‹ Manuel du touriste photographe (volume 2)Chapitre 52 sur 79 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

la lampe, le verre jaune protecteur contre les rayons directs. Il y a bien des rayons réfléchis qui viennent agir sur la plaque, mais ils viennent de plus loin ; ils sont d’une intensité moindre que les rayons directs, et leur action sur les produits sensibles ne se manifesterait qu’au bout d’un temps plus long que celui qu’exige la mise au châssis ou la sortie du châssis pour l’immersion dans le bain développateur.

Si cette flamme monochrome de couleur jaune n’actionne pas les produits sensibles ordinaires, il n’en est pas de meme quand on use de produits spéciaux, des plaques isochromatiques de MM. Tailfer et Glayton, par exemple.

Nous avons fait un essai avec une de ces plaques, et la flamme jaune, qui avait à peine influencé une plaque Monckhoven à 0m, 40 de distance et pendant 2min d’action, a, dans les memes conditions, produit sur la plaque isochromatique une action très énergique.

Il y a donc lieu de s’entendre sur la nature du produit sensible quand on parle de l’éclairage à employer.

Nous avons fait un essai de même sorte avec la flamme de la lampe à alcool à perchlorate de strontiane. Un verre rouge étant interposé entre la flamme et le produit sensible, la plaque isochromatique a subi une légère influence, tandis que la plaque Monckhoven n’a montré aucune trace d’action.

On objectera à cela que, s’il est des produits qu’actionne toute flamme colorée, si monochrome qu’elle soit, il doit devenir difficile d’employer ces produits sensibles.

Nous répondrons que c’est alors une question de distance; au lieu de se mettre à 0m,40 de la source lumineuse, ainsi que nous l’avons fait dans nos essais, si l’on se tient à lm de cette source, on y verra encore assez pour les manipulations, et la couche sensible ne sera pas influencée, ou bien elle ne le sera que dans un temps plus long que celui qui est nécessaire aux diverses opérations, durant lesquelles l’action de la lumière peut être offensive.

La méthode Scola permet-elle de simplifier le matériel à emporter ? Nous ne le pensons pas. Il ne suffit pas d’un peu de sel de perchlorate de soude et de strontiane à emporter, il faut en outre un flacon d’alcool de bois, une lampe munie d’un brûleur spécial, enfin un verre de couleur. Tout cela pèse bien autant et prend bien autant de place qu’une petite lanterne Laverne.

Pourtant, il est des cas où ce moyen peut rendre des services; il est donc toujours bon de le connaître, sauf à n’en user que dans des circonstances exceptionnelles.

Voici les proportions du liquide brûleur :

Alcool méthylique (esprit de bois à brûler). 100cc Perchlorate de soude ou de strontiane . . P‘',50

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