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OXIDE NOIR DE MERCORE

Obtenu de la décomposition du nitrate par la potasse.

Ce produit, d'après les expériences de M. Guibourt, n'est pas un protoxide , mais un mélange de mercure et d'oxide rouge (2). Il s'obtient de la manière suivante : on prend du proto-nitrate de mercure, on le fait dissoudre dans de l'eau distillée légèrement acidulée ; on filtre cette solution , on y ajoute successivement , et par petites portions , de la solution de potasse jusqu'à ce qu'il ne se forme plus de précipité. On laisse déposer, on décante le liquide , et l'on remet sur le précipité une nouvelle quantité d'eau. Quand on a ainsi lavé le précipité plusieurs fois, on le jette sur un filtre, on termine le lavage. On dessèche le filtre en le plaçant d'abord sur du papier,

(1) J'ai eu occasion d'examiner des carbonates de magnésie venus d'Angleterre : l'un d'eux contenait 3 pour cent de matières solubles. J'ai aussi fait la remarque qu'il était plus facile de séparer ces sels de la magne'sie calcinée que da caibonate. ( Chevallier. )

(3) Si Ton prend le précipité obtenu de la précipitation du proto-niirûte par la potasse, qu'on le lave bien, et qu'on le fasse séther, ce précipité, comprimé entre deux corps durs, laisse échapper du mercure.

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puis à l'étuve : quand il est sec , on le réduit en une poudre fine , on l'introduit dans un flacon Lieji bouche', qui doit être placé à l'abri des rayons lumineux. D'après M. Berzelius , cet oxide contient sur loo de métal 3,^5 d'oxigène.

OXIDE NOrR DE MERCURE,

Obtenu 'du proto - nitrate de mercure par l'ammoniaque, vulgairevtent mercure soluble d'Hahnemann , sous— protonitrate am.moniacal (i).

Une foule de procédés ont été proposés par les pharmacienschimistes pour la préparation de ce composé. Nous dirons seulement un mot de ces procédés , pour revenir à ceux de MM. Guibourt et Bessenhirtz.

Procédé de M. Bucholz (2). Ce chimiste propose de mêler à une livre de mercure doux , deux livres de lessive caustique de potasse , tenant en dissolution une livre d'alcali , agitant à froid pendant une demi-heure , décantant , lavant le précipité pour lui enlever tout le muriate de potasse, faisant sécher, etc.

Procédé de M. Moscati. Ce professeur expose pendant une demi-heure , dans une fiole placée sur un feu doux , 4 onces de lessive caustique des savonniers , avec une demi-once de mercure doux ; il agite de temps en temps, puis il filtre au bout d'une demi-heure, lave le précipité, et le fait sécher convenablement.

Procédé de M. Morettî. Le procédé de ce savant consiste à préparer un proto-sulfate de mercure obtenu avec des proportions particulières d'acide sulfurique et de métal , à décomposer ce sulfate par de la lessive caustique ou par de la potasse, enfin à le laver comme les précédens.

Tous ces procédés pouvant donner des composés diflférens

(i) Nous avons range ce produit parmi les oxidesj nous ne pensons pas qu'il doive prendre place parmi les sels. (2) Kslraii de V Annuaire de Berlin.

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de ceux obtenus par la JecoiupôsiLion du proto-nitrate par raaiinoniac|ue, il serait rationnel de ne pas les mettre en usage; lious avons voulu cependant en faire mention , parce qu'ils sont suivis en dilTerens pays.

Procédé de M. Guibourt. Ce procédé se rapproche beaucoup de celui de Sclieèle , modifié par M. Bucholz , consigné dans le Bulletin de Pharm., t. II , p, 498 ; mais M. Guibourt a, dans son travail , donné les moyens d'éviter qu'une partie du proto-nitrate ne passe à l'état de per-nitrate pendant la dissolution. Il a en outre indiqué qu'il ne fallait pas ajouter un excès d'ammoniaque ; précaution qui a pour but d'empêcher le mercure d'Hahnemann de contenir du mercure métallique.

On prend 4 parties d'acide nitrique pur à 35", 6 parties de mercure métallique ; on favorise la dissolution du métal à Vaidç d'une chaleur modérée ; on chauffe ensuite de manière il entretenir l'ébuUition de la liqueur pendant une heure, ou jusqu'à ce que la dissolution ait acquis une couleur jaune, et qu'il se soit forme un dépôt, de sous - piotg- nitrate de mercure , qui provient de ce que le. mercure métallique en excès continue d'agir sur son nitrate , même après l'avoir ramené au minimum d'oxidation , et lui enlève alors une portion d'acide. 11 indique donc qu'il n'existe plus de deuto nitrate dans la liqueur, et que le proto-nitrate est sans excès d'acide. On retire la fiole du feu , on l'agite jusqu'à ce qu'elle soit froide, afin que le sel , qui cristallise , ne se prenne pas en une seule masse, ce qui forcerait le manipulateur à briser le verre. On verse le tout dans un mortier de verre ou de porcelaine, on triture pour mêler le sel au mexxure, on rince la fiole avec de Teau, et l'on verse cette eau sur le sel. Aussitôt la liqueur devient blanche, ce qui est dû à la décomposition du proto-nitrate neutre qui s'y trouve et à la précipitation du sous-nitrate , qui , divisé par l'eau , est blanc au lieu d'être jaune; on ajoute alors quelques gouttes d'acide nitrique , et l'on triture long-temps pour être certain d'avoir redissous autant de proto-nitrate que le comportent la quantité du liquide et son degré d'acidité. On laisse reposer , on décante,

on remet dans le mortier de l'eau et un peu d'acide ; oh triture, et l'on continue ainsi jusqu'à ce que tout le sel soit dissous et qu'il ne reste plus que le mercure coulant; on rassemble toutes les liqueurs dans un bocal à large ouverture, et l'on y verse goutte à goutte de l'ammoniaque étendue d'une certaine quantité d'eau ; on agite de temps en temps avec un tube de verre , et on laisse reposer pour examiner la liqueur et la couleur du précipité. Le précipite doit toujours être noir, et la liqueur ne doit pas ramener au bleu le papier de tournesol rougr. Si l'on arrivait à ce point , c'est-à-dire que le papier fût bleui, on ajouterait un peu de proto-nitrate de mercure , et l'on cesserait alors toute addition ; chi laisse ensuite le liquide en repos; le .précipité se dépose au fond du vase. On décante la liqueur claire , on lave à plusieurs eaux et par décantation; on jette le précipité sur un filtre , on le lave de nouveau, on le laisse égoutter, on l'exprime dans du papier gris, et on le fait sécher dans une étuve chauffée médiocrement. Quand il est sec, on le détache du filtre , on le réduit en poudre, et on l'enferme dans un flacon placé à l'abri des rayons lumineux.

Procédé de Bessenhirtz (i). On introduit dans une cornue à long col 2 onces de mercure métallique pur, 3 onces d'acide nitrique ayant un poids spécifique de 1,2.5, et 2 onces d'eau distillée ; on chauffe le tout pendant 24 heures. On ajoute après cet espace de temps 20 onces d'eau distillée dans la liqueur ; on obtient un précipité jaunâtre de sous-protonitrate de mercure, que l'on met de côté. On ajoute au liquide filtré 2 onces d'alcali volatil de la pesanteur spécifique de 0,98, étendu de 8 onc. d'eau. Cette addition détermine un précipité noir. Ce précipité, recueilli sur un filtre, lavé et séché, est l'oxide noir.

L'utilité d'un procédé invariable de préparation a été vivement sentie par la plupart des praticiens. Le docteur Rudolphe

(i) Arch. des apoth., uo 4, page 394.

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Brandes a publié sur ce sujet des observations très judicieuses. Le mercure soluble d'Hahneniann , préparé avec exactitude d'après le procédé de M. Guibourt , donne de bons résultats : nous croyons , comme MM. les rédacteurs du Codex , que cette formule doit être suivie.

Le mercure soluble d'Habnemann doit être d'un noir grisâtre. Exposé à l'action du feu, il doit se volatiliser en entier. Si l'on recueille les vapeurs qui s'en dégagent sur une lame d'or, celle-ci est blanchie , et par le frottement elle acquiert un brillant métallique doux au toucher; mais on peut faire disparaître cette couleur blanche en chauffant un peu forte-r ment cette lame.

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