‹ Manuel du touriste photographe (volume 2)Chapitre 51 sur 79 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

distinctes les accessoires qui lui sont propres, si l’on tient à travailler sans accidents, sans taches. Le contact des doigts imprégnés d’hyposulfite de soude avec les plaques sensibles produit infailliblement des taches noires ou brunes qui dété-

Fig. 10.

riorent les négatifs; on ne saurait user de trop de précautions à cet égard.

Il existe une très grande quantité de modèles divers de lanternes d’atelier ; à ceux que nous avons indiqués nous ajouterons encore la lanterne portative de M. Enjalbert : cette lanterne, éclairée avec une bougie, se replie et s’enferme dans une boîte.

Un modèle plus simple encore qu’aucun de ceux qui ont été imaginés et des plus portatifs est celui

qu’indique la fig. 10 (p. 109). Il consiste en une lanterne vénitienne en papier ou en étoffe d’une couleur antiactinique.

Il y a encore la méthode d’éclairage préconisée par M. Scola : elle consiste dans l’emploi de flammes colorées. Il a d’abord conseillé la flamme rouge d’une lampe à alcool tenant en dissolution du perchlorate de strontiane ; puis, après divers essais, il a cru devoir donner la préférence à une flamme jaune obtenue avec une addition de perchlorate de soude sur de l’alcool de bois à brûler.

A notre avis, l’idée est bonne, et les deux produits, soit le sel de strontiane et celui à base de soude, peuvent être employés suivant les cas.

La flamme jaune, à la condition qu’on interpose entre elle et le produit sensible un verre jaune d’une couleur bien choisie, n’influence pas les plaques au gélatinobromure ordinaires, pourvu qu’on tienne les produits sensibles à une distance d’au moins un mètre de la source de lumière.

Cette lumière est très éclairante, mais elle a rinconvénient de vaciller beaucoup, si l’on use d’une lampe à alcool ordinaire ; sans doute évitera-t-on cette imperfection en usant d’un brûleur disposé comme le sont les brûleurs à pétrole.

Ce verre jaune n’augmente pas de beaucoup le bagage photographique : on n’a qu’à placer la lampe entre deux briques, deux pierres, deux morceaux de bois, contre lesquels on met, en avant de

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