ÉPIDERME
riches en vaisseaux et en nerfs, plus ou moins nombreux et diversement disposés selon les régions. La limite de cette couche paplllaire et do l'épidorme est souvent marquée par une couche amorphe, hyaliuo, qu'il est iniposisiblo d'isoler complètement.
Épideriiie. — L'épiderme se compose essentiellement de cellules formant des coL-ohes superposées ; la forme, la struc-
Fig. 26, — Section verticale Je la peau. — a, a, Papilles du tlermo (), coiiclio la plus profonde du corps muqueux; c, couche supCriour du corps niuquoux; tl, couche cornée. Gross., 230. (Kcelliker.)
turc de ces cellules est dilTéronte en allant de la profondeur à la superficie : les cellules les plus profondes, appliquées sur le liséré amorphe du derme, constituent une couche distincte; ce soirt des cellules allongées, analogues aux éléments des épilhéliums cylindriques , placées perpendiculairement à la surface du derme (fig. 26.) Ces cellules sont pleines d'un protoplasma transparent, légèrement granuleux et reafermant
ANATOMIE DE LA l'EAU.
un noyau; lour membrane d'enveloppe esl très-fine, et dans les cellules les plus jeunes, les plus petites, elle est trèsdifficile à démontrer ; peut-ôlre ces jeunes éléments ne sontils que des masses de protoplasma, des globules en un mot, autour desquels ne se forme qu'ultérieurement une couche corticale. Cet aspect est si caractéristique, que plusieurs histologistes (Henle, Ch. Robin) considèrent cette couche comme formée simplement d'une substance fondamentale avec des noyaux : cette substance fondamentale se segmentant en petits départements au centre de chacun des-
quels se trouve un noyau, donnerait lieu à la production des "lobules et des cellules distinctes. Le noyau est sphérique ou ovalaire, et présente souvent l'aspect d'une vésicule transparente, munie d'un nucléole central.
Au-dessus de cette couche de cellules cyhndriques, le diamètre longitudinal des cellules diminue, ces éléments s'aplatissent horizontalement et se transforment en vésicules polyédriques à diamètres à peu près égaux dans tous les sens Ces cellules ont une paroi plus distincte que les cellules précédentes, paroi ondulée et comme épineuse, d'où résultent des surfaces dentelées qui s'engrènent miparfaitenient avec les surfaces correspondantes des éléments voisins (fig. 2/); cet asjject crénelé est surtout prononcé sur les cellules epi-