DE LA FALSIFICATION DU DEUTOXÎDE DE MERCURE
Quelques fabricans, poussés par la cupidité, falsifient quelquefois l’oxide rouge de mercure par des substances d’une moindre valeur , de la brique pilée , de l’oxide rouge de plomb , et d’autres matières de vil piiix. Le pharmacien doit, s’il n’a pas préparé luî-mêrae cet
(i) Il est de toute nécessité, pour obtenir un produit d’une belle couleur rouge, de laisser refroidir lentement j’oxide, le matras étant fcimé.
MANUEL
oxide , le soiimellre à i’examen chimique. Cet examen est d’autant plus facile , que l’oxide rouge de mercure est volatil, et qu’à l’état de pureté il se sublime en entier. Si l’on voulait déterminer la quantité de matières qui servent à la falsification , on en prend 2 5 grammes , on les place dans une capsule de porcelaine très-mince , et on soumet à l’action du feu. S’il y a un résidu , ori le pèse, et le poids indique la quantité d^s.-«^stances étrangères qu’on y avait ajoutées^ On peut ensuite reconnaître par d’autres expériences quelle était la nature des substances qui avaient servi à le falsifier.