CHAPITRE TROISIEME
Il n’est aucune règle précise à indiquer pour cette retouche, qui consiste d’ailleurs le plus souvent dans l’élimination des points blancs et dans l’addition de quelques demi-teintes, rongées par l’hyposulfite, ou bien insuffisamment venues au tirage, dans les grands blancs, par suite de l’emploi de clichés trop durs.
Quand la retouche est terminée, on encaustique les épreuves en les frottant avec un morceau de flanelle très légèrement enduite d’encaustique à la cire. Ce composé est préparé comme il suit :
On mélange à chaud de la cire blanche, de l’essence de térébenthine et de l’essence de lavande. Ce mélange se prend en masse par le refroidissement. On doit y mettre la cire voulue pour qu’il ait, une fois refroidi, la consistance moyenne du suif.
Il reste à cylindrer les épreuves ou à les satiner pour leur donner une planité complète et en même temps pour abattre le grain du papier qui s’est gonflé par suite du mouillage par la colle.
Les cylindres à satiner les épreuves, pour des dimensions un peu grandes surtout, n’étant pas à la portée de tous les amateurs à cause de leur prix élevé, on a recours à des marchands de produits photographiques ou à des photographes qui se chargent de ce satinage moyennant une faible rétribution.
Nous ne parlerons pas ici de l’émaillage des
DEUXIEME PARTIE, épreuves, on ne se sert guère de ce procédé de brillanter les images photographiques que pour le portrait et dans quelques cas spéciaux. Les personnes qui désireraient pourtant savoir comment se pratique cet émaillage rrauront qu\à recourir au Traité de Monckhoven, 7e édition, page 254.
Les épreuves ainsi traitées gagnent en transparence et en profondeur, mais leur aspect est peu artistique. Nous conseillons donc de ne jamais émailler les épreuves de vues. D’ailleurs, leur conservation en cet état est difficile, la couche de gélatine et de collodion qui recouvre l’image étant susceptible de s’érailler facilement.
11 convient quelquefois de doubler simplement les épreuves pour leur donner plus de consistance sans cependant les coller sur de la carte. On se sert en ce cas de papier un peu fort. L’épreuve y est collée comme il a été dit plus haut. On satine après dessiccation complète, on rogne et Fon colle, par les bords seulement, sur les feuilles d’album, de façon à éviter le godage de ces feuilles.