OXIDE NOIR DE MERCURE
obtenu de la décomposition du nitrate par la potasse.
Ce produit , d’après les expériences de M. Guibourt, n’est pas un protoxide , mais un mélange de mercure et d’oxide rouge (i). Il s’obtient de la manière suivante. On prend du protonitrate de mercure , on le dissout dans l’eau distillée légèrement acidulée ; on filtre cette dissolution , on y ajoute successivement , et par petites portions , de la solution de potasse jusqu’à ce qu’il ne se forme plus de précipité. On laisse déposer, on décante le liquide , et on remet sur le précipité une nouvelle quantité d’eau. Quand on a ainsi lavé le précipité plusienrs fois , on le jette sur un filtre , on termine le lavage. On dessèche le filtre en le plaçant d’abord sur du papier , ensuite à l’étuve. Quand il est’ sec,
(i) Si l’on prend le précipité obtenu de la pi’écipitation du protonitrate par la potasse , qu’on le lave bien , et qu’on le fasse sécher, ce pi-écipité, comprimé entre deux corps durs, laisse échapper du mer-
cure.
MANUEL
on le réfluit en poudre fine , qu’on introduit dans un flacon bien bouché , et qui doit être placé à l’abri des rayons lumineux. D’après M. Berzelius^ cet oxide con* tient sur 100 de métal 5,96 d’oxigène.