F. (aivoii el Em. Tliieri-v
Arch. (le physioloqie, 1S69, p. :ifiS.
STOMATITES.
derme : il n'est visible que par un phénomène d'optique, par la réflexion de la lumière sur la surface blanche, transparente du collet des dents (Magitot).
Dans les ulcérations produites par le tartre stibié, l'examen au microscope du produit obtenu en raclant la surface des ulcères, pourra parfois présenter , des cristaux qui suffiront pour caractériser ce sel toxique. (.Voy. p. 251.)
Dans la stomatite aphtheuse, M. J. Worms dit avoir trouvé des globules sphériques, très-grands (Oi""',01 à 0'"™,04) agrégés de manière à rappeler l'aspect du parenchyme hépatique. Ces globules sont très-transparents, analogues aux gros globules de lait, bien que réfractant moins la lumière.
Les enduits jniltacés qui se déposent sur le pharynx et les amygdales, dans le cas de fièvre grave avec adynamie profonde (fièvre typhoïde, scarlatine, etc.), ressemblent assez aux fausses membranes du muguet pour qu'un examen microscopique devienne souvent indispensable. Ces fausses membranes pultacées contiennent : une matière amorphe avec granulations moléculaires agitées de mouvement brownien, des matières grasses, peu ou point de fibrine, un petit nombre de leucocytes, enfin de nombreux filaments de leptothrix sans traces du parasite du muguet.
La stomatite ulcéro-memhraneuse donne aussi naissance à des fausses membranes grisâtres qui s'accu- . mulent sur le bord des ulcérations alvéolaires ou bien encore à la face interne des joues, sur le bord labial, sur la langue. Ces fausses membranes jaunâtres renferment (fig. 61) : des fibres de tissu connectif sous forme de faisceaux allongés, d'autres
l'UODl'irS 1)F. I.A CAVITK Hrc.CALK.
cnU'c-croisées, devonanL pâles, diffluenles sous riniluencc de Tacide acétique , des libres élastiques, des lamelles d'épitbélium pavimenteux ; on n'y constate point de librine. Le détritus ç,'risâtre que Ton recueille à la surface des ulcérations contient :
des granulations moléculaires douées de mouvement brownien, des dobules de pus à plusieurs noyaux, quelques-uns hypertropbiés et granuleux ; des globules rouges souvent déformés, dentelés sur les bords; des lamelles d'épithélium ; enfin un grand nombre de bactéries, de vibrions, de leptotlirix, et des débris de tartre dentaire
Cl. — Slomatilc ulci;ro-mcmlirancuse : — 1, fihi'cs ùhtëtiqucs ; 2, fibi'cs de tissu coiijonctif; 3, leucocytes ; 4, globules do graisse; 3, débris de tartre dentaire; 6, vibrions; 7, globules rouges altérés; — 8, cellules épithéliales.
(Laboulbène). Quant aux pseudo-membranes de l'angine et de la stomatite herpétique, on n'a pu encore les distinguer des fausses membranes diphthériliques que nous avons étudiées 'p. 189).
Les plaques de niiKjuet sont caractérisées par un parasite spécial décrit par Ch. Robin sous le nom d'oïdium alMcans. Ce parasite s'obtient aisément • lorsqu'on vient à racler la surface des ulcérations que l'on constate sur les côtés de la langue, à sa face inférieure ou vers les dernières molaires. Son mycélium se compose de troncs et de tubes rampant sous l'épithélium. Ces txihes sont iistuleux, à cloisons assez nombreuses. Ils sont remplis de gra-