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CHAPITRE CINQUIÈME

De même, cela peut provenir d’un séchage inégal de la couche d’émulsion, en voie de décomposition. Il se forme des plis près des parties qui ont séché en dernier lieu.

« Les huiles et le frilling n’apparaissent généralement qu’après le fixage et le lavage, alors même que, dans les manipulations précédentes, rien ne faisait prévoir cet accident. Très souvent, cependant, la cause du frilling est due :

b) Au révélateur lui-même. On le remarque surtout dans le révélateur alcalin, lorsqu’il y a trop d’ammoniaque.

c) A la température trop élevée du révélateur ou des eaux de lavage.

d) A l’emploi d’un bain de fixage trop concentré : il se produit des ampoules et du frilling.

« Les plaques, dont la couche se détache du verre, doivent être rejetées; lorsque le photographe constatera ce défaut, il fera bien de condamner ces plaques, quoiqu’on puisse obvier au frilling en ajoutant un peu d’alun à l’émulsion ou un peu de tannin.

« Voici ce que l’on peut faire pour remédier au détachement de la couche :

« On peut recouvrir la plaque d’un substratum de gélatine additionnée d’alun de chrome.

« On peut tanner les plaques préparées. Dans la plupart des cas, on fait cette opération après le développement et avant le fixage.

« Mais, dans les cas difficiles, on tanne les plaques

avant de les développer, ainsi qu’après les avoir fixées, c’est-à-dire qu’on lave superficiellement le fixateur, et qu’on met la plaque dans la solution. On ne la lave à fond qu’après cette opération. On se sert généralement d’une solution saturée à froid d’alun ou d’alun de chrome, qu’on laisse agir pendant quelques minutes, mais c’est l’alun dont on se sert généralement. On arrive au meme résultat avec le tannin. Brightman a préconisé l’emploi d’un bain de tannin avant le développement. William employait : 14 parties tannin, 18 parties alun, 48 parties glycérine, et 384 parties eau. On s’est également servi d’une solution de sulfate magnésique ou sel d’Angleterre (1 : 12), mais on n’en a pas toujours reconnu l’efficacité.

« Lorsque le frilling est peu accentué, la couche ne forme des ampoules que dans de certaines plaques. Les éraillures sur les bords de la plaque sont la cause du détachement de plus grandes parties de la couche. En pareil cas, on pourra frotter les bords avec du suif, ou les enduire de vernis à négatifs.

« D’après Chardon, il suffit souvent de tremper les plaques dans de l’alcool avant le développement, puis de les laisser gonfler dans de l’eau additionnée d’alcool, et de développer ensuite; après cela, on lave légèrement, puis on met la plaque dans une solution d’alun à 5 pour 100. On lave, puis on fixe. Par le bain d’alcool, on fait disparaître de très

CHAPITRE CINQUIÈME, fortes ampoules ainsi que les plis. Si l’on veut éviter les taches, à la suite de ce traitement, il faut bien prendre soin que les plaques soient, tout au • moins à la surface, bien débarrassées de sels insolubles dans l’alcool, comme, par exemple, l’hyposulfite sodique et l’oxalate ferreux.

« Si la couche a une trop grande tendance à se détacher, tous les bains que nous avons énumérés ne servent à rien. On peut, comme dernière ressource, recouvrir la plaque d’une couche de collodion normal, ce qu’a recommandé Abney .

« Immédiatement avant le développement, on verse sur la plaque du collodion normal à 1/2 pour 100; aussitôt qu’il a fait prise, on lave jusqu’à la disparition complète d’apparence graisseuse (on ne doit pas laisser sécher complètement la couche, car alors le révélateur serait sans action). Toutes les manipulations, telles que le développement, le fixage, se font à travers la couche de collodion, et cela sans danger d’accidents. Si, dans les derniers lavages, la couche semble se plisser un peu, elle reprend son uniformité lorsque la plaque a séché. La pellicule de collodion forme alors un vernis brillant. Pour le renforcement, il faut, au préalable, tremper la plaque dans un mélange d éthei et d’alcool, puis la laver.

« L’auteur, par expérience personnelle, peut recommander ce procédé, qui a été expérimenté déjà par Lorent et autres.

« 24. Le négatif se fixe très lentement et très difficilement. Nous avons déjà parlé de ce défaut dans le chapitre qui traite du fixage (Eder, Ghap. L).

« 25. Insuccès pendant le renforcement à l’argent Le voile rouge se produit facilement, lorsqu’on n’a pas recouvert assez rapidement la plaque, ou que le renforçateur a agi trop longtemps ; de meme, lorsque les dernières traces d’hyposulüte n’ont pas été soigneusement éliminées, ou Lien que l’on a ajouté trop peu d’acide au renforçateur. On peut souvent faire disparaître le voile rouge au moyen d’acide chlorhydrique dilué (1 à 2 pour 100), ou bien d’une solution concentrée de chlorure sodique.

« Si le renforçateur contient trop d’acide citrique, il arrive souvent que la gélatine de la pellicule se dissout en partie.

« 26. Insuccès pendant le renforcement aux sels de mercure. Dans tous ces procédés de renforcement, à l’exception de celui d’Edwards, voici les causes de ces insuccès :

a) Des traces d’hyposulfite sodique, qui brunit les sels de mercure (précipitation de sulfure de mercure). Les plaques se voilent fortement. Remède: élimination complète de l’hyposulûte par le lavage, avant et après le traitement au mercure. Il est difficile de remédier à des taches dans les négatifs. D’après Kuntzmuller, on réussit mieux avec la solution de chlorure d’or.

b) Si l’on n’enlève pas complètement, par le

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