‹ Manuel du touriste photographe (volume 2)Chapitre 46 sur 79 · CHAPITRE SIXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIEME

tance de celui-ci), puisque ce champ n’est que de 10m et qu’elle parcourt un espace de 15m à la seconde. En réduisant l’exposition à rle seconde, le parcours dans le champ de vision sera, durant ce temps, de lm,500, et dans ^ de seconde, de 0m,15, qui se traduiraient sur une plaque de 10c<1 par un déplacement de 0m,0015. Pour réduire le déplacement à ^ de millimètre seulement, il faudrait donc augmenter la rapidité d’obturation et la pousser jusqu’à environ TA de seconde, ce qui indique nettement qu’on ne saurait obtenir une reproduction convenable d’un objet animé d’une pareille vitesse et se mouvant dans un plan aussi rapproché de l’objectif, à moins de recourir à des produits d’une sensibilité extraordinaire.

Nous avons démontré qu’il faudrait au moins opérer, pour de pareilles vitesses, en face d’un objet qui traverserait le champ de vision à environ 50m de l’objectif et user alors d’un obturateur donnant une durée d’exposition de ^ à de seconde environ.

De cette façon, on saura toujours, à une certaine approximation près, si l’instantanéité à tenter est oui ou non possible, et l’on évitera de sacrifier des plaques sensibles, alors qu’il sera démontré par un très simple calcul que l’on n’est pas dans des conditions de bonne exécution.

Mais, nous dira-t-on, comment connaître soit la

distance qui existe entre l’objectif et l’objet à reproduire, soit la vitesse de translation de cet objet?

On ne peut assurément opérer qu’avec une certaine approximation et apprécier à vue d’œil les distances par rapport à l’objectif.

On ne saurait se tromper entre 20m ou 30m et 50m, pas plus qu’entre 50m et 100m. Il est donc nécessaire de ne baser ses appréciations que sur deux ou trois distances prises pour base, par exemple de 10m à 20m, de 20m à 50m et de 50m à 100m. A l’œil on pourra toujours juger avec assez d’exactitude si l’objet se trouve à 20m, à 50m ou à 100m environ, et c’est là tout ce qu’il faut.

Quant à la vitesse de translation, il est tout aussi impossible de la connaître mathématiquement, mais on peut l’apprécier avec une approximation très suffisante.

On sait, par exemple, qu’un train de chemin de fer parcourt en moyenne douze lieues à l’heure, soit 4444“ x 12 = 53 328m, ce qui donne par minute ^ de cette quantité ou 888m dont le nous fournira la vitesse de translation à la seconde, soit environ 14m à 15m à la seconde.

Un train éclair marchant à la vitesse de vingt lieues à l’heure franchirait donc 25m à la seconde.

Pour un cheval, on peut évaluer de même la plus ou moins grande rapidité de sa marche, suivant qu’il va au galop, au trot ou au pas.

On peut admettre en moyenne qu’un cheval au

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