‹ Manuel du microsope dans ses applications au diagnostic et à la clinique [electronic resource]Chapitre 44 sur 133 · I. Voy. Robin, i. cil., p. 701 et suiv · texte numérisé non relu

I. Voy. Robin, i. cil., p. 701 et suiv

13(5 l'IIYSlOLOOlK DE I.A l'KAlJ.

IcLises arrondies ou ovalaircs, et remplies de gouUe- IcUes graisseuses de volume plus ou moins considérable. Ces vésicules apparaissent en grand nombre quand on vient à ajouter de l'eau et un alcali à la matière sébacée. Elles seraient constituées, d'après

Fi» 3/,. — CoUiiloB sébacées des utvirules glamliilaii-es et de ,a matière sébacée. - Gross., 330. - a. Petite cellule à noyau, en<ûi-e pauvre en graisse, et se rapprochant des cellules épilheliales ; 6. cellules riches en graisse, sans noyau apparent; c, cellule dont a graisse commence à devenir confluentc ; rf, cellule avec une seule goutte do graisse; e, f, cellules dont la graisse a disparu en partie, (Kœllikor.)

Robin, par les cellules qui renferment la matière sébacée et qui tapissent les follicules pileux (fig. 34 \ Le cerxmen, reconnaissable surtout à sa couleur plus ou moins foncée, à sa saveur très-amère et à sa viscosité, est formé par une matière analogue a la matière sébacée, mélangée à la sueur de la peau du conduit auditif externe. Il contient des gouttes de graisse, des cellules épilhéliales analogues a celles que nous venons de décrire, des portions de gaines épitbéliales provenant des follicules des poils du duvet, enfm quelques touffes de poils enroules

ENDUITS CUTANES,

sur eux-mêmes. Les cellules épithéliales mesurent 20 à 40 [Ji. Elles sont remplies par de fines gouttelettes de graisse libre.

Enduits ciUanés. — Mélangé à une grande

I quantité de cellules épidermiques molles, comme macérées, très-irrégulières, minces, plissées, ne prenant pas l'aspect vésiculeux des cellules qui renferment la matière sébacée, ne renfermant pas de

i gouttelettes graisseuses, le sébum constitue des amas d'aspect suifeux qui portent le nom de smegma. (Jn les rencontre dans la rainure balano-prépuciale, autour des petites lèvres, etc. Examiné au micros

' cope, ce produit présente, outre les cellules épidermiques déjà mentionnées : 1° de fines granulations

1 moléculaires; 2" des cellules prenant, sous l'in-

I fluence d'addition d'eau et de potasse, la forme globuleuse; 3° des cristaux d'acide gras (analogues à ceux de l'acide stéarique). On n'y rencontre pas d'ordinaire de cristaux de cholestérine, ce qui tient sans doute à la petite quantité du produit recueilli. Mais la cholestérine se retrouve dans toutes les accumulations pathologiques du sébum; elle existe même en proportions assez notables dans presque tous les produits excrémentitiels (bile, liquide de l'hydrocèlc, mamelles, kystes de l'ovaire, etc.). Son aspect est caractéristique. On la rencontre sous forme d'écaillés blanches, rhomboïdales, rappelant assez bien dans leur entassement désordonné les petites plaques de verre dont les histologistes se servent pour leurs préparations (fig. 35).

Le réactif iodo-sulfurique donne aux lamelles de cholestérine une couleur rose tendre ou bleu foncé. Vencluit fœtal, que l'on obtient aisément en ra-

PHYSIOLOGIE Dlî LA PKAII.

clant la peau d'an enfant nouveau-né, présente un grand nombre de granulations graisseuses, larges de 1 à 4 [i. et des cellules épitliéliales polyédriques à angles mousses, transparentes, incolores, à peine granuleuses, manquant de noyaux. Ces cellules sont

celles qui tapissent les | follicules sébacés. '

Pour examiner ces diffférents enduits, il suffit de les étaler sous le porteobjet du microscope, en y ajoutant une goutte d'eau ou mieux une gouttelette de glycérine.

Les caractères que présentent répiderme fœtal et j Fig. 35. — Choiestérine cris- le smegma cutané du fœtus taiiisée en tables rhomboé- permettent de reconnaître,

driques. Gross., 200. (Leh- ^^^^^.^^ médico-

mann.)

légaux, les taches formées sur un drap ou une paillasse. Nous empruntons à Ch. Robin le résultat d'un semblable examen :

Ayant saisi, avec des pinces, de petits lambeaux des pellicules qui adhéraient à la toile de la paillasse, nous les avons

aissés tremper pendant quelques heures dans des verres de montre contenant de l'eau. Ils y sont devenus plus mous, plus transparents, faciles à dilacérer.

Portés sous le microscope, entre deux lames de verre, et examinés à un grossissement de 500 diamètres, tous se sont \ montrés composés de cellules épithéliales pavimenteuses, { semblables à celles de l'épiderme superficiel du corps des \

œtus à terme. Toutes ces cellules étaient imbriquées régulièrement; çà et là, on voyait des orifices glandulaires ou des

SUEUR. l'^''

follicules pileux, recoiinaissables par l'imbrication concentrique Il des cellules épithéliales et par les lignes qui les circonscrivent. Nous y avons môme vu un petit nombre de poils de duvet qu'on trouve sur le corps des fœtus et parfaitement reoonnais- I sables à leur forme et à leur structure propre. Les cellules I épithéliales étaient minces, aplaties, polygonales, à cinq ou six pans, larges en moyenne de quatre à cinq centièmes de millimètre.

Leurs bords étaient minces, réguliers.. La plupart étaient peu granuleuses ou, du moins, ne renfermaient que des granulations moléculaires fines, grisâtres. Quelques-unes pourtant étaient plus foncées, par suite de la- présence d'un plus grand nombre de granulations et du plus grand volume de celles-ci. Aucune ne contenait de noyau. L'acide acétique et la glycérine rendaient ces cellules plus pâles, plus transparentes, sans cependant les dissoudre et, en même temps, permettaient de les dissocier plus facilement. Nous avons en outre rencontré à la surface des lambeaux d'épiderme des granulations microscopiques de forme et d'aspect divers que leurs caractères extérieurs et leurs réactions chimiques nous ont fait reconnaître pour des grains de poussière... Dans l'examen des aches mêmes qui entourent les pellicules épidermiques que nous venons de décrire, nous rencontrons quelques cellules ; épithéliales un peu plus petites que celles de l'épiderme pro- I prement dit et se rapprochant beaucoup des caractères offerts par celles du smegma cutané '.

La sueiir qui, déversée à la surface de la peau, se mélange aux produits de la desquamation épidermique, ne renferme que de rares éléments figurés sous forme de granulations plus ou moins

\ volumineuses foncées ou jaunâtres. La sueur renferme, en outre, un assez grand nombre de bacté-

i ries variables seulement suivant les individus et

1. cil. Ilnhiii, Manuel de médecine léfjale ilo Briand et Cliaïulè XI. S.

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