DEUXIEME PARTIE. — CHAPITRE SIXIÈME
petites soient-elles ; mais, ce qui fait défaut, c’est l’existence d’un obturateur à durées variables et avec lequel on puisse réaliser l’indication fournie par le calcul. On saura bien, par exemple, que, dans telles et telles conditions, il suffira de poser -X- de seconde ou mais on ne pourra user d’un obturateur donnant exactement cette durée de pose.
L’obturateur chronométrique de M. Paul Boca permet bien de faire varier à volonté les durées de pose jusqu’à de seconde, mais pas au-dessous de cette durée. Quant aux autres obturateurs, il n’en est point encore qui soit construit de façon à produire très exactement des durées variables à volonté pour des fractions de seconde égales à des centièmes.
Il faut donc se contenter d’à-peu-près, agir par essais ou tâtonnements successifs, pour savoir que la roue à rochet du ressort tendeur étant amenée à tel cran, on a une vitesse suffisante pour reproduire un objet en mouvement transversal rapide, à telle distance approximativement déterminée.
Nous dirons en principe que la vitesse de ^ de seconde n’est suffisante que pour des objets animés d’un mouvement transversal rapide, à environ cinquante mètres de l’objectif et au delà.
Si l’on doit reproduire ces mêmes objets en mouvement à une distance moindre, il faudra nécessairement augmenter la rapidité du fonctionnement
de l’obturateur; à 25mde distance et au delà jusqu’à 50m, elle devra être d’un cent cinquantième de seconde ; à 10m et au delà jusqu’à 25m, d’un trois centième.
L’opérateur muni d’un bon obturateur quel qu’il soit, de celui de M. Français, pour en citer un, aura peu de peine à en régler les vitesses pour les trois distances que nous venons d’indiquer. Il le fait expérimentalement en marquant d’un trait ou d’un chiffre chacun des crans de la roue de tension correspondant aux vitesses reconnues convenables.
Mieux vaudrait certainement trouver des obturateurs tout gradués et où chaque numéro de la roue correspondrait à une vitesse mesurée d’avance. Il est probable que les constructeurs d’obturateurs finiront par se décider à compléter de la sorte ces appareils, avec lesquels on est réduit jusqu’ici à opérer un peu trop au hasard.
Étant donné l’obturateur convenablement disposé, il reste, pour exécuter des négatifs instantanés, à employer des couches aussi sensibles que possible et des objectifs à ouverture très grande et à foyer très court.
Il y a un moyen, quelle que soit la sensibilité des plaques à la gélatine dont on dispose, d’accroître leur sensibilité jusqu’au quadruple. C’est celui qu’ont indiqué M. Ducos du Hauron et d’autres chercheurs; il consiste dans l’immersion des plaques dans le bain suivant :