‹ Manuel du pharmacienChapitre 2 sur 266 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

C’esï au sortir des écoles, lorsqu’on se rappelle encore toutes les difficultés qu’on a rencontrées dans le cours de ses études, qu’il est possible de faire sinon un ouvrage parfait, du moins un ouvrage utile. Pleins de cette espérance , nous avons entrepris l’ouvrage que nous offrons aujourd’hui aux élèves en pharmacie. C’est pour eux seuls qu’il est écrit; s’il leur est utile, nous aurons rempli notre but.

Si nous avons quitté la route tracée par les pharmacologistes nos prédécesseurs , en voici les raisons. Dans tous les traités modernes de pharmacie on trouve un abrégé de chimie, de physique, de matière médicale, etc. ; des classifications botaniques, minéralogiques, zoologiques , etc. ; et la place destinée aux détails de manipulation indispensables aux pharmaciens est occupée par l’examen de corps fortpeu connus , et qu’on n’emploie jamais. Un plan semblable ddnstructionnous

’Vlij PRÉFACE,

a toujours paru défectueux. En effet, toutes ces sciences, qu'on dit accessoires à la pharmacie , lui sont tellement essentiel , que sans elles cette profession ne serait plus qu'un art manuel. Or, nous le demandons , est-ce dans des abrégés qu’on peut les apprendre? Inutiles à ceux qui connaissent déjà les sciences, les abrégés sont nuisibles à celui qui en commence l’étude, en ce qu’ils nelui offrent ni assez de développemens pour le convaincre de la vérité , ni assez de faits pour la lui faire retenir. Nous avons donc jugé plus convenable de renvoyer les élèves aux ouvrages des professeurs Or fila d’abord, ensuite Thénard , pour la chimie; Biot ou Pelletan , i)om\3Lp/iy figue; Richard ^ pour la botanique; Haiiy la miné-

ralogie; au traité deM. Guibourt^ igomVà matière médicale; au Codex 'pom les formules; et de nous occuper exclusivement de iapAarmâîctcproprement dite 5 c’est-à-dire de ses opérations et de leurs produits.

En suivant les leçons que M. Henry fait chaque année à la Pharmacie centrale des hôpitaux et hospices civils de Paris , nous avons été frappés

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