EXERCICES
\ ZTRAITE DU MOIS,
Sur la maiiit-rr de bien faire l:\ i: frr».i*c «lu mois
lu La veille . réciter le Yeux Cvailor ; prévoir en proëral le fruit qu'on relirera de celle retraite : lire avec itlentiou e sujet Je la méditation if lendemain.
•J Le jour Je la retraite, consacrer m moini une don. •lieurc a chaque méditation cl ■■ ijnarl i'keare ai considération.
3° Pour Malien d'exameu particulier, relire le Mémorial de la retraite annuelle.
i° Le soir, faire l'exercice de la prétention à la snorl
c lendemain, a l'oraison . rechercher le defaul principal ijui s'est glissé dans la conduite pendant le mois qui tient de s'écouler, la verlu dont le besoin se fail senlir davantage, les occasions dangereuses qu'on a pu rencontrer, les devoirs du saint ministère qu'on aurait négligés; prendre la résolution de combattre ce défaut, d'acquérir celle vertu, de fuir ces occasions, d'accomplir ces devoirs; déterminer les moyens nécessaires et efficaces qu'on veut et qu'on doit mettre en couvre.
G° Préparer cl faire sa confession comme si c'était la dernière; célébrer la Messe avec toulcli ferveur dont on est capable; communier en viatique.
7° Vaquer à ses fondions, si la nécessité l'exige, mail te maintenir dans le recueillement et donner a ses aclioiii ordinaires toute la perfection possible.
8° On termine eu récitant le Te Deum.
!)• Chacun doit choisir, pour faire cette retraite, le jour du mois qui lui sera le plus commode.
tO* On peut être assuré que la fidélité à cet exercice men- • si de tous les moyens le plus efficace et le plus infail- Je mener une vie sainte cl de faire uiu sainte mort.
du
MOIS DOCTOBUE.
L* retraite ecclésiastique ayant lieu dans la plupart dci liocèses au mois do septembre, on a cru devoir ouvrir la série des petites retraites du mois par celle du mois d'otlo- Lre.
On pourrait faire celte retraite le 2 du mois, fêle dci Auges gardiens.
Lire les avis sur la manière de bien faire la retraite du mois, p. 257.
Ne pas oublier la lecture du Mémorial pour matière d'c\i« incn particulier, et l'exercice de la Préparation a la mort, le soir.
M ::de divine. . . , . . t
Un ami
. . . tt]
PREMIER EXERCICE, Wutnenàt diviue, p. 216.
DEUXIÈME EXERCICE
L'heure de la tentation.
Dans ces moments terribles où la chair, \t démon, l'occasion vous sollicitent, entendez :
\° Votre ange gardien: «0 piètre, aie bon «courage, je suis là pour te soutenir. Alors
« même que tu serais déjà coupable pour t'élrc « exposé au danger, lève les yeux sur lonpro- « lecteur. Je tends la main pour fempêcher
* de descendre au fond de l'abîme. Apres tant « de preuves de ma fidélité, comment livrer
• ton àme à la défiance et au doute? Tes enne- ■ mis auraient- ils plus de force et de malice « pour te nuire, que je n'ai de puissance cl de « zèle pour te sauver?
« Tu veux en finir avec la chasteté? Tu veux « peut - être l'associer un complice ! Crois- - Lu donc (jue je ne voiepas les détestables " manœuvres , qu'il y ait , pour te couvrir, « des murailles et i\cs ombres assez épais* * ses? Que t'ai-je fait pour affliger mes yeux et « en tirer des larmes si amères? Est-ce ainsi « que tu prétends me témoigner la reconuaîs- « sauce? Que l'a fait cette aine pour te résou- « dre à la souiller et à la perdre? Sais-lu bien « qu'elle aussi a son ange que lu vasconlrisler, » qu'aux efforts de cet ange pour la conduire a i la gloire, tu opposes les tiens pour l'entraîner « aux enfers ? 0 eieux, soyez dans l'étonne- ■ ment ! Un prêtre s'acharne sur les enfant? « de Dieu î Un sauveur d'âmes se transfigure « en démon ! »
2° Jésus-Christ. « Si un ennemi déclaré «s'emportait contre moi je pourrais dissimuler, «excuser l'injure : Si inimicut viens maledi- *xisset mihi, suslinuisscm utique. Mais toi, « prêtre, qui par tant de motifs louchants dois « vivre avec moi dans l'union la plus intime: « Tu verù homo unanimi». Toi que j'ai établi « chef de mon peuple, pourrai transmettre mes « ordres et me l'attacher . Dux rnvus. Toi que
« j'ai choisi entre mille, et à qui j'ai donné « des preuves si particulières de mon amour : « I\otm meus. Toi que je nourris chaque jour « de ma propre substance : Qui simul me- « cum dulces capiebas cibos. Toi qui, dans mon « temple, exerces l'autorité, la justice et la « miséricorde en mon nom : In domo Dei amn bulavimus cum consensu : devais-je m'atten- « dre à recevoir de mon ami de tels outrages ? »
« Manger l'Agneau et devenir loup! Boire le « sang d'un Dieu, et bientôt après le mêler « avec les fornications de Babylone ! Appeler les « âmes à la vie par l'administration des sacre- « ments, puis s'exercer à les faire mourir par « le scandale ! Me les présenter d'une main, et « de l'autre les jeter en proie aux griffes de Lu- « cifer ! Le matin se poser sur mon cœur , « m'embrasser et m'étreindre, le soir me ven- « dre pour un plaisir de bète immonde ! Est-ce « là ce que tu me promettais au jour de ton or- « dination, le front prosterné contre terre , les « yeux baignes de larmes? »
3° La sainte Vierge : « Non, priHre, lu n'exé- « cuteras pas ton dessein : c'est déjà trop de « l'avoir formé , trop d'eu avoir eu U pensée. « Souviens-toi de mes angoisses sur le Calvaire ,
■ du glaive qui a transpercé mon Ame. Ccsl " dans ers douleurs que j*ai oflerl Jésus poui «toi en sacrifice, dans ces déchir ements que «je suis devenue la mère. Eh quoi ! veux-tu « élever un nouveau gibet pour y attacher Jé- « sus-Christ! Veux lu faire voir à Marie son « Fils encore une fois couronné d'épines , « abreuvé de fiel, couvert d'horribles meur- « trissures, et par un si triste spectacle rouvrir « la plaie laite à mon cœur maternel ! Ne crains « pas que je me veniro en appelant sur loi la « colère de Jésus ; une mère maltraitée par ses « enfants ne sait que conjurer, soupirer et gé-
■ mir. »
« Ah ! souviens-toi des prières que lu m'a?» « si souvent adressées, de celles que plus smr « vent encore j'ai adressées à mon Fils pour « toi. Souviens-toi du besoin que tu auras de « mon assistance à l'heure dernière; et cette « heure approche, et le bras vengeur est déjà « levé, et j'ai peine à le retenir. Jette-toi dans u mes bras avec l'abandon et la confiance d'un « enfant ; dis-moi de toute retendue de Util « âme : Sancta Maria, Bfùter D*f, OtA \ . ■• «his perratorihiK, )>i(iic ei in horâ murits « trœ. Amen. w
Si ces paroles méditées vous retiennent au jourd'kui, elles vous retiendront demain, après* demain, toute la vie.
PREMIERE CONSIDERATION
l'n an:!.
Laissons saint Augustin faire l'éloge et tracer les lois de l'amitié.
Quid utilitati* kaheai , cùm in rébus humants nihil sanctiùs appetaiur , nikil quœratur utiliai , nihil dif/iciiius itweniatur , nihil experiafur dulciùs , nihil frucluosiùs teneaiur? Soins omninè est, qui sine amieo est. Ai quœ félicitas, quœ seeuritas , quœ jucuuditas est . habere eum quo «que audeas loqui , ut tibi ; eui con filer i non limeas , fi quid deliqueris ; eui non aubesaïs revclare , in spiritualibus si quid profkeris; eui eordis tui omnia sécréta commillus. et commendcê cansiKaî vAppend. de Amicit.)
Ses conditions et ses fruits sunt 1° L'entente cordiale : Ubi lotit est amicitiu , ibi idem relie, tt idem nolle.
2° L'honnêteté : Sic amantes nihii potsvnt velle fjuod dedeceat , nihil quod expédiât nolle.
5° Une sorte d'égalité établie par la libéralité et la condescendance : lia ut sublimis descendat, humilis ascendal , dives egeat% pauper ditescat , et ità unusquisque alteri suant canditionem communicet , ut fiât œqualitas.
4« L'aménité des relations : Accédât in ser. mone jucunditas , hilaritas in vultu , suavitas inmoribus, in oculorttm eliam nutu screnilas.
5° Les confidences mutuelles : Amicos solos illos dicimus , quibus cor nosirum , et quidquid in Mo est , committerc non fonnidamus ;, illis vicissim nobis eàdem fîdei lege et securitate constrictis.
6° La communication des joies et des peines : Erubescant aller pro altero, aller gavdeal pro (dtero , allerius lapsuni ut suum doleat.
7° Le dévouaient : Quibus modis impendi polest , erigat pusillaninntm , suscipiut infirmum, tonsotetw triêtem , iratum sustineat.
8° Le zèle : Solticiti nul pro invieem , orent pro invieem.
9° La correction : Objurgandus est amicus , si reritatem aspcrnalur ; sed nwnilio acerbitah , objurgatio contumelià eurent.
40° Un redoublement cTnniour pour Jésus- Christ : lia pro amico or ans Christum ipsum desideranter et diligenter intendit : eùm subilà transiens affeckts in affectum , et ipsius Christi dulcedinem langens , incipit yustare quant dulcis est , et sentire guàm suavis.
C'est en Jésus- Christ que l'amitié trouve son principe et sa fin , son progrès et sa perfection : Quœ omnia à Christo indwantur , per Christum promoventur , in Christo per ficiuntur.
Avant de se livrer entièrement, Quatuor probanda sunt : \° Fides : se montrera-t-il tel dans l'adversité que dans la prospérité? 2° Intenlio : son motif est-il noble, saint, désintéressé? 5° Discretio : afin qu'il sache accorder ou refuser , louer ou blâmer, demander ou recevoir à propos; 4° Patientia : de peur que la correction ne l'abatte ou que les services à rendre ne le rebutent.
Quatre sortes d'e9prits sont impropres à l'amitié : 1° Nimis iracundi : ils sèment la discorde ; 2° Instabiles: on ne peut jamais compter sur eux; 3° Suspiciosi : ils sont dans une perpétuelle défiance ; 4° Yobusi : ils enlèvent à Ptmitié sn dignité et commettent mille indiscrétions.
Loin d'elle encore les railleries moi dan les ,
les reproches outrageants, l'orgueil plein de jactance, la révélation des secrets quâ nihûlurpiâs, nihil exsecrabiliùs, les murmures occultes de la médisance, et certains vices dont I infamie retombe- sur les amis.
Un ami tel que saint Augustin le désire, ne serait-il pas pour le prêtre une consolation , un gage de sécurité , un remède de vie et d'immortalité? Et peut-on trop faire pour le trouver ? Au reste , Liler bonos oriri potësl amicitia , inter meliores proficere, consummari aiitern inter perfectos.
DEUXIÈME CONSIDÉRATION
Persécutions.
4<> Cent Jiolre apanage glorieux.
Comme l'antipathie de toutes les erreurs e l le privilège exclusif de la vérité qui les Combat, ainsi la résistance de tous les vices est le par tage de la vertu qui les repousse : et il manque-
— 5V« — rait un suffrage au prêtre, s'il ne subissait l'épreuve des calomnies et des conlrdictions , comme il manquerait une auréole au catholicisme, s'il n'était en butte aux attaques de l'incrédulité et de l'hérésie : Si mundas vos odit , scitote quia me prièrent vobis odio liabuit. Si de mundo fuissetis, mundus quod suumarat diligerel : quia verà de mundo non eslis, sed ego elegi vos de mundo, proptereà odit vos munrfus (Joan .
Quelle gloire à Jésu.- Chris! , que les Apôtres de son Eglise puissent tenir ce langage ; J/a/e-
dicimw, et benedicimus : persecutionti.i palimur, et sustinemus : blasphemamur, et obsecramus (I. Cor. c. 4.). Et encore : Gloriamur in tribulationibus (Rom. c. 5.). Et encore : Surabundo gaudio in OMfit tribulatione iwslrà ('2. Cor.
On connaît l'enthousiasme sublime que les liens de saint Pierre inspiraient à saint Jean Chrvsostôme : 0 beata viucula ! 0 beatas inanus quas omavit Ma catena ! Si ergô fuissem Mis temporibus, tum maxime eas essem amplexus, ctpupillismeis admovissem. Si quis mihi dederit nunc ut suscilem morluos , non hoc elegerim, ted eaienam. Si quis erqo mihi dieeret : Quid molle*
an esse Angélus qui Pttrum pupugié , an Peints qui salvus evasit ? Mallem cs.se Petrus propter uuemvenit Angélus (Ad. Eph. c. 4. hom. 8.).
Et moi, a la place de l'Apôtre, j'aurais peutêtre dit avec l'accent de la tristesse et du murmure : Que je suis malheureux! on m'û sacrifié en me donnant ce poste; et, à la place de son panégyriste, avec l'accent d'une douleur hypocrite : C est fâcheux ! Quel tort ces imprudents ne font-ils pas à la religion !
2° Cest la source de nos vertus.
i° Du détachement. « Comme le grain ne « sort de l'épi qu'autant qu'on le bat ; qu'il « sort facilement, s'il est nourri; avec peine , « s'il est maigre; point du tout, s'il est vide, « mais qu'alors il est jeté au feu avec la paille : « ainsi l'homme, pour se détacher des aflec- « lions terrestres, a-t-il besoin d'être vanné « par la irihnlation ; au fervent, il suflit d'une «secousse légère; au tiède, il faut des coups « plus forts ; mais on a beau déchaîner contre « l'endurci tous les fléaux, rien ne le debar « rasse de ses plaisirs charnels, et l'enfer est « son inévitable partage. » Jfuzzarel.)
Sf De la pureté d'intention. Quand on rej
à ma charité par la haine, à mes avances par «les rebut», Je commence à goûter celte maxime : « Faites tout pour la plus grande gloire « de Dieu, et n'attendez des hommes que les « affronts et l'ingratitude, la seule récompense « dont ils aient payé Jésus-Christ» (S. ïgn.).
5° De ïhumililé! J'aurais pris goût sans doute a l'autorité, mon prétendu mérite m'eût ébloui, la tète me tournait sur ce pinacle; mais voici un ange de Satan qui me soufflette comme saint Paul, unSéméi qui me jette des pierres comme à David ; je vois alors ce que je vaux , le cas qu'on fait de moi.
Ajoutez que les persécutions, attirant la grâce et écartant les démons, garantissent de mille fautes : Admiraris Paulum, quetridô ejus vianum teligit vipera, et nihil ei fecil? Ne mireris : reventa enim fuit catenam ; totum etiam mare eom reverebatur; tune enim crut vinctus (S. Joan. Chrvs. loc. cit.).
Donc, si les bons paroissiens sont plus agréables, les méchants sont plus utiles. C'est la lime qui polit le diamant, le sel de la mer qui engraisse le poisson, le flot du déluge qui fait monter l'arche vers le ciel, l'argumcntatcur qui dans une thèse solennelle ne presse l'élève
— 25i — que pour le faire briller, le dragon île nos foulâmes publiques qui, de sa gueule béante, à Iravers ses dents meurtrières, sous son œil menaçant, verse avec profusion l'eau la plus douce et la plus limpide.
Scnèquc avait dit : « Nul ne peut être parfaitement vertueux, s'il n'a un fidèle ami cl un grand ennemi. » Saint Bernard va plus loin : « Si quelqu'un manquait du dernier, il devrait l'acbclcr au poids de l'or. »
TROISIEME EXERCICE
L'oisiicté, dégradation de l'homme.
Saint Jean Chrysostômc décrit ainsi les suitffl désastreuses de l'oisiveté.
■1° Elle annihile l'homme, cl engendre le dégoût et l'ennui.
Ne quœso , fluzam vi dissolut am quœramus vilain, Uttnim hic duplex bonum est, qudd in laboribus homines foi Unes fiant , ci quod magna
lit mcrces; sic ibi duplex malum, quod in quie'e tolliores évadant, et quod ad nullam utilitalem, tedin malum. Nihii em'm imtliliùs homine, qui in otio cl deliciis tolum transigit lempus. Res est inutilis desidia : alque in ipsis deliciis nihii ilà fructu carens utdcliciari : id enim f'aslidium parit. IS'equelanta est ciborum desidiœque voluptas; sed omnia defltiunt et avulant. Ne liane quœramas. Si enim considerure volucrimus, uler suavins aijulj qui laborat cl in œrumnis vivit, an qui dvliciatur : illum snaviùs vivoc deprehendemus,
2° Elle énerve et engourdit le corps, et débilite les forées.
Nom primo illius corpus énerve et ineplum est: deinde corjioris sensus non sunl sinceri neqtlê sani, sed molles et lunguidi; ubi vero sic rtê habet, neque sauilatis voluptas apparet, Quis rquus ulilisf qui deliciatur an qui exercelur? quœ navis, quœ navigat anquœ otiatur? quœ aquo, quœ /luit an quœ quiescit ? quod forum, quod moveluran quod nihii operatur? annon illud quidon splendct, cl argenlo simile est ; lioc aulem rubinincconsumilur, cl inutile est, alque ex matériel suàquidpiam amiUilf
5° Elle rouille et éniousse l'esprit, et livre désarmé aux traits île l'cimciui infernal.
Talequidpiam accidit étions (inimœ : rub\<f;f qnœdam illani pervadit , et splendorem corrodit rwlcraquc omnia. Qnà arlc nuis hanc rubiginem absterscrit? OErumnarum silice : illœ utilem redilunt animam el in omnibus erpcditam.Quo modoenim, quœso,polcrit vitiasuccidcrc, liebclalà acie, et quasi plumbum reflexà? quomodo diabolum confodict? cui non est ingralas Jtomo qui pingvedini studel, ac velul phoca trahitur ?
4° Elle ouvre la porte à la volupté et à toutes les passions, et laisse sans énergie en presenec des difficultés.
Jlic autcîn à Icclosurgens, sole forum replenlc, et omnibus labore satiatis , surgit se distendens quasi porcus suginatus.postquàm optimum diei partent in lenebris consumpsil. Deinde vc~ nient in locissedel, taliaque facit et dicil, ut melius esset dormire illum, quàm vigilare. Talem liominem facile excitant ira, concupiscentia, invidia} omnia. Si in negolioritmdifftcultatem in~ cidat, pulvis cl cinis reddilur.
5° Elle avilit aux yeux deshommes, et trompé les desseins du Créateur.
Quis non jure dicat : Pondus terrœ hic c*l , frustré in mundum prodiit *, imo non frustra, seé in malum capilis fut, inpcrniciemsuamjn dam-
— 2;H — nun'i (dionon. Et quid inaratius fueril Imntinc nihil habmte quod operetur? Quid fœdius, quid miserius ? annûnkoc inuumeris pejusest vinculis, osciluresemper in fovo sedentem, ne prœlcreunles speelare ? Anima quippe ex naturà Italiens , ut icmptr movealar. quietem non (cri. Ad operandttm Item lioe animal fecit : secundùm notaram cjus est quod operetur, contra naluram quod filoliusum. AfiUil olio, nihil desidià dehrius : ideù nobisDeus laborandi neeeêsitalem imposuil.
6° I-ilc dégrade à la fuis Tàine cl le corps [uc à légal du vice.
Omnibus quippè nocet Gtium, ipsisque corporij HMHM&rô. :\am uculus si non operetur, ileviqut ov, venlcr et quodeis membrum, in cxlrcmum i, ■ cidit înorbum: sed nihil ità ut anima, Sieul au- (cm Gtium )nalum est, ità quoque opcialio non confjruens.Quemadmodàm enim si quis non edal, indeulibus lœdilur ; si quœ non competunl edat, ut ohs.upescanlefficit : ità cl hic, sive non operclur, sive operetur quœ non oporlet, vim amitlit n. Ergo ulrumque juyerc studeumus , cl otium cl opus olio gravius. Qaoduam illud est 1 itia, ir<i, iuvidia, et reUqua vilia (Hum. 53 in .Ut. Apu^t v.