COBRCPTION DES MŒURS PUBLIQUES PAR LA BOUBSE
Que le gouvernement fasse des lois contre les associations, les réunions, les attroupements ; qu'il interdise à la presse la discussion de ses actes. ; qu'il prévienne et réprime , par des avertissements officieux et officiels , jusqu'aux velléités d'opposition; qu'il prétende dominer ce qu'il y a de plus indomptable, l'opinion, et donner le mot d'ordre à l'esprit public comme à ses préfets : il ne peut empêcher que chaque jour, à heure fixe, au centre de Paris, trois ou quatre mille individus, ardents, turbulents, passionnés, se réunissent en une sorte de club où se débattent les plus hautes questions de la politique et de l'économie, la protection et le libre échange , la paix et la guerre, la confiance et la crise. Le canon de la victoire annonce un jour à la France impatiente que son drapeau flotte sur les remparts de l'ennemi. Le peuple crie hurra! l'Empire est dans l'ivresse. Les habitations se pavoisent et s'illuminent ; les spéculateurs, chacun chez eux, prennent part à l'allégresse générale. Mais le lendemain, un vote improbateur du club, — la baisse, — vient signifier au vainqueur que le monde des affaires n'a point à se réjouir des succès d'une guerre entreprise sans son aveu, et rappeler à César triomphant qu'il n'est rien de plus que le premier actionnaire de l'État, primus inter pares. La Bourse ne connaît pas de dictateur.
C'est que ces trois ou quatre mille clubistes représentent quatre ou cinq cent mille Françaig répandus sur tous les points du territoire , véritable cohue, au premier aspect , vaste pandémonium où se coudoient laquais et grands seigneurs, où les princes de la finance tripotent et trafiquent avec leurs frotleurs et leurs portiers. Mais si l'on considère les puissants intérêts qui s'agitent dans cette assemblée , dette de l'État et des communes, banques et institutions de crédit, canaux et chemins de fer, navigation fluviale et maritime, assurances, mines, forges, filatures, raffineries, usines, biens meubles et immeubles, on peut dire que l'élite de la nation, le pays légal, comme on l'appelait sous le der-
nier roi, se trouve à la Bourse. Les principes qui régissent la société, son esprit, sa conscience , ses idées sur le juste et l'injuste, viennent se résumer dans ce sommaire. La Bourse est le pouls que doit palper le pathologiste afin de diagnostiquer Tétat moral du pays. Là tout ce qui peut être l'objet d'une appréciation est représenté : richesse matérielle et richesse immatérielle, comme disait Say le génie des savants etThabileté des industrieux; la probité du citoyen et l'honnêteté du gouvernement ; le patriotisme et le droit des gens ; la vertu et les intérêts.
Eh bien! telle est maintenant la question que le pays se pose : Y a-t-il quelqu'un en France qui croie encore à la justice et à l'honneur? Sommes-nous tous gangrénés, ou reste-t-il quelques âmes saines? Que l'oracle réponde. La consultation est des plus graves; ne dédaignons aucun symptôme...
Nous voilà loin des discussions casuistiques sur l'innocuité ou l'immoralité du jeu. Les 80 millions de droits de courtage des agents de change , les 50 à 60 millions nécessités par les reports à chaque liquidation, les centaines de millions engagés comme couvertures et payements de différences sur des transactions fictives: toute cette afïluence de capitaux détournés de l'agriculture, du commerce et de l'industrie; le dégoût des affaires sérieuses, la fièvre du gain illicite, aléatoire, ayant pour corollaire la ruine des familles, sont les moindres des crimes de l'agiotage. Le vol , la concussion, la malversation, l'escroquerie, l'abus de confiance , font partie intégrante de ses moyens, de ses mœurs.
Que les journaux, clients de la féodalité boursière, viennent encore bercer le public de démocralisation du crédit, par le morcellement des valeurs mobilières, la répartition des titres négociables entre des millions de propriétaires : on sait ce que c'est que l'actionnaire, la vache à lait du financier. Quand une compagnie parle de dédoubler ses actions, c'est qu'elle a absorbé tout le disponible dans une certaine classe de fortunes, et qu'elle éprouve le besoin d'aller faire le vide dans les plus petites bourses.
Depuis six ans il s'est édifié des fortunes de dix, quinze,
vingt et quarante millions ; tel père de famille constitue à sa fille dix millions de dot. L'ancienne église saint-simonienne, à elle seule, a fait razzia, dit l'Envie, d'un demimilliard. D'immenses domaines , en France, en Algérie, lui appartiennent ; des parcs, des châteaux , des latifundia , avec le cheptel baillé par l'État. Devait-on moins à ces initiateurs du crédit démocratisé?...
Tout ce qui représente un principe , une idée, un sentiment, tout ce que la France a aimé ou haï avec passion, la religion, la légitimité, l'empire, l'orléanisme, la république, est rejeté sur le second plan. C'est la cote des fonds qui gouverne , qui impose la paix , la non-intervention , qui adresse des remonlrances à Naples, des conseils de modération au Piémont. C'est pour elle que nos plus belles lignes, Paris - Strasbourg , Orléans - Bordeaux , Tours- Nantes, le Centre, Versailles- Rennes , construites par l'État et affermées d'abord à moins de cinquante ans , ont été aliénées pour quatre-vingt-dix-neuf ans ; que des subventions sont accordées pour être escomptées en une Bourse. Déjà la société a mis la main sur la propriété bâtie ; ses journaux préparent l'expropriation du cultivateur, sous prétexte d'ignorance et de routine. « Nous allons tomber dans la culture maraîchère, » disent-ils. Dans l'intérêt de l'alimentation publique, dans l'intérêt même du colon, il faut exproprier le paysan, reconstruire les grands liefs, envoyer aux colonies les bras disponibles, les bouches inutiles. Le jésuitisme et Yenfantinisme sont unanimes sur ce point. V Univers religieux y met une franchise compromettante ; les saint-simoniens voudraient se couvrir du masque de l'intérêt public : voilà le secret de leurs querelles.
Des projets circulent à faire bondir de joie les régénérateurs de certaine école. On parle d'une compagnie qui demanderait la concession de tous les docks à construire en France , qui serait commanditée de deux milliards par la Banque, alin d'acheter tous les produits de l'agriculture, qui ferait l'escompte aux petits commerçants et créerait, sur leurs produits, des billets à rente dont ils payeraient VintércL Le génie de l'école a tiré des valeurs en actions ce qu'elles
pouvaient rendre: les valeurs en immeubles suivent le mouvement : reste à attaquer les valeurs en produits.
Où s'arrêteront ces envahissements? « ces créations anormales et presque monstrueuses de l'esprit des affaires, non-sealement porté à sa plus haute puissance, mais encore s élançant bien au delà des limites permises; — créations innommées, qui, entreprenant sur la fortune acquise ou sur l'industrie honnête du prochain, ont pour résultat de jeter le plus grand nombre hors de ses voies, et trop souvent dans la misère, tandis qu'en haut de l'abîme où il est tombé, quelques-uns parmi les habiles de ceux-là à qui il faut à tout prix des millions et encore des millions, auront, par ces spéculations échevelées, trouvé moyen d'accaparer à leur profit toutes les jouissances; — créations que le vulgaire contemple et admire, bouche béante, comme un résultat prodigieux de l'intelligence des affaires, comme un signe visible du progrès, tandis qu'examinées, analysées par la rdison et la réflexion, elles ne sont guère qu'un retour à l'état barbare en fait d'industrie; que le symptôme alarmant d'une décadence réelle et prochaine ; que la survenance morbifique d'une sorte de chancre financier qui finira par ronger le corps social, par l'exténuer, pour le profit de quelques-uns, au grand dommage de l'intérêt de tous; créations pompeusement appelées économiques, qui, commençant par l'abus de la liberté de concurrence, finissent par le scandale du monopole; — sortes de coalitions qui détient et affrontent la loi eu se plaçant audacieusement sous son égide, et qui liniront par réduire l'exploitation de l'industrie de ce noble pays de France à un vaste pachalik, où il n'y aura plus que quelques despotes régnant sur un peuple d'esclaves. » [Des Fusions et des grandes Compagnies de chemins de fer, par Jules Mareschal, ancien directeur de la Liste civile.)
Ce qui vient de la flûte s'en va au tambour, dit le proverbe* Les excentricités du luxe, la débauche somptueuse, le vice doré, l'orgie aux Cinq cent mille francs de rente , la prostitution sous l'or et la soie, sont la conséquence de fortunes faites sans travail, au milieu des rapines. La tille entretenue a conquis une importance correspondante au développement de la spéculation déshonnêle; c'est une classe dans la société, ayant, comme l'antique noblesse, son faubourg, son monde, ses réceptions. La femme du monde rivalise avec elle de folies et d'extravagances. Qu'est-ce que le
mariagé, après tout, dans l'aristocratie bourgeoise? Un contrat d'affaires, une commandite à deux, où les parts sont réglées comme dans loute société de commerce. La fille dotée n'entend pas s'en tenir aux modestes revenus de son patrimoine-, le mari pour elle n'est qu'un agent chargé de tirer de ses capitaux le plus fort revenu possible, une sorte d'en- Ireteneur légal , condamné à satisfaire les ruineux caprices de sa moitié. La littérature, le théâtre, malgré ses ridicules sermons en trois ou cinq actes, suent la crapule et l'obcénité; les prix de vertu ne trouvent plus de lauréats. Voulezvous que les écrivains aillent chercher des pastorales d'un autre âge? Ils observent, ils décrivent, ils photographient leur entourage; le collodion dessine des monstres, des chenapans et des catins. Puis on crie à l'immoralité de l'art. « Le « beau , dit Hégel , c'est l'identité de l'idée et de la forme. »
Cependant que font les grands pouvoirs de la société, l'Ordre judiciaire, l'Université, l'Église?
Nos gens de lois, confinés dans leur droit romain , replâtré il y a cinquante ans sous le nom de Code civil, s'isolent de plus en plus du mouvement. Les chapitres de la vente, delà donation, de la servitude, de l'hypothèque, de la près, cription , sont toujours à leurs yeux la Somme de la sagesse, M. Troplong va jusqu'à nier que l'association des capitaux soit susceptible d'une meilleure forme : il prouve, ce que Ton savait, que l'antiquité la plus reculée, Tyr, Carthage, Massilie, les colonies grecques, connaissaient la commandite ; affirmant que la législation actuelle suffit à tout, et suffira largement encore pendant des siècles. Aussi pendant que le prince de la magistrature, infatué de maximes immobilistes, préconise l'excellence du droit civil, la prééminence du tribunal civil, la masse des transactions prend de plus en plus le caractère commercial, et, livrée à l'incertitude des définitions mercantiles, à la contradiction des théories économiques, désespère la conscience du juge et défie la science du jurisconsulte.
Forcée d'obéir à l'impulsion d'en haut, la magistrature oublie qu'en matière de législation comme en matière
d'économie, conserver, c'est améliorer, c'est réformer sans cesse-, elle se laisse déborder par la juridiction consulaire, juridiction sans doctrine, sans tradition, incapable par ellemême de discerner, la plupart du temps, le juste de l'injuste; et, tout en préparant sa propre déshérence, prépare la désolation de la société. Lorsqu'il se produit devant une cour quelque fait d'escroquerie du domaine de l'agiotage, juges, procureurs et avocats ouvrent de grands yeux et restent interdits au récit de manœuvres que n'a point décrites Justinien. 11 leur faut un interprèle pour saisir le sens des faits soumis à leur jugement, calculer la portée des idées qui les produisent. La magistrature n'est plus une puissance que de nom, condamnée à laisser faire, parce qu'il lui est défendu de comprendre.
L'enseignement : sans doute il a dû marcher avec le siècle, éliminer de ses programmes force grec et latin , qu'il a remplacé par égale quantité de mathématique, de physique, de chimie, de mécanique. L'ère des rhéteurs, des argumentateurs in barocho et barbara, fait place à celle des hommes positifs, chiffreurs, maçons, constructeurs, arpenteurs, remueurs de terre et de moellons, mineurs et métallurgistes.
Mais si l'instruction s'est transformée quant à la matière, l'Université, quant à l'esprit qui l'anime, est restée la même. Maîtres et grand-maître, organisés désormais en pétile Église, loin des profanes, écrivent pour leurs intimes, pour leurs néophytes, de pompeuses amplifications sur Dieu, le Beau, le Bien, le Juste, le Saint, le Vrai. De l'Utile et des lois qui le régissent ils ne savent mot; des droits du travailleur, des devoirs du capitaliste, du propriétaire, de l'échangiste, rien. C'est du matérialisme, disent-ils, du sensualisme, de la révolution. Ah! s'il s'agissait des belles dames du grand siècle, des bas-bleus de la cour de Louis XIV et de Louis XV!... L'Université, elle aussi, préparc son abdication.
L'Église n'est pas à ce point oublieuse de ses intérêts. Elle se souvient qu'elle fut jadis l'âme de la féodalité, et compte bien reconquérir sa prépotence dans la féodalité nouvelle. Nulle part l'esprit moderne, l'esprit d'accapare-
ment, ne s'est plus complètement incarné; l'art de lever des primes et des contributions y est poussé aux plus extrêmes limites. D'après une statistique fort modérée du journal Y Estafette i les subventions des départements et des communes ainsi que le casuel ne montent pas à moins de 48 millions et demi, qui, joints aux 36,485,000 fr. du budget, forment un revenu fixe de plus de 85 millions par an. Mais le journal ne comprend pas dans ce chiffre les contributions des congrégations pieuses : œuvre de la Miséricorde, œuvre de la Compassion, œuvre de Saint-François-Xavier, œuvre de Saint-François-Régis, œuvre du Sacré-Cœur de Marie, du Sacré-Cœur de Jésus, œuvre de la Sainte-Enfance pour le rachat des petits Chinois, œuvre du Saint-Rosaire, et mille autres œuvres dont les noms seuls rempliraient des pages. La Propagation de la foi compte des souscripteurs par millions, à un sou par semaine; de pauvres vieilles femmes, trop pauvres pour payer cette mince rétribution, se réunissent à quatre ou cinq, donnant chacune leur pauvre liard, alléchées par la promesse d'indulgences temporelles et plénières portées en déduction de leurs vieux péchés. Et les biens des communautés, et les donations, et les fidéicommis ; puis les quêtes par les jolies femmes à qui la galanterie ne permet pas de refuser; les pièces d'or et d'argent collées aux cierges, les locations de chaises, les messes à grand orchestre, les pour-boire de bedeaux, suisses et sacristains
« Il nous faut de l'argent, beaucoup d'argent, disait un prédicateur du mois de Marie, trois cent mille francs, pour élever à la Vierge une statue colossale au Puy. »
Un ecclésiastique de Paris, tranchant franchement la question, n'hésita pas, au commencement de l'année, à organiser par actions l'exploitation de l'église Saint-Eugène. La mise en commandite de la messe et des sacrements, sous les auspices d'un banquier juif : quelle naïveté!... L'intervention do l'archevêque fit cesser le scandale : nous n'avons point entendu dire que le curé spéculateur ait quitté la paroisse.
Cependant la foi est-elle ardente? La religion fleurit-elle
au cœur des croyants comme aux recettes du budget? « Jamais il n'y eut pareille affluence aux églises, disait un prêlre du Jura; mais jamais aussi l'hypocrisie ne fut plus générale ni l'irréligion plus profonde. » Les mères, dans les grandes villes, envoient leurs filles au catéchisme en maugréant du temps qu elles y perdent ; elles aspirent après le moment où leurs enfants seront débarrassés de leurs communions. Un curé du département de Seine-et-Marne écrit au journal Y Estafette :
« Ignorez-vous dans quel état malheureux sont tpmbées les populations des diocèses voisins de Paris? Ne savez-vous donc pas qu'elles n'ont plus de chrétien que le nom? Toutes relations entre elles et les curé6 ont à peu près cessé. La foi de ces derniers n'éclairant plus les arnes, leur ministère n'est, aux yeux du peuple, qu'un vil métier. »
Ainsi ces vieilles puissances du monde que respectaient les révolutions, que les changements de dynasties trouvaient et laissaient debout, comme l'arche sainte à laquelle était attaché le salut d'Israël, ces grandes institutions, qui ont jadis passionné les masses et fait couler le sang pour leurs querelles, n'ont plus de racines dans la société. Le jour où le bras du pouvoir cessera de les soutenir, elles tomberont d'elles-mêmes, sans qu'il se trouve seulement une voix populaire pour prononcer leur oraison funèbre. Les dieux sont partis; le vieux monde est mort : excessêre dii.
La puissance nouvelle, la féodalité boursière a tout envahi, tout remplacé; elle seule a le privilège de soulever les passions, d'exciter l'enthousiasme et la haine, de faire battre les cœurs, de révéler la vie. C'est pour elle que l'armée veille, que la police fonctionne, que l'Université enseigne, que l'Église prie, que le peuple travaille et sue, que le soleil éclaire, que les moissons mûrissent, que tôut pousse et fructifie.
Son esprit envahit l'Europe entière. De toutes parts surgissent des Crédits mobiliers, des coalitions de banquiers, des fusions, des agglomérations de capitaux et d'entreprises à l'image de ce qui se passe chez nous. L'Anglais et l'Amérique déclament contre la machine Pereire : ils la jalousent.
Notre amour-propre national se complaît à faire de la France la grande initiatrice des peuples. Après leur avoir porté l'idée et la liberté, leur donnerons-nous aussi la servitude?
Car il n'y a plus à reculer, il faut que cette situation ait une issue; et il n'y en a que deux possibles : — ou le triomphe du système , c'est-à-dire l'expropriation en grand du pays, la concentration des capitaux, du travail sous toutes ses formes, l'aliénation de la personnalité, du libre arbitre des citoyens au profit d'une poignée de croupiers insatiables; — ou la liquidation.
Liquidation! ce mot, terrible comme le sphinx, parce qu'on ne le comprend pas, qui apparut en 1848 aux bourgeois stupéfaits comme une menace et une vengeance, n'a plus rien qui doive effrayer. La liquidation, ce n'est ni un kilomètre de raihvay de moins, ni une usine supprimée, ni une machine brisée, ni un muid de blé de perdu, ni une force productive quelconque anéantie. Si les 80 milliards d'opérations qui se font annuellement à la Bourse n'ajoutent pas un centime à l'actif social , l'exécution en niasse de cette population parasite ne créera pas non plus un centime de déficit. Les créanciers n'auront englouti dans leurs portefeuilles ni nos forêts, ni nos prairies, ni nos domaines cultivables; les forges, les filatures, les métiers, les denrées agricoles, les produits coloniaux ne se seront point attachés à la semelle de leurs sandales; ils n'auront point ébréché le capital national, en le déplaçant, l'accaparant, le monopolisant; en établissant dîmes et corvées sous une forme quintessenciée, et mettant à rançon tout ce qui produit et consomme. Qu'ils partent!... La liquidation, ce sera le retour à l'ordre, une nuit du 4 août. Gloire au travail, paix à ceux qui produisent, union et force entre tous ceux qui échangent : voilà la liquidation. Que si la caste crie encore à la spoliation , au martyre, du moins on ne dira plus que c'est le Juste qui est sacrifié pour le salut du Peuple...