CHAPITRE PREMIER
blanches bordant les parties sombres, on porte le tout, en le maintenant bien dans sa position, dans le châssis-presse, et l'on achève le tirage. Avec un peu d’habitude on ne manque pas une seule de ces opérations interrompues et reprises après suppression du contact.
Il est prudent de n’agir que sur des clichés vernis ou recouverts d’une couche de collodion normal; cela permet d'éviter bien des accidents.
Virage et fixage des épreuves positives. — Les épreuves imprimées, quand on en a un certain nombre, sont d’abord virées à l’or, puis fixées.
Pour virer à l’or, il suffit d’introduire les épreuves, après les avoir lavées, dans un bain composé de :
Chlorure d’or ler
Eau ordinaire 2000
Acétate de soude fondu 60
Faire le mélange ci-dessus huit à dix heures avant d’en user.
Ce virage est versé sans filtrage dans une cuvette de porcelaine, d’une dimension plus grande que les épreuves à virer. On y met les épreuves après avoir enlevé avec des ciseaux les bords attaqués par la lumière directe tout autour du négatif. Ils s’empareraient inutilement d’une partie de l’or du virage.
Il faut, après avoir laissé les épreuves la face retournée vers le bas durant quelques instants, les
retourner de façon à pouvoir suivre aisément la modification du ton opérée par le dépôt d’or.
On agite de temps en temps pour renouveler les surfaces, en ayant soin d’éviter, quand les épreuves sont tournées en dessous, qu’il n’y ait des bulles d’air engagées entre elles et la surface liquide.
Cela amènerait des taches, l’action du virage se trouvant retardée dans ces parties-là.
A mesure qu’une épreuve arrive au ton voulu, ton qui est plus ou moins chaud (cela dépend du goût artistique de l’opérateur), ou la sort du bain de virage et on la met, sans lavage préalable, dans le bain fixateur, composé de :
Hyposulfite de soude 5051'
Eau ordinaire 500
Après un quart d’heure de séjour dans ce bain, les épreuves en sont retirées et mises dans une première eau de lavage, que l’on renouvelle ensuite jusqu’à cinq et six fois, de façon à faire disparaître toute trace d’hyposulfite de soude.
Quand on peut opérer ce lavage à eau courante, cela ne vaut que mieux ; de quelque façon que l’on opère, dès que l’on juge les épreuves suffisamment lavées, on les retire de l’eau et on les éponge entre du buvard propre, ou bien on les pique par un coin avec une épingle contre un liteau de bois, et on les laisse se sécher spontanément.