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CHAPITRE PREMIER

La première fois qu’un virage doit servir, y mettre peu d’épreuves à la fois, car, virant très vite, il faut être basé sur son action, pour en être maître.

Pour virer plus vite, on ajoute à la première eau de lavage, gros comme un pois, du bicarbonate de soude, ensuite passer les épreuves dans une deuxième eau ordinaire.

Lorsque les épreuves ne virent plus au ton voulu, il faut renforcer le bain avec du neuf.

Il ne faut jamais filtrer le virage neuf sur le carbonate de chaux, avant de l’ajouter à celui qui a déjà servi.

Faire l’hyposulfi te faible, soit 10 pour 100.

Eau distillée ou ordinaire 21U

Acétate de soude fondu 30'r

Chlorure or (double chlorure) ... 1

Ne jamais se servir de ce virage neuf que fait de la veille, — prendre une partie de l’ancien, bien décanté, et le remonter avec du neuf.

Le préparer la veille pour le lendemain en ayant soin de dissoudre l’or dans un demi-litre d’eau et l’acétate de soude dans un autre demi-litre d’eau; — deux heures après, verser le flacon or dans celui d’acétate en l’agitant fortement afin d’éviter le précipité ; ensuite verser le tout dans le restant des deux litres.

En hiver, le tenir à la température de la chambre, les virages froids étant très longs.

Au sortir des châssis, déposer les épreuves quel-

ques minutes dans une cuvette d’eau ordinaire et les virer ensuite comme d’habitude au ton désiré, soit bleu, plus longtemps, soit pourpre, moins longtemps.

Ne pas s’inquiéter des virages qui déposent, — filtrer au besoin et ajouter du neuf en petites quantités, — faire de l’hyposulfite faible, soit à 10 pour 100.

Les épreuves au sel d’argent manquant de stabilité, il est souvent préférable de recourir à l’emploi d’un autre procédé d’impression donnant des images durables. Les procédés qui offrent cette garantie sont assez nombreux; nous allons d’abord indiquer ceux qui exigent l’emploi de la lumière pour l’obtention de chaque épreuve, puis nous passerons aux moyens photomécaniques à l’aide desquels, une planche une fois produite avec l’aide de la lumière, les impressions ultérieures ont lieu mécaniquement à la presse et sans plus avoir besoin d’user de l’action lumineuse.

Les procédés exigeant l’emploi de la lumière pour la production de chaque épreuve sont :

1° Le procédé au platine ou piatinotypie;

2° Le procédé au charbon ;

3° Les procédés d’impression latente par déve* loppement.

Il en est bien d’autres, tels que ceux qui ont pour base les sels de fer sensibles à la lumière, mais ces procédés sont d’une application plutôt in-

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