Vny. Di-assac, Archives de médecine navale, IV
2. Voy. Hùbra, Traité des maladies de la peau, Irad. par Dovon Paris, G. Masson, 1872.
Dans s'a forme la plus commune, Vacafùs foll'tculomm a de 85 [j. h 125 ix de longueur et- environ 25 p. de largeur. (Voy. fig. 144.)
La téte est pourvue de deux palpes latéraux et bifides et d'un proboscis Ion- et tubuleux sur lequel on trouve un organe trianc'ulaiie composé de deux pointes ou défenses fines. La tôte tient immédiatement au thorax, qui compose envu-on e quart de toute la longueur de l'animal. De chaque cote du thorax il y a quatre pattes très- courtes, coniques, consistant en tro'is segments et portant trois grifTes étroites a leurs extrémités libres. De la base de chaque patte, une crête s etend transversalement à travers le thorax et ces bandes transversales sont reliées les unes aux autres par une crête longi tudinale placée sur la ligne médiane. L'abdomen est environ trois fois aussi long que la poitrine. Les téguments présentent un "rand nombre de constrictions qui ont l'air de lignes transverses placées en juxtaposition et donnent à ses rebords latéraux l'aspect d'une lime.
Une autre variété de cet animal est caractérisée par a brièveté de l'abdomen, qui peut ne pas ôtre plus long que thorax et qui, de toute façon, ne dépasse pas cette région de plus d'une demi-longueur. Dans une troisième variété, les nattes sont au nombre de trois seulement et 1 abdomen est complètement lisse. Enfin une quatrième vanete présente une forme cordée. Peut-être ces diverses apparences correspondent-elles à divers degrés du développement du parasite.
Quoi qu'il en soit, il paraît démontré que la présence de ce parasite ne détermine aucun s^-mplome évident ; que, loin de produire les comédons ou d occasionner la formation de pustules acneiques il ne s'observe pas plus fréquement dans ces ma adies cutanées que sur la peau d'individus parfailemenl
scaMei (de Geer), appelé encore A . cxulce-
PARASITES
rans (Linné),- ou sarcoptes hominis (Raspail), n'existe presque jamais à la surface libre de la peau. Il se loge entre les couches de Tépiderme. La femelle y creuse un sillon dont elle occupe l'extrémité. Elle y apparaît sous forme d'un point blanc, brillant, de 1/2 millimètre de long sur 1/3 de millimètre de large environ. On peut assez facilement l'en extraire à l'aide d'une aiguille assez fine. Dans ce but, on déchire avec précaution l'épiderme à une petite distance de la papule ou de la vésicule sur le bord de laquelle on aperçoit l'éminence punctiforme déterminée par la présence du parasite. Poussée avec précaution, l'aiguille passe sous l'acare, qui s'y cramponne en restant immobile. On peut dès lors le porter sur le porte-objet du microscope. « Une autre méthode consiste à sectionner l'enveloppe de la vésicule de l'épiderme environnant à l'aide d'une paire de ciseaux de Louis à lame mince. La partie enlevée est placée sous le microscope avec un grossissement de SO à 100 diamètres. Pour voir un sillon entier sous le microscope, il faut laver avec du savon et de l'eau la partie contenant le sillon : le médecin iixe dès lors la surface de la peau autour du sillon et coupe ensuite tout l'épiderme qui le renferme, d'un seul coup, avec une paire de ciseaux de Louis. La meilleure partie à choisir pour cette petite opération est le pénis. Il est bien de commencer l'incision au cul-de-sac du sillon (celui occupé par l'acarus) et de diriger ensuite l'instrument vers l'orifice d'entrée ; car, sans cette précaution, la pression des ciseaux pourrait trèsprobablement faire sortir l'acarus. Les lamelles épidermiques ainsi enlevées seront placées entre
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deux plaques de verre qui peuvent être légèrernenl pressées Tune contre l'autre ; et une fois cette préparation terminée sans l'addition d'aucun liquide, on l'examinera au microscope avec un grossissement de 60 à 100 diamètres. Si l'opération réussit, on ^ apercevra dans le sillon, outre l'acarus femelle, environ 10 à 14 œufs, rangés sur une ligne les uns derrière les autres à partir de l'extrémité postérieure de l'acarus, puis de nombreuses coquilles et de petites fèces scybaliques noires. » (Hébra, trad. par Doyon, p. 16o.) Un autre moyen de découvrir les acares dans le cas où la gale se complique d'eczéma consiste à faire bouillir les croûtes qui existent a la surface de la peau dans une solution de soude caustique. On détruit ainsi les corpuscules de pus et les parcelles épidermiques. Les acares restent intacts. Ce moyen de diagnostiquer la gale pourrait servir dans le cas où une éruption eczémateuse intense masque complètement les symptômes de la gale EnOn on réussira souvent à isoler les acariens après avoir laissé tremper pendant quelque temps les croûtes dans un mélange d'eau, d'acide acétique et l'acool. (Robin.)
Il est bon d'ailleurs, chaque fois que l'on examme un acarus ou des débris d'acariens, de le faire avec une grande attention, et en le comparant à une figure ou'^a une préparation typique de l'acarus de la^gale, afin de ne pas confondre avec ce parasite deVhomme des acariens analogues qui, vivant dans des objets ou des substances qui servent à des usages journaliers, se trouvent par hasard sur la peau, sur des plaies, sur des pinces à pansement et dans diverses déjections.
PAKASITES.
Ch. Robin parle d'un acarien qui lui lui envoyé par le docteur Royel et qui s'était multiplié en quantité innombrable dans les tas de blé nouvellement égréné; il avait déterminé un prurit ayant duré plusieurs jours sur les individus qui maniaient le grain ou vivaient dans le voisinage de ses amas. On\rouvera dans l'ouvrage de Ch. Robin [Traité du microscope, 1871, p. 766), la description de cet animal; qu'il nous suffise de dire que la forme allongée, la transparence de son corps, la disposition des pattes permettaient au premier coup d'œil de le distinguer de Vacarus de la gale.
D'autres espèces d'acariens, appartenant aux genres cheyletus, glyciphagus et tyroglyphus ont été décrits parFumouze et Ch. Robin'. Les premiers ont été retrouvés à la surface du corps humain, dans les déjections, etc. ; ils provenaient, sans doute, de la farine de lin des cataplasmes. C'est aussi dans le genre cheyletus qu'il faut faire rentrer le parasite désigné par Moquin-Tandon sous le nom à'acaropse et trouvé, par Le Roy de Méricourt, dans le pus qui s'écoulait du conduit audil if externe. M. Laboulbène, qui a décrit ce parasite, en a donné tous les caractères ^.
Il est plus important de savoir reconnaître, par l'examen des parasites trouvés à la surface du corps de l'homme, si l'on a affaire au sarcopte de l'homme ou bien à un parasite provenant d'un animal domestique et accidentellement déposé à la surface cutanée. Dans leur travail sur la psore, MM. Delafond