‹ Manuel du touriste photographe (volume 2)Chapitre 11 sur 79 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

pratique délicate sinon difficile, parce qu’on ne trouve pas dans le commerce des sortes de papiers mixtionnés convenables pour tous les clichés ; il résulte de là de nombreux déboires. Aussi ne croyonsnous pas devoir conseiller l’usage de ce procédé à quiconque n’en pourrait faire une étude complète.

11 existe enfin un procédé d’impression de l’image latente par développement, tout comme cela a lieu pour les négatifs.

3° Procédé par développement. — La couche sensible, en ce cas, est du gélatinobromure d’argent couché sur du papier. Il en est de deux sortes : il y a le papier Morgan (‘) et le papier Lamy (a).

L’avantage principal offert par ce papier consiste dans la faculté qu’il procure de pratiquer des impressions nombreuses dans très peu de temps et à la lueur d’un simple bec de gaz, d’une bougie, d’une lampe à pétrole, en un mot d’une source delumière artificielle quelconque.

Le négatif est placé dans le châssis-presse comme d’ordinaire, on le recouvre du papier sensible sur le dos duquel on pose une feuille de papier noir, puis le coussin de papier et les volets brisés.

On opère, cela va sans dire, dans un laboratoire obscur, éclairé seulement par une lanterne à verre rouge, absolument comme on le fait pour les manipulations négatives.

p) Boulevard des Italiens, 29, Paris.

(“) Avenue Parmentier, 18, Paris, chez M. Hulinet.

Le châssis une fois fermé, on démasque la flamme delà source de lumière employée, après avoir placé le châssis à une distance d’environ 30cm à 50cm de la lampe.

La lumière agit alors durant un temps qui, suivant lecliché, peut aller de quinze secondes à une minute.

D’ailleurs, en rapprochant le châssis de la lumière, on diminuerait la durée de l’exposition.

Une première épreuve est faite à titre d’essai; on vérifie de la sorte le temps nécessaire à l’impression, et, quand on s’est assuré de cette durée, on peut, en conservant toujours les memes données respectives, imprimer successivement autant d'épreuves que l’on en désire du même cliché.

Si l’on est deux personnes opérant simultanément, l’une chargeant et déchargeant les châssis, l’autre les exposant à la lumière, on arrive à imprimer environ 60 à 100 épreuves par heure.

Le développement n’est entrepris qu’après qu’on a impressionné tout le contingent du moment; on se sert alors pour le développateur des formules indiquées soit par M. Morgan, soit par M. Lamy.

Ces révélateurs sont à base d’oxalate ferreux, ainsi que cela a lieu pour les négatifs. Pour des tirages de petites épreuves, le papier Lamy nous paraît convenir mieux qu’aucun autre, parce qu’il donne des images plus superficielles l1). Yoici,

(’) Le papier pelliculaire Balagny dont il est question clans la

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