‹ Manuel du microsope dans ses applications au diagnostic et à la clinique [electronic resource]Chapitre 46 sur 133 · LUPUS · texte numérisé non relu

LUPUS

L'hypertrophie des glandes sébacées el Thypersécrétion de leur produit peuvent donner naissance à diverses affections désignées sous les noms d'acné hypertrophique, lupins acnéique, etc. Dans le lupus, les glandes sébacées et les follicules pileux distendus

Fig. 37. — Élémenls microscopiques du contenu d'une loupe. — a a, Cellules épidermiques avec gouttelettes graisseuses; b, b. cellules à noyaux eft'acés ; c, C, granulations graisseuses isolées; d, clioleslénne. (FoUin.)

par leur produit de sécrétion peuvent former à la surface de la peau de petites tumeurs blanchâtres, de la grosseur d'un grain de millet, faciles à enlever en les énucléant à l'aide d'une épingle. Ces petits grains blanchâtres existent à la face autour des follicules des poils du duvet. Examinés au microscope, ils présentent un assez grand nombre de granulations graisseuses mélangées à des cellules éphithéliales pavimenteuses déformées, recroquevillées sur elles-mêmes. Les poils que Ton extrait en même temps que ces amas de sébum présentent Miciiosr.oi'E. 2'= ÉiirnoN. 9

m PATHOLOGIE DE LA PEAU.

des altérations variables; quelquefois ils sont comme noueux, montrant de distance en distance une accumulation de lamelles imbriquées ; d'autres Ibis il sont à peu près complètement détruits.

Enfin, dans le moUuscum contagiosum (acné varioliforme de Bazin), qu'il faut distinguer du moUuscum vrai, considéré comme un fibrome, la tumeur, dont le volume varie entre celui d'un grain de millet et celui d'un gros pois, renferme un contenu tantôt pâteux, quelquefois même crayeux, tantôt liquide et lactescent. Ce produit est formé par l'accumulation de cellules vésiculeuses, pressées les unes contre les autres, infiltrées d'une matière colloïde qui se colore par l'acide picrique et ne présente en rien les caractères des substances grasses.

L'examen histologique de la Lumeuv extraite à l'aide de ciseaux courbes, durcie, puis étudiée sur des coupes, montre que l'épithélium cylindrique des culs-de-sac glandulaires a subi une transformation remarquable. 11 est devenu vésiculeux; dans son protoplasma s'est formé un glube réfringent qui, devenu bientôt de plus en plus volumineux, a refoulé le noyau et donné au centre du comédon une forme particulière a la cellule Celle-ci a pris l'aspect d'un anneau dont le noyau serait le chaton. L'aire de l'anneau est remplie par un globe réfringent qui se colore en jaune intense par l'acide picrique. (^ oyez C. Misset, Thèse, Paris, 1872, p. 83.)

L'inflammation des glandes sébacées donne naissance à des pustules A'acné qui laissent échappeiun petit bourbillon, mélange de matière sébacée et de pus. Le sébum se montre sous forme de fines granulations jaunâtres an milieu desquelles se rencontrent des globules de pus.

CÉRUMEN.

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Les altérations du cérumen sont encore très-peu connues. L'accumulation de ce produit coïncide généralement avec l'abondance de la sécrétion sé-

1 bacée; parfois elle existe alors que Ton observe certaines inflammations du conduit auditif externe, des trompes ou de l'oreille moyenne. D'autres fois, enfin, la malpropreté seule rend compte de l'accumulation de ce produit. Le cérumen peut manquer ou diminuer d'abondance dans le cas où il existe une lésion plus profonde. Nous devons ajouter im-

; médiatement que l'examen microscopique du cérumen et de ses altérations est encore à faire. Il sera sans doute un jour permis, après examen des produits qui s'écoulent dans les cas d'otite externe, de

: diagnostiquer par la présence des débris de la caisse, de certains épithéliums ou de parasites, des

' lésions que l'examen microscopique seul ne pourrait révéler. Jusqu'à présent, on s'est, en général, borné à analyser ces produits au point de vue chi-

£ mique. C'est ainsi que M. Pétrequin ' a étudié la com-

• position normale du cérumen , et les modifica-

i tiens qu'il subit chez les vieillards et dans certains cas où son accumulation est fréquente. Il résulterait de ce travail que les matières les plus visqueuses, solubles dans l'alcool, tendraient à diminuer ; en même temps, une matière soluble dans l'eau et très-susceptible de se durcir par dessiccation augmenterait de façon à donner au cérumen la consistance qu'il présente dans ces cas. L'eau tiède injectée dans l'intérieur du conduit auditif ramollirait le plus souvent ces concrétions.

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