COLLYRES
Médicamens destinés aux maladies des yeux. Ils sont secs f mous ou liquides.
Les collyres secs sont des poudres qu’on insuffle dans l’œil à l’aide d’un canon de plume percé d’ua petit trou à son extrémité. Les poudres doivent toujours être trèsfines.
Les collyres mous sont des pommades de composition variée.
Parmi les collyres liquides , le plus employé est l’eau blanche. ^
Eau blanche, Elle^e fait en versant quelques gouttes de sous-acétate de plomb ou extrait de saturne dans l’eau ordinaire, qui blanchit à l’instant même. Le carbonate et le sulfate de chaux, ainsi que l’acide carbonique contenus dans l’eau, transforment le sel de plomb en sous-carbonate et en sulfate insolubles. Lorsqu’on verse du sous-acétate de plomb liquide, dans un decoctum de plantes émollientes , il se produit aussitôt un précipité coloré très-abondant. Il est dû à la décomposition du sel de plomb par les sel;s étrangers dissous dans Je decoctum , et à la propriété qu’il a de précipiter les
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matières extractives colorantes des substances organî» ques.
Lorsqu’on fait pour collyre un mélange de sulfate , de zinc et d’acétate de plomb , il y a entre les deux sels échange d’acides et de bases ; il se forme du sulfate de plomb insoluble ., qui se dépose , et un acétate de zinc , qui reste en solution,