V. — MUQUEUSE RESPIRATOIRE
Analomie
l.a miuiucLise respiratoire ne présente pas partout la même structure : la plus grande partie de son étendue est couverte par un épithélium cylindrique vibratile ; le reste par un épithélium pavimenteux stratifié (glotte) ou simple (alvéoles pulmonaires).
Muqiceuse à épithélium cylindrique vibratile. Telle est la muqueuse des fosses nasales, de la trachée et des bronches : ou voit que cette muqueuse des voies aériennes est interrompue en deux points : à l'endroit où le canal aérien croise le canal alimentaire et au niveau de la glotte, où l'épithélium vibratile no pouvait s'adapter aux fonctions de l'organe phonateur. — Étudiée au niveau des fosses nasales (voy. p. 281), cette muqueuse doit l'être aussi au niveau de l'arbre aérien proprement dit.
Vépithélium vibratile commence à se montrer sur la base de l'épiglottn et sur les cordes vocales supérieures ; il tapisse alors tout l'intérieur du larynx, excepté le bord libre des cordes vocales inférieures (seules véritables cordes vocales, glotte) ; il apparaît de nouveau au-dessous de ces cordes
vocales, et tapisse la trachée et les grosses bronches.
Dans toute cette étendue, cet épithélium est stratifié; c'està-dire qu'il se compose de plusieurs couches profondes de cellules polyédriques ou plus ou moins arrondies, et d'une couche superficielle de cellules coniques, très-longues (33 à 43 H- de longueur), s'insinuant par leur extrémité très-aiguë entre les cellules précédentes, et se terminant par leur base
MICIIOSCOPE. 2» ÉDITION. \-,