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GOUTTES CALMANTES

, Préparées avec le sulfate ou l'acétate de morphine,

j Ges gouttes , qui sont propres à remplacer le lauda»

^ (1) M. Magendie pense que ce sirop peut rernplacer le sirop dia-

)( code ; il le donne par cuillerées à café de trois heures en trois heures» ^ (2) Les doses sont les mêmes que celles du sirop de sulfate.

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num liquide, l’opium de Piousseau, la teinture d’opium, se donnent depuis 6 jusqu’à 24 gouttes. C’est aussi à M. Magendie que l’on doit ce nouveau médicament.

Sulfate ou acétate de morphine 16 grains.

Eau distillée 4 onces.

Dissolvez et conservez pour l’usage. Si la solution de Pacétate n’était pas complète, il faudrait ajouter quelques gouttes d’acide acétique au liquide.

L’acétate elle sulfate de morphine peuvent être employés en pilules. Ces sels peuvent remplacer l’extrait gommeux d’opium ; 1 /4 de grain de l’un de ces sels remplace un grain d’opium.

La morphine et ses sels ne doivent être délivrés qu’avec précaution^ et sur l’ordonnance de médecins Lien connus.

Les accidens causés par les sels de morphine peuvent être combattus en provoquant les vomissemens par le sulfate de zinc à la dose de 8 ou 10 grains, par l’émétique à la dose d’un ou deux grains , ou bien encore par des moyens mécaniques , en chatouillant la gorge avec une plume, en un mot, en débarrassant l’estomac par tous les moyens connus.

Celte substance fut découverte par M. Boullay dans les ÏYuits du menispermum cocculus (coque du Levant). Cette découverte , laite antérieurement à celle de la morphine , n’a pas eu toute la célébrité qu’elle pouvait avoir, M. Boullay n’ayant pas considéré cette substance comme une base salifiable.

Le procédé employé pour obtenir cet alcali végétal consiste à traiter les fruits mondés par l’eau bouillante, à réduire le décoctum en extrait , à triturer la masse extractive ainsi obtenue avec la magnésie pure , à épuiser le mélange par l’alcool à à l’aide de la chaleur , à évaporer le liquide alcoolique jusqu’à siccité,et à traiter l’extrait obtenu par de nouvel alcool , à décolorer la liqueur avec du charbon animal lavé à l’acide hydrochlorique , puis à la faire évaporer. Cette liqueur laisse déposer des cristaux qui sont ou blancs ou colorés ; s’ils sont colorés , on les redissout de nouveau dans de l’alcool , on décolore par le charbon animai , et l’on fait cristalliser.

La picrotoxine cristallise en prismes quadrilatères. Elle est soluble dans l’alcool , presque insoluble dans l’eau. Ses combinaisons salines sont peu connues.

L’action de la picrotoxine a été constatée sur les ani-

maux. Prise à la dose de 5 à lo grains par des chiens très-vigoureux , ces animaux moururent au bout de quel- ' ques heures , après avoir éprouvé des mouvemens convulsifs très-vioiens.

Les secours à donner dans les cas d’empoisonnement par la coque du Levant, qui doit son énergie à la picrotoxine, consistent à provoquer le vomissement , ou encore à employer les alcalis faibles , la chaux , mais spécialement la magnésie, qui la précipite de ses sels. Gomme elle est peu soluble dans l’eau , elle a beaucoup moins d’action sur l’économie animale.

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