APPAREILS PHOTOGRAPHIQUES SANS PIED, POUR ÉPREUVES INSTANTANÉES
Dans la première partie de ce Manuel nous avons décrit plusieurs appareils portatifs, dont quelques-uns tels que la jumelle et le revolver photographiques, puis Yen-cas photographique, peuvent être employés sans pied, soit tenus à la main.
Évidemment les appareils de cette sorte 11e sont propres, quand ils sont manœuvrés à la main, qu’à des reproductions instantanées.
Ils doivent être munis d’un obturateur assez rapide pour que les vibrations du corps en se communiquant au bras et à la main soient sans influence sur le résultat.
Une durée de pose d’un soixantième environ de seconde suffit pour donner des images très nettes,
aussi nettes que si la chambre noire était sur un pied solide.
M. français, en construisant notre en-cas photographique, a cru devoir établir deux types, l’un de 6 x 7 et l’autre de 9x8.
Ce dernier, assurément plus grand dans son ensemble comme dans ses détails, permet d’obtenir des images à projection, et le poids comme le volume excédant ceux du type de 6x7 ne sont pas tels que cet appareil ne soit encore très portatif.
Il peut ctre employé tenu à la main comme le petit modèle, et il donne des images d’un bon tiers plus grandes, ce qui pour certaines personnes est un sérieux avantage.
Pour user de l’un ou de l’autre de ces deux modèles, sans mise au point sur la plaque dépolie, dont ils sont munis, d’ailleurs, il y a non seulement à déterminer le tirage suivant les distances, ainsi qu’il a été dit ci-dessus (page 157), mais on doit encore pouvoir se rendre compte de la place occupée au plan focal par la partie de la reproduction que l’on désire voir figurer dans sa partie centrale.
Le meilleur moyen pour y arriver consiste dans l’emploi d’une mire; c’est tout simplement une règle métallique d’une longueur d’environ 0m, 10, portant à ses deux extrémités deux parties saillantes. L’œil vise en ligne directe des deux points l’objet à placer centralement, mais en ayant soin, s’il
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s’agit de reproduire un monument, un intérieur, une surface plane quelconque, de tenir l’appareil de façon que la plaque sensible soit bien perpendiculaire au sol par son plan et par ses bords latéraux, sans quoi 1 on aurait une déformation plus ou moins grande, suivant que l’inclinaison de 1 appareil, par rapport a la ligne d’horizon, serait plus ou moins prononcée.
Il n y a que dans le cas des vues d’ensemble ou des vues de paysages, où ne se trouvent que des arbres à formes irrégulières, que l’on peut, sans tiop de danger, et pour prendre ou un peu plus de ciel ou bien une partie plus étendue du sol, incliner un peu l’appareil.
La règle qui sert à viser le point central de la vue ne permet pas de se rendre compte de l’effet que produit cette vue isolée du reste de la nature, il est pourtant nécessaire de pouvoir juger de cet effet, et de voir l’image à reproduire encadrée comme elle 1 est dans la chambre noire sur la plaque dépolie, mais sans user de celle-ci.
On a imaginé pour cela de placer sur la partie postérieure de la chambre noire et sur une ligne perpendiculaire à l’axe de l’objectif une lentille biconcave, qui nous fait voir l’image réduite à peu pics à la dimension quelle aura sur l’épreuve et redressée; de plus cette image nous apparaît très claire, ce qui donne la possibilité de juger l’effet artistique de la vue, mieux qu’on ne saurait le
faire sur la plaque dépolie elle-même où elle est renversée, et d’ailleurs peu lumineuse.
Quand on s’est exercé à se servir de cette lentille, on peut absolument renoncer à 1 usage de la plaque dépolie.
Ce petit accessoire complémentaire offre de plus l’avantage d’être très léger, d’avoir un volume très réduit, ce qui fait que son emploi ne complique nullement le transport des appareils de poche.