‹ Manuel du microsope dans ses applications au diagnostic et à la clinique [electronic resource]Chapitre 84 sur 133 · MUQUEUSE RESPIRATOIRE · texte numérisé non relu

MUQUEUSE RESPIRATOIRE

lilHV rn un pluLeav. i;anii .1.^ no.nbroux ut lonj^s cils vibraliles ((i 77) l.'éUKlo do ces cils a élé rapitioinent indiquée a m'onos do l'épithclium dos fosses nasales; il est facile de trouver enooro de ces cils en mouvement sur le cadavre, car ils conservent leurs oscillations vingt-quatre heures et mémo

Fig 77 - Epithélii.ra vibralile de la trachée de 1 h. mme (3dO d.i. fkœlUker.) - a, portion interne des fibres élastiques longi ludinales , c ucle upérieire homogène de la muqueuse; c, eellules arrondies d cellules moyennes allongées; e. cellules exlernes v.bratiles.

quarante-huit heures après la mort générale Cet ép.the un est supporté par un chorion de tissu conjonct.l nche en fibre, é astiques, généralement dépourvu de papilles, et tres-nche en Mdes. Ces glandes sont pour la plupart des glande, mucïueuses, e'est-Vdire qu'elles se composent de eu s d sac ramifiés et disposés en grappes, et a vésicules tap.s. e. d'un épithélium pavimenteux comme les glandes muqueu.e^ de la iouche. Telles sont les glandes parfois voUimmeuses du larvnx les glandes moins développées de la trachée (surloul enpar;i antérieure), et même celles des .g-«^«^%^'-°"f ^ ' "j;,: su ces derniers canaux les glandes deviennent de plus en ,1s petites, et ne présentent qu'un épithélium cyhndru,u et cks •ésicules allongées, circonscrivant une cavité e^ q -e ques-unes sont de simples culs-de-sac ou présentent tout

ANATOMIE

au plus une bil'urcation. (Kœlliker.) — A mesure que l'on descend dans les fines bronches, l'épitliélium vibratilo diminue d'épaisseur, puis ne se compose plus que d'une seule couche de cellules à cils vibratiles ; enfin ces cellules ellesmêmes perdent leurs cils, s'aplatissent et se transforment insensiblement en un simple épithélium pavimenteux (fig. 78); en même temps les glandes disparaissent ; c'est donc une transition graduelle qui nous conduit à l'épithélium des alvéoles pulmonaires.

Muqueuses à épithélium pavimenteux : l'épithélium du bord libre des cordes vocales ne mérite pas de nous arrêter : c'est un épithélium stratifié identique à celui de la bouche et du pharynx.

Il n'en est pas de même du revêtement épithélial des alvéoles pulmonaires ; l'existence et le mode de disposition de cet épithélium a été longtemps un sujet de débat entre les histologistes. Cependant on peut dire aujourd'hui, avec Kœlliker, que l'opinion, d'après laquelle les vésicules pulmonaires seraient complètement dépourvues d'épithélium, peut être considérée comme définitivement controuvée.

L'un des plus éminents parmi les micrographes qui ont nié l'existence de l'épithélium pulmonaire, le professeur Villerain', nous paraît avoir été induit en erreur 'par les préparations con.pl,quées qu'il faisait subir aux lobules pulmonaires avant de les étudier au microscope (dessiccation, bichlorure de mercure, eau ammoniacale, et enfin iode). L'épithélium pulmonmre, qu. est très-délicat, devait être détruit par ces préparations. Depuis les travaux d'Eberth et d'EIenz (1864) l'étude de cet ep.théimm, faite par l'imprégnation au nitrate d'ar-ent a

Fig. 78. — Épithélium vibratile de la trachée (gross. 350).

Cellules isolées des diverses couches.

(Kœlliker.)

rchives générales du médecine, IS66.

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permis de constater que la surface inlcriie des alvéoles pulmonaires est tapissée par une mince couche d'épitliéliuni lormo de cellules minces et aplaties contenant un gros noyau. Kœllilter avoue que chez l'hommo une préparation complète de

0 capillaires; b, îlots de peliles cellules; c, contour des larges 1 membraneuses qui s'étendent au-dessus des capillaires ; d ci qui n'est unie à un des îlots voisins que par un contour simple.

cet épithélium est très-difficile, et que même chez des enfants il lui a été impossible de le voir in situ, mais on peut parfaitement le préparer sur des mammifères très-vois.ns de l'homme, et nous donnons, d'après Kœlliker, une figure de cet épithélium chez le rat adulte Hig. 79). On voit que les noyaux des cellules se réfugient pour ainsi dire dans les mailles des capillaires, et que la partie de la cellule qui recouvre les capillaires se réduit à une mince plaque; souvent même ces plaques se fusionnent et on n'aperçoit plus les hgnes de séparation des cellules. Mais on voit aussi que 1.1 ou les

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mailles vasculaires sont un pou plus largos, elles contiennent, outre les portions dos cellules précédentes, des cellules complètes^ dont tout le contour est visible, et qui no prennent aucune part a la formation des plaques pres(|ue amorphes étendues sur les capillaires. Nous insistons sur l'existence et la nature de cet épithélium pulmonaire, parce qu'il est très-important au point de vue des produits pathologiques auxquels il peut donner lieu. Au-dessous de l'épithélium pulmonaire, on ne trouve pas de chorion muqueux, mais directement la charpente des alvéoles; on pourrait tout aussi bien dire que le chorion muqueux constitue la charpente des alvéoles. En effet, cette charpente est formée d'une tunique fibreuse qui . resuite évidemment de l'union intime de la muqueuse bronchique avec la tunique fibreuse des bronches, toutes deux fort amincies . (Kœiliker). Elle se compose d'une couche fondamentale de tissu conjonctif homogène avec des fibres élastiques et de nombreux vaisseaux. Los éléments élastiques sont les plus importants à considérer, car ils résistent longtemps aux causes de destruction et sont souvent les seuls débris qui, dans une portion de poumon nécrosée et éliminée, conservent une struct^ure reconnaissableet caractéristique à l'examen microscopique Le sont des réseaux élastiques très-serrés dont les mailles figurent des fentes extrêmement étroites : parfois les fibres élastiques se montrent plus écartées, et, par dissociation, on peut parfaitement les rendre évidentes ; elles se présentent alors sous 1 aspect de fibres à contours nettement indiqués, avec bilurcations nombreuses, dont les branches se dirigent en tous sens, et forment, en s'unissant les unes aux autres, un réseau plus ou moins serré; tandis que l'acide acétique fait pâlir tous les autres éléments, il rend ceux-ci beaucoup plus 'listincts : la potasse caustique étendue agit de la môme manière.

Le mucus des voies respiratoires ne se produit normalement que dans la trachée, le larynx, les grosses bronches • des qu on arrive dans les toutes petites bronches, dont là muqueuse ne présente plus de glandes (en même temps que a tunique fibreuse ne présento plus ou presque plus de

yaux car ilagineux), H a plus de mucui produit' en Z points. . Il n y a pas a l'état normal de mucus pulmonaire,

-2i)i. MUQUEUSK RESPIRATOIRE.

il n'y :i quo de la vapeur d'eau sorLaiit avec des gaz expirés et entraînant des traces de substances azotées. . (Ch. Robin.) Par contre, dans les états pathologiques, les exsudations et les productions et dégénérescences nouvelles sont très-abondantes au niveau des alvéoles pulmonaires. — Du reste, le mucus laryngien et trachéo-bronchique ne présente rien de bien particulier, et qui lui mérite une étude à part après les indications que nous avons données à propos du mucus en général (voy. p. iâOO). La mucosine y est presque homogène et faiblement striée. Ce mucus est toujours mêlé de fines bulles d'air ; on y trouve, après son expectoration, les débris des divers épith'éliums par lesquels le mucus a été produit, ou avec lesquels il s'est trouvé en contact. Ce sont des cellules cylindriques, ayant parfois conservé leurs cils vibratiles, des cellules pavimenteuses, venant surtout de la bouche; cependant ces cellules pavimenteuses peuvent venir aussi du larynx, c'est-à-dire de la surface des cordes vocales inférieures, et des ventricules du larynx, car l'épithélium pavimenteuxstratifié de la fente glottique émet des prolongements qui tapissent une partie des régions voisines, et, surtout en arrière, se continuent, vers la région aryténoïdienne, avec l'épithélium pharyngien. Les leucocytes sont nombreux dans le mucus laryngo- bronchique, et ce n'est qu'une exagération déjà assez prononcée dans leur nombre qui peut être regardée . comme un état pathologique.

Produits de la muqueuse respiratoire — Crachats

Les produits évacués par la bouche, après le phénomène physiologique connu sous le non d^'expectoration, s'appellent crachais. Ceux-ci renferment donc des matières qui peuvent venir de la bouche, des fosses nasales, du pharynx, aussi bien que du larynx, des bronches, etc., parfois même ils pourront renfermer des produits étrangers venus de*

CRACHATS

organes voisins (kystes, abcès de la plèvre, du foie, des reins, etc.)

L'examen physique et l'analyse chimique nous font connaître la qualité, la forme, l'aspect, la couleur, la densité, la consistance, l'odeur, la composition chimique des crachats ; l'examen microscopique devient indipensable lorsqu'il s'agit de reconnaître leur composition intime, de déceler, par les éléments qu'ils renferment, l'organe qui leur a donné naissance.

Nous allons étudier successivement les produits et les éléments anatomiques que l'on peut rencontrer dans les crachats. En suivant cet ordre, que nous avons adopté déjà pour le sang et pour d'autres liquides, nous ne préjugeons rien des déductions séméiologiques que le clinicien pourra tirer de l'examen des produits expectorés. Nous devrons donc indiquer quelles sont les parties caractéristiques de certaines formes de crachats, et quelles sont les maladies où ces produits se rencontrent le plus fréquemment.

Les crachats sont plus ou moins liquides, et cette consistance est due à la présence d'une quantité plus ou moins considérable de sérosité à peu près limpide. La salive qui forme la plus grande partie des crachats dits salivaires ne renferme, nous l'avons vu, que quelques rares éléments figurés.

Le micus qui constitue la plus grande partie des masses expectorées est quelquefois assez fluide et ne se reconnaît, à son aspect strié, qu'après addi-

1. Voy. Martineau, art. Crachat du Dictionnaire de médecine ■pratique.

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lion d'acide acétique. C'est ce qui arrive dans la hronchorrhée où les produits d'expectoration nagent au milieu d'une sérosité limpide ou à peine rendue opalescente par quelques cellules à'épilhélùim mbratile et quelques rares leucocytes. Mais, plus souvent, ce mucus est épais, cohérent, donnant aux crachats une forme caractéristique. Le mucus nasal (voy. p. 283) est gris ou jaunâtre, souvent puriforme, très-consistant. Il retient un grand nombre de cellules épithéliales polyédriques ou prismatiques, infiltrées de granulations graisseuses. L'acide acétique lui donne un aspect strié caractéristique et le rend plus apparent. Quelquefois le mucus apparaît sous forme de flocons grisâtres assez transparents ; ces flocons sont souvent mélangés à des concrétions globulaires, grisâtres, assez consistantes, souvent fétides, ou à des masses d'aspect plus ou moins caséeux provenant du pharynx et des amygdales.

Toutefois, qu'ils soient séreux et ne renferment comme cellules épithéliales que les lamelles pavimenteuses de la bouche (fig. b3, p. 212j, qu'Usaient l'aspect de crachats mîupmix, grâce à la présence d'une notable quantité de mucus nasal ou pharyngien, ces crachats ne renfermeront pas les éléments caractéristiques de la sécrétion laryngo-bronchique. L'absence de cellules cylindriques ou globuleuses ii cils vibratiles suffira donc pour indiquer leur provenance.

Le mticîis laryngo-bronchique ajoute aux. éléments déjà signalés les cellules qui caractérisent la muqueuse des voies respiratoires. Parfois, en eff'et, les crachats séreux très-aérés, spumeux, renferment un

CRACHATS

grand nombre de cellules globuleuses ou cylindriques, à cils vibratiles; ces cellules contiennent un ou plusieurs noyaux. On les observe en grande abondance dans les crachats séreux qui sont expectorés dans les cas d'iiyperémie pulmonaire, d'œdème du poumon, de pleurésie, etc., etc. Plus souvent ces éléments se reconnaissent au milieu des crachats muqimx (bronchite). Ceux-ci, très-visqueux , collants , verdâtres, contiennent de ces cellules dont les cils vibratiles sont parfois encore animés de mouvements. Quelquefois trèsdistendues, elles sont presque sphériques ; d'autres fois leur membrane d'enveloppe, qui présente un double contour, est intimement unie au noyau volumineux qu'elles renferment (fig. 80, 4 et 5).

Ces cellules seraient dès

Fig. 80. — Éléments contenus dans les cracliats muqueux (d'après Hérard et Cornil) dans les cas d'inflammation des voies pulmonaires. — 1, Cellules cylindriques; 2, 3, leucocytes; 4, cellules à cils vibratiles; 5, les mômes devenues sphériques; 7 et 8, cellules en voie de dégénérescence muqueuse, hydropiques, présentant plusieurs cavités centrales; 9, cellules cylindriques à noyaux multiples.

lors aisément confondues avec des leucocytes, toujours en grand nombre dans ces crachats, si la présence de cils vibratiles ne permettait pas de les distinguer.

D'autres fois le mucus laryngo-bronchique retient, en les agglutinant de manière à constituer une masse

i!)H MUQUEUSK RESl'lHATOIHE.

gélatinil'orme bleuâtre, des leucocytes et des cellules épithéliales accolées les unes aux autres. Souvent ces cellules épilhéliales pavimenleuses se gonflent, se distendent, deviennent granuleuses et s'inliltrent de molécules graisseuses ; parfois on trouve à leur intérieur quelques grains de noir de fumée, aisément reconnaissables par l'emploi de Tacide sulfurique qui les laisse intacts. Ces crachats, Axiv, 'perlés, contiennent encore quelques leucocytes granuleux et des granulations graisseuses disposées en chapelets (angine et laryngite glanduleuses). Les crachats perlés, reconnaissables à leur coloration bleuâtre et à leur forme ovoïde, ne doivent point être confondus avec les crachats grumeleux déchiquetés, analogues à du riz cuit, que Ton trouve nageant au milieu d'un mucus fluide plus ou moins trouble dans l'expectoration des phthisiques. Ceux-ci, constitués par de grandes cellules d'épithélium pavimenteux, souvent granuleux, renferment, en outre, de nombreux leucocytes agglomérés par du mucus. Dans Vaslhme, on rencontre des masses consistantes, grisâtres, demi-transparentes, où l'examen histologique fait reconnaître des corpuscules pâles, polyédriques ou sphériques, légèrement granuleux, différant par leur aspect des globules de pus et des cellules épithéliales, souvent mélangés de granules charbonneux. (Voy. p. 303.)

Enfin les crachats de la pneumonie (voy. p. 300 renferment de larges cellules épithéliales, granuleuses, contenant un très-large noyau, parfois aplaties, le plus souvent gonflées, presque vésiculeuses. Ces cellules proviennent des alvéoles pulmonaires. (Voy. tig. 80).

CRACHATS

Le pus se reconnaît toujours dans les produits expectorés. Rares dans les crachats salivaires (excepté dans les cas de ptyalisme), plus nombreux dans les crachats muqneux, les leucocytes deviennent parfois très-abondants. Les crachats ont alors l'aspect de masses puriformes, quelquefois consistantes, à bords déchiquetés, isolées les unes des autres [crachats nmnmulaires) ; d'autres fois formant des masses épaisses jaunâtres ou verdâtres, diffluentes, tombant au fond d'un vase rempli d'eau. Les crachats purulents peuvent aussi être sanieux, grisâtres, privés d'air, analogues aux crachats de tuberculisation pulmonaire (pneumonie): parfois enfin un malade expectore des quantités considérables de pus presque pur provenant d'un abcès qui s'est fait jour dans les bronches. L'examen histologique de ce pus pourra, dans certains cas, indiquer son origine (poumon, plèvres, ganglions bronchiques, foie, rein, etc.). (Voy. p. 116.)

Dans toutes les observations microscopiques, la présence ou l'abondance des leucocytes n'auront jamais une importance aussi considérable que l'existence ou l'absence des éléments anatomiques qui leur sont mêlés. La présence de la fibrine, des fibres élastiques, des cellules épithéliales provenant des alvéoles pulmonaires , devra toujours être recherchée avec soin.

Le sanff peut exister dans les crachats salivaires et provenir des gencives, des parois buccales ou du pharynx. Mais qu'il provienne de la bouclie, du pharynx ou des voies respiratoires, le sang examiné au microscope ne présentera par lui-même aucune différence importante à noter. Il est indispensable

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