‹ Manuel du touriste photographe (volume 2)Chapitre 26 sur 79 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

b) De l’emploi d’une solution trop vieille d’acide pyrogallique devenue brune; les négatifs ont souvent un voile de même coloration, qu’on peut faire disparaître en plongeant la plaque, après fixage, dans un bain de 3 parties d’acide chlorhydrique et 100 parties de solution saturée d’alun. Lorsque le voile jaune persiste, on met la plaque dans une solution de bichlorure de mercure ; on la lave et on la recouvre d’une solution diluée de cyanure de potassium.

c) Il se produit un voile inégal rouge ou jaune, lorsque la plaque n’a pas été recouverte uniformément de révélateur, et que l’air a agi sur certaines places (même remède que dans le cas précédent).

d) Si le révélateur à l’oxalate ferreux a été incomplètement éliminé par le lavage, l’hyposulfite du bain de fixage se colore en jaune et communique cette coloration au négatif. De même, lorsque la solution de fer est vieille et n’est pas acide (Remède : ajouter quelques gouttes d’acide sulfurique à la solution du sulfate ferreux). La même coloration se produit souvent, quand on fixe dans le même bain successivement des plaques développées à l’acide pyrogallique et d’autres développées au fer. La coloration jaune peut s’enlever souvent, en versant sur la plaque de l’hyposulfite frais. On peut, dans ce cas, s’aider du bain d’acide chlorhydrique mentionné en b.

« 6. Voile vert. Ce voile peut avoir diverses causes :

a) D’après Àbney, il y a un voile vert dichroïque, ainsi nommé parce que le négatif fixé paraît vert à la lumière réfléchie, et légèrement rouge à la lumière transmise ; on l’enlève au moyen de substances oxydantes, telles qu’une solution de bichromate de potassium, qui est parfois efficace, mais pas toujours; ou bien, ce qui réussit le mieux, le bioxyde d’hydrogène (eau oxygénée), ou le bain d’acide chlorhydrique.

b) Les plaques ont un voile vert foncé ou vert brunâtre, lorsqu’on les fixe dans de l’hyposulfite très vieux et devenu brun, surtout lorsque le révélateur au fer a été mal enlevé par le lavage.

« 7. Voile blanc laiteux. On le remarque souvent dans le développement à l’oxalate de fer. L’auteur l’a désigné sous le nom de voile de chaux. 11 so forme lorsqu’on lave les plaques avec une eau calcaire, après le développement à l’oxalate ferreux. Il se dépose de l’oxalatede calcium insoluble et blanc. Le voile blanc n’offre pas d’inconvénients, parce que, à l’impression, il laisse complètement passer la lumière et qu’il disparaît tout à fait au vernissage. On peut également l’enlever par l’action de l’acide chlorhydrique très dilué. Ce voile se produit très rarement, lorsqu’on a développé à l’acide pyrogallique.

« 8. La plaque se recouvre pendant le développement d’une poudre jaune, ressemblant à du sable fin, lorsqu’on l’a développée à l’oxalate ferreux, et

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