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CHAPITRE TROISIÈME

pâte fraîchement préparée et proscrire la colle forte de gélatine à froid. Cette colle est maintenue fluide par suite d’une addition d’acide acétique : les épreuves se trouveraient atteintes par cet acide.

Nous voyons recommander, pour former une bonne colle, la préparation suivante (1) :

Arrowroot de première qualité . . . 105sr

Eau 840

Gélatine fine 10,4

Esprit de bois 60

Acide phénique 12 gouttes.

On mêle l’ arrowroot avec 1 80sr d’eau de manière à former une pâte homogène, puis on ajoute le reste de l’eau dans laquelle on a fait préalablement tremper la gélatine. On fait bouillir pendant trois à quatre minutes, en remuant vivement, puis on laisse refroidir un peu. Quand la température n’est plus haute, on ajoute l’esprit de bois dans lequel on a dissous l’acide phénique, on continue de remuer le tout avec soin, jusqu’à ce que le mélange soit bien intime.

Cette préparation peut être conservée assez longtemps sans se détériorer et elle colle parfaitement les épreuves photographiques.

M. Walter Woodbury a donné la formule d’une colle de gélatine en dissolution alcoolique qui, dans les cas où l’on a à monter des épreuves à papier résistant, comme, par exemple, les épreuves

( p Moniteur de la Photographie , année 1883; page 133.

de photoglyptie, convient parfaitement à cause de son plus grand pouvoir adhérent. Voici cette formule (*) :

A 192 parties de gélatine, l’on ajoute 385 » d’eau

6 » de glycérine.

Dès que la gélatine a absorbé tout le liquide, on met an bain-marie jusqu’à complète liquéfaction ; on verse alors peu à peu dans cette dissolution, en agitant continuellement, 576 parties d’alcool méthylique (esprit de bois).

Une fois le mélange terminé, on filtre à travers de la mousseline.

Cette colle offre l’avantage de sécher très vite, de se conserver indéfiniment et de provoquer une grande adhérence entre les objets collés.

Étant moins aqueuse que les colles précédentes, elle occasionne une distension moindre, et il est des cas où cette qualité peut être appréciée. ,

Quel que soit le procédé de collage employé, dès que les épreuves sont montées et sèches, on peut les retoucher au crayon ou au pinceau, suivant la nature de la retouche qu’elles exigent. Les couleurs à l’albumine de M. Encausse (2) peuvent servir de préférence à d’autres pour que la retouche ne produise pas sur le papier une épaisseur mate.

(’) Léon Vidal, Traité pratique de Photoglyptie. (Gauthier- Villars.)

(a) Rue Rochechouart, 57, Paris.

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