‹ Manuel du touriste photographe (volume 2)Chapitre 10 sur 79 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

de quelques bulles d’air, soit pour toute autre cause, il faudrait faire passer les images une seconde fois à travers la dissolution.

Au cas où l’on aurait surexposé les épreuves, il serait bon de les passer sur une dissolution d’oxalate un peu refroidie ; et si, au contraire, l’insolation a été faible, on pourra dépasser la température de 80°; on peut même aller jusqu’à l’ébullition.

Il est utile d’employer toujours un bain développateur à réaction acide; on s’assure de l’acidité du bain avec du papier de tournesol, et, quand on le trouve alcalin , on l’acidifie par l’addition de quelques grammes d’acide oxalique.

Après le développement, le développateur est renfermé dans un flacon ; il peut servir indéfiniment; on remplace l’eau à mesure qu’elle se réduit en vapeur, et l’on ajoute de la dissolution froide d’oxalate de potasse toutes les fois que cela est nécessaire.

Lavage des épreuves. — Après développement, les épreuves sont plongées dans une dissolution de

Acide chlorhydrique pur Ie*

Eau 80

et on les y laisse jusqu’à ce que le sel de fer que contient encore le papier ait complètement disparu.

On doit renouveler cette dissolution tant qu’elle se colore en jaune. En général on la renouvelle trois fois, en laissant les épreuves dix minutes dans

chaque bain; puis on les lave à l’eau pour les débarrasser de l’acide chlorhydrique. Il suffît de les passer successivement dans plusieurs eaux pour arriver à un lavage convenable.

On peut s’assurer au dernier lavage, avec du papier de tournesol, que l’eau ne contient plus aucune trace d’acidité.

On n’a plus qu’à laisser les épreuves se sécher et à les retoucher s’il y a lieu et monter, ainsi qu’il est dit au chapitre spécial de la retouche et du montage.

Si l’on tient à pratiquer le procédé de platino typie, ce à quoi nous engageons fort les personnes désireuses de produire des œuvres durables, on fera bien de se munir du Traité de Platinotypie indiqué plus haut. On y trouvera spécifiés avec soin les principales causes d’insuccès et les moyens d’y remédier.

2° Procédé au charbon. — Nous ne parlons ici de ce procédé que pour mémoire, et nous renvoyons, pour la description complète de ce mode d’impression, à notre Traité d’ impression au charbon (*).

C’est encore un moyen d’obtenir des impressions stables avec l’action de la lumière pour chaque épreuve.

Ce procédé convient très bien aux reproductions de paysages et de monuments, mais il est d’une

(V) Gauthier-Villars, éditeur.

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