erreurs graves : ainsi les globules sanguins, dans ces circonstances, se ratatinent, se rident et présentent de petites bosses périphériques qui peuvent être prises pour un état pathologique, en même temps qu'une de ces

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