Tome IL
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fate de fer , ramène à l'état de tritoxide , et passe à l'état de gaz acide sulfureux , qui se dégage. On laisse refroidir le creuset, on le retire du feu, oii enlève la masse contenue dans ce vase , on La réduit en poudre y on lave, à l'eau bouillante, le résidu insoluI:le rouge, que l'on jette sur un filtre, et que l'on continue de laver jusqu'à ce que l'eau qui eu sort n'ait plus de saveur, ne précipite plus l'eau de baryte, ni la solution des sels barytiques. On laisse égoutter le filtre , on le presse pour en faire sortir les dernières portions d'eau, on le porte ensuite à l'étuve pour le dessécher ; quand il est sec , on le réduit en poudre que l'on passe au tamis et que l'on conserve dans des boîtes ou dans des flacons fermés, M. Berzelius pense que cet o^xide est formé de loo parties de fer et de 44)224 d'oxigène.
Cet oxide est non-seulement employé en Médecine, mai» encore dans les arts, au polissage dès-métaux et des glaces.
Oxide rouge , Safran de mars asln'ngent.
On prend des batlitures de fer, on les place sur un têt à rôtir, en leur faisant présenter le plus de surface possible pour que l'oxidation soit plus prompte ; on place ce têt dans un fourneau à réverbère , et l'on calcine. Ces battitures ainsi calcinées absorbent une nouvelle quantité d'oxigène, et elles fournissent un oxide rou^e-brun qui est peu employé.
On peut encore obtenir le {ieroxide de fer de la manière suivante : on précipite par la potasse ou par la soude caustique une solution de fer au maximum , solution que l'on peu(^ obtenir en ajoutant à la solution du sulfate une petite quantité d'acide nitrique , ou bien encore en préparant une solution de fer avec un mélange d'acides nitrique et hydro-chlorique ; mais ces procédés sont plus cmbarrassans que ceux décrits précédemment , et ils ne fournissent pas un meilleur produit.
Les oxides de fer sont employés comme astringens; on les. douiic avec quelques succès dans les maladies atoniques. Ils entrent dans la préparation de divers médicamens
DÎJ PHARMACIEN. 563
OXIDE DE MANGANESE.
Les oxides de manganèse sont nombreux, on en compte jus- ■qu'à quatre ; mais ces oxides n'ayant pas. été employés jusqu'à présent dans l'art médical , nous nous bornerons à parler du peroxide, qui est employé dans les laboi'atoires des pharmaciens pour préparer l'oxigène, le chlore, les chlorures , les sels de manganèse , etc. , etc.
PEROXIDE DE MANGANÈSE.
Oxide noir de manganèse.
. Ce peroxide est répandu en grande quantité dans la nature ; on lui a donné le nom de magnésie noire , de savon des verriers. On le trouve à Saint-Diez ( Vosges) , à Thiviers ( Dordogne ) , à Saint-Jean de Gardonenque , à la Romanèche ( Saône-et-Loire ) , dans la Moselle , à Semur ( Côte-d'Or ) , en Saxe, auHartz, en Bohême, dans le Piémont, dans le Devonshire , etc. Plusieurs des oxides extraits de ces mines contiennent de l'oxide de barium ; d'autres sont mêlés d'oxide de manganèse moins oxidé, d'oxide de fer, etc. Depuis quelques années, Vauquelin et MM. Laugier et Chevallier ont reconnu dans des oxides de manganèse la présence de l'acide tungstique.
Le peroxide de manganèse naturel se présente quelquefois sous forme d'aiguilles brillantes très régulières et très pures , d'autres fois sous celle de stalactites (i), le plus souvent en masses compactes douées de l'éclat métallique , et en masses ternes d'une couleur qui varie du brun au noir. Dans le premier état (en cristaux), il est pur; dans tous les autres, il est plus ou moins impur et mélangé d'oxide de fer , de carbonate
(i) En 1S28 , ou A trouve! de l'oxide de manganèse à la partie supérieure ^e la voûle d'un souterrain découvert près de l'e'glise Saint-Similicn , \ Nantes. • v - n iinîijl.
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de chaux , de matières argileuses ; il forme alors des dépôts. L'oxide de manganèse est employé' , comme nous l'avons dit , pour obtenir le cLlore , les chlorures , l'oxigène , pour fournir le manganèse : dans ce dernier cas , on chauffe fortement dans un creuset brasque' de l'oxide pur, mêle' av^ec du noir de fume'e et de l'huile. Cet oxide est aussi employé' dans les verreries pour blanchir la masse vitreuse ; il agit en se de'soxidant et en fournissant de l'oxigène qui aide à la combustion des matières charbonne'es qui coloraient le verre. On doit , lorsqu'on l'emploie, avoir soin de le faire avec pre'caution; s'il y avait de cet oxide en excès, il pourrait colorer le verre en violet. Cet emploi lui avait acquis la de'nomination de savon des verriers. L'oxide de manganèse est formé de loo de métal et de 56,21 5 d'oxigène.
L'oxide de manganèse , suivant qu'il est plus ou moins- pur , donne lieu à la production d'une plus ou moins grande quantité de chlore. Ce fait doit attirer l'attention des fabricans sur le choix de l'oxide qu'ils emploient; ils peuvent ^aussi faire des essais comparatifs pour reconnaître la quantité de chlore produit par un poids déterminé d'oxide , et cela , en recueillant le chlore dans de l'eau distillée , et en essayant l'eau chargée de chlore par une solution d'indigo faite dans des proportions déterminées.
OXJDE DE MAGNÉSIUM.
Magnésie caustique.
On prépare la magnésie en calcinant le caibonate de cette base ( vojez page 71 ) ; mais quelques essais ayant prouvé que la magnésie calcinée contenait des sels provenant du carbonate qui n'avait pas été lavé convenablement lors de son extraction , nous croyons devoir recommander , dans les cas où la magnésie serait impure, de lui faire subir, après quelques lavages à l'eau distillée , une dessiccation prompte , enfin une deuxième calcination. Il est bien entendu que cette opération
n'est nécessaire que lorsque la magne'sie est impure (i).
OXIDES DE MERCORE.
Les oxides pre'pare's avec le mercure , et qui sont employé'» en Pharmacie , sont au nombre de quatre. Le premier de ces produits est l'oxide noir, obtenu paV précipitation du protonitrate de mercure par la potasse ; le second , connu sous le nom de mercure soluble de Hahnemann, provient de la décomposition du proto-nitrate de mercure par l'ammoniaque ; le troisième est l'oxide rouge préparé sans acide, et seulement par l'action simultanée de l'air et de la chaleur ; le quatrième est le même oxide, mais obtenu par la décomposition du nitrate.