CHAPITRE PREMIER
dustrielle qu’artistique et nous n’avons pas à les décrire ici.
Platinotijpie. — Ce mode d’impression produit des images formées par du platine métallique. On sait que ce métal n’est attaqué que par l’eau régale et qu’il résiste à toute oxydation, à toute sulfuration. Il est donc permis d’affirmer que les images qui résultent de l’emploi de ce procédé sont absolument stables.
Il a été dit. à ce propos, que la sanction du temps faisait encore défaut à cette affirmation. En effet, il n’y a pas bien longtemps que l’on pratique le procédé d’impression au platine; mais, sans attendre l’effet du temps, on peut soumettre dès maintenant les épreuves au platine à toutes les actions délétères qui détruisent rapidement les épreuves à l’argent virées à l’or, et s’assurer qu’elles résistent à l’action des acides énergiques, comme à tous les agents destructeurs dont on leur fait subir l’action.
Rien n’indique encore, en un mot, qu’il y ait à redouter pour ces épreuves le sort des images à l’argent.
Quant à la pratique du procédé, elle est des plus simples, pourvu que l’on trouve à se procurer du papier sensibilisé au chlorure de platine.
La maison Poulenc frères (*) livre du papier tout
(') Rue Saint-Merrv, 7, Paris
sensibilisé. Cette fabrication existe aussi en Angleterre, sous la direction de la Compagnie de platinotypie, à Vienne (Autriche), chez M. le docteur Just (*) et chez M. Krziwaneck (2).
Nous avons donc le papier tout prêt, papier que l’on doit conserver à l’abri du jour et de l’humidité.
Pour y arriver d’une façon commode, le mieux est de se procurer un grand bocal en verre de la contenance de cinq à six litres, à large col droit bouché à l’émeri.
On introduit dans le bocal une éprouvette en verre de la hauteur de O'11, 15 et d’un diamètre d’environ0m,040à0m,050 pleineaux deux tiers de chlorure de calcium desséché. Le papier au platine sensibilisé est introduit dans le bocal en rouleaux de la dimension convenable à l’usage qu’on doit faire du papier et placé tout autour de l’éprouvette; on ne débouche le bocal que pour en sortir le papier nécessaire au tirage immédiat.
On conserve ce récipient dans le laboratoire obscur, et il convient même, pour éviter l’action de la lumière, de l’enfermer sous une cloche cylindrique formée de papier noir ou d’une feuille de carton enroulée.
L’insolation s’opère comme avec le papier albuminé, mais elle est de moitié au moins plus rapide»
(0 Fünfhaus, Mârzstrasse, 33, Vienne.
(2) Neubau Breitegasse, 8, Vienne.