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CAISSE GÉNÉRALE DES CHEMINS DE FER

(Paris, 90, rue Richelieu.)

M. Mirés, gérant de cette société, revendique dans les termes suivants la priorité d'application, sinon de conception, du système qui sert de base au Crédit mobilier.

« 11 y a bientôt huit années, nous ayons fondé la Caisse des Actions réunies. Le succès qu'elle obtint, l'importance des bénéfices qu'elle réalisa, attirèrent l'attention du monde financier, et il est permis de supposer, — sans présomption, — que ce fut le point de départ de la création du Crédit mobilier. » (Journal des Chemins de fer du 31 mai 1856.)

Par acte du 15 juin 1853, la Caisse des Actions réunies changea sa dénomination en celle de Caisse et Journal des Chemins de fer, société en commandite, au capital de 12 millions, divisé en 24,0CO actions de 500 fr. Durée, 30 ans 6 mois à dater du 1" juillet 1853.

Enfin, le 26 mai 1856, les directeurs :

* Considérant l'importance des entreprises faites, les traités passés pour d'autres entreprises plus considérables, et la nécessité 4e mettre la Société éu état de remplir sa mission par la puissance du capital, après avoir pris l'avis du conseil de surveillance, ont arrêté :

« i° D'adopter le titre de Caisse générale des Chemins de fer; « 2# D'élever à 50 millions de francs le capital de la Société. »

C'est, à 10 millions près, le capital du Crédit, mobilier, et comme ce dernier, la Société Mires se réserve d'émettre des obligations, mais seulement en chiffre égal au fonds souscrit. Y a~t-il à vivre pour deux Compagnies de cette importance? Entreront-elles en rivalité ou fusionneront-elles leurs fonds

el leurs intérêts? En cas de concurrence et de guerre ouverte, il y aurait des frais à payer : le monde de l'agio va-t-il avoir, comme celui de la politique, ses partis, ses proscrits et ses prétendants?

On parle déjà d'accord et d'entente entre la Compagnie Mirés et celle du Crédit mobilier : c'est la sainte-alliance des capitaux qui se pose, expression la plus haute de la féodalité industrielle.

Les bénéfices, après le prélèvement de 5 O/O d'intérêt aux actions, sont répartis comme suit :

5 0/0 aufonds de réserve, qui ne peu t dépasser 2 millions ; 10 0/0 à la gérance; 76 0/0 aux actions, à titre de dividende, L'assemblée générale se compose des 200 plus forts actionnaires. 40 actions donnent droit à une voix., sans qu'on puisse disposer de plus de 10.

. Les actions ont produit :

En 1854 : 69 fr. En 1855 : 79 90

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