Tome IL
d'oxide au minimum , au médium., au maximum , anciennement employe's (1). Les oxides peuvent être divise's en deux grandes sections , la première renfermant les oxides re'sultans de la combinaison de l'oxigène avec les me'taux , la deuxième comprenant les oxides non métalliques , ceux qui proviennent de la combinaison de l'oxigène avec les corps combustibles simples non métalliques.
Les oxides métalliques ont été connus avant les métaux , et les anciens leur donnaient le nom de chaux ou de terres me— lalliques. Ceux qui suivaient la méthode de Stalh les regardaient comme des métaux dépouillés d'une substance imaginaire , le phlogis tique. Presque tous les chimistes des diverses époques se sont occupés de ces corps , et les travaux qui ont été publiés sur les oxides sont très nombreux. Parmi ces travaux , on distingue ceux de Lavoisier, de Davy, de Beizelius, de Gay - Lussac , de Thénard , etc. Davy a démontré , par un grand nombre d'expériences, que les terres et les alcalis étaient des oxides métalliques , et cette opinion est généralement adoptée. Berzelius , à une époque plus récente , compléta l'histoire des oxides , en démontrant d'une manière positive que les proportions diverses d'oxigène constituant les oxides étaient soumises à des lois invariables.
Les oxides métalliques sont tous solides , cassans ; réduits en poudre, ils ont un aspect terne ; ils sont presque tous inodores et insipides; la plupart des oxides sont colorés, d'un poids spécifiqvxe plus gi'and que celui de l'eau. Ils n'exercent aucurue action sur la couleur bleue du tournesol , quelques-uns cùlorent en vert la teinture de mauve , font passer au rouge la couleur jaune du curcuma , bleuissent la teinture de tournesol rougie parles acides. Soumis à l'action du calorique , les oxides se conduisent de diverses manières. Ceux de
(i) On emploie aussi le mot per pour designer celui des oxides d'un inelal qui contient plus d'oxigène que les autres : ainsi l'on dit trito on peroxide de fer, de cuivre, etc.
la première section ne changent pas de nature ; d'autres , qui font partie de la cinquième et delà sixième, se re'duisent facilement ; ceux des deuxième, troisième et quatrième ne sont point dèsoxidës ; quelques-uns , par cette opération , absorbent de nouveau de l'oxigène et passent à l'état d'oxides plus oxige'ne's ; d'autres , au contraire , perdent une portion d'oxigène et passent à l'ctat d'oxides moins oxige'ne's. Il y a des oxides volatils , l'oxide d'arsenic , celiii d'osmium ; d'autres sont infusibles à toutes les températures. En traitant de ces oxides , nous donnerons des détails sur les propriétés de ces corps , leur préparation et leur composition.