‹ Manuel du touriste photographe (volume 2)Chapitre 31 sur 79 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

entourées d’un halo. L’auteur ne connaît pas de remède infaillible à cet insuccès; cependant, les plaques dont la surface est mate y sont moins sujettes. Ce qui réussit le mieux, c’est d’ajouter à l’émulsion au bromure un peu d iodure d argent, dont la couleur jaune non actinique a une influence favorable.

« 22. Pendant le développement, le négatif se renverse et se transforme en positif. Ce phénomène de solarisation se produit, la plupart du temps, par suite d’un excès de pose. Souvent, dans les paysages, il n’y a que le ciel et les objets fortement éclairés qui se solarisent. Il faut naturellement, pour remédier à la solarisation, donner moins de pose.

« Même avec des plaques qui sont certainement surexposées et qui se solariseraient avec un révélateur normal, on peut quelquefois éviter ce défaut, en développant avec un révélateur très faible qu’on laisse agir pendant très peu de temps. Par exemple, on peut sauver des négatifs surexposés, qui auraient été certainement perdus, si, au lieu d’employer du révélateur ordinaire à l’oxalate, on se sert de révélateur au citro-oxalate, surtout si l’on a le soin de prendre beaucoup de citrate, en proportion même plus forte que celle indiquée dans la formule d’Abney (Eder, page 150).

« Très souvent aussi, certaines plaques à l’émulsion se solarisent même après une exposition rela-

tivement courte. Ce phénomène doit être attribué à ce que les plaques ont subi, avant l’exposition, l’action de la dispersion de la lumière actinique.

« En développant à l’oxalate ferreux, si bon ajoute une trop grande proportion d’hyposulfite sodique, il se produit également alors un renversement du négatif. Il est également très nuisible de nettoyer ou de polir les plaques avec un chiffon qui a été souillé par l’hyposulfite sodique.

« Les plaques au gélatino-iodo-bromure ont moins de tendance à se solariser que celles au gélatinobromure.

« 23. Détachement de la couche du verre, formation de bulles et d'ampoules, extension de la couche de gélatine au delà des bords de la plaque , formation de plis, contraction et distorsion de l'image négative. Cet accident se produisait très souvent autrefois, mais se présente bien plus rarement maintenant, parce que l’on fabrique des gélatines spéciales et dures. Cela provient : a) de l’emploi d’une gélatine trop tendre, qui ne donne pas une pellicule assez résistante et qui absorbe trop d’eau ; avec des gélatines dures, cela n’arrive jamais. Cet accident provient encore d’une digestion trop longue et d’un commencement de décomposition. Souvent, on ne s’aperçoit pas qu’une émulsion à la gélatine, qui est encore très ferme, a subi un commencement de décomposition, et on ne le constate qu’après le fixage, parce que la couche se détache du verre.

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