‹ Manuel du pharmacienChapitre 57 sur 266 · INJECTIONS · texte numérisé non relu

INJECTIONS

Médicamens liquides destinés à être injectés dans certaines cavités naturelles ou artificielles. On donne le nom de lavemens , ou clystères , à ceux de ces médicamens qu’on injecte dans le grosintestiq à une distance plus ou moins profonde ,maisqui ne dépasse pointla valvule iléocœcale. La chaleur du lavement ne doit pas être supérieure à 52®Réaumur, degré delà température intérieure du corps. Leur composition varie selon la nature delà maladie; et leur volume , selon l’âge des malades. Pour un enfant, il suffit de 4 onces; il en faut 8 pour l’adolescent, 1 2 pour l’adulte.

Les instrumens dont on se sert pour donner des lavemens ont subi depuis Hippocrate jusqu’à nos jours de très-utiles modifications. On a d’abord employé une ves»

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sie attachée à rextrémité d’une longue canne creuse. En Amérique , au lieu d’une vessie , c’était une bouteille de gomme élastique , que l’on comprimait lorsqu’elle était pleine de liquide. Dans le Brésil, on prend une por-^ lion d’intestin de bœuf nettoyé et huilé , qu’on de liquide , et qu’on presse ensuite avec la main dans toute sa longueur. On se sert quelquefois encore de longs tuyaux de gomme élastique lorsqu’il est impossible de déranger le malade pour lui faire prendre la position convenable. Mais les seringues sont si commodes et si parfaites aujourd’hui, que le malade reçoit ou prend lui meme un lavement avec la plus grande facilité. Pour saisir les cas dans lesquels un lavement con-^ vient , il faut avoir des connaissances médicales , et pour l’administrer des connaissances anatomi(pies. .sns>i le pharmacien se borne à le préparer; c’est le méduciu qui le prescrit, et le chirurgien qui l’administre.

Pour faire entrer de Wusa-fœtlda dans un lavement , on triture la gomme-résine avec un jaune dmuf, on bat fortement le mélange, et lorsqu’il est bien bomo' gène, on le délaie dans le liquide, et on le passe à travers un linge serré.

On opère de la meme manière si l’on veut y diviser du camphre on du musc, mais alors on ne passe pas.

Si Ton y prescrit des élccluaîres ou des poudres, on les délaie dans un mortier, et l’on fait prendre le lavement trouble au malade.

On y dissout les sels , les extraits , les sirops ou les miels.

Les huiles ne s'ajdtilent au lavemênl qu’au moment de les administrer. ^

Ceux dans lesquels il entre du jaune d’œuf ne doivent se chaulFer qu’au bain-marie , car le feu nu ferait M anchër l’émulsion .

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