‹ Manuel du touriste photographe (volume 2)Chapitre 74 sur 79 · Acide pyrogallique · texte numérisé non relu

Acide pyrogallique

Alcool à 40° 150

Prendre 250cc de la solution au carbonate de soude et les mettre dans un flacon, puis y ajouter 2gr de bromure d’ammonium.

Gela fait, supposons que l’on ait à développer d’abord une épreuve instantanée, puis un négatif ordinaire.

1° Instantanéité. — Mettez dans un verre pour une plaque du format 13 x 18.

Eau 50cc

Sulfite (2) 5

Acide pyrogallique (3) 5

ou bien (Pr,25, en poudre.

Mouillez quelques instants le négatif avec cette solution, puis ajoutez dans le verre, d’abord 10cc de la solution sodique non bromurée et en outre 2cC de la solution bromurée. Mélangez bien, en versant sur ces 12ec de carbonate liquide, le liquide qui se trouve dans la cuvette, puis projetez le tout sur l’épreuve.

Si elle tarde trop à venir, ajoutez quelque peu de la solution non bromurée. L’image se montre bientôt et gagne en intensité. Quand tous les détails sont bien venus, ce qui ne s’obtient que par des additions successives de la solution alcaline, on monte définitivement le cliché, en ajoutant

d’abord 5CC de la solution alcoolique d’acide pyrogallique, et, pour terminer, si cela est nécessaire, encore 5CC de la solution de carbonate de soude.

Si l’on était obligé de supprimer entièrement le bromure pour des instantanéités trop rapides, il faudrait être sûr d’avoir affaire à des plaques ne voilant pas.

L’addition de bromure a pour effet de retarder la venue de l’image, ce qui résulte aussi de l’emploi de l’acide citrique.

2° Pose normale. — Opérer de même façon que ci- dessus, mais en ne faisant usage que du carbonate bromuré que l’on peut même étendre de moitié d’eau pour le cas des longues poses, mais en dosant le mélange de façon que 250cc de carbonate ramenés ainsi à 10 pour 100 contiennent 2gr au moins de bromure d’ammonium .

S’il y a insuffisance de pose, on ajoute au carbonate bromuré une petite quantité de carbonate non bromuré pour faire venir les détails, mais la partie principale du développement doit avoir lieu au carbonate bromuré.

Ce développement donne des intensités très énergiques, tout en laissant de la transparence aux noirs.

Pour le portrait, la pose étant généralement courte, lgr de bromure d’ammonium pour 25Üce doit suffire; mais, pour les paysages, les intérieurs, 2gr conviennent très bien.

APPENDICE

Pour le trait, les gravures, les projections, partout enfin où des blancs et des noirs sont nécessaires, mettez 3gr de bromure d’ammonium. Ces proportions seraient insuffisantes si l’on se servait de potassium.

M. Balagny est d’avis que ce développateur est d’un emploi très avantageux ; il croit meme pouvoir affirmer qu’avec le carbonate de soude on peut donner à des plaques très rapides la faculté de poser longtemps et de fournir ensuite des négatifs aussi intenses que ceux qui résulteraient d’une émulsion lente.

En ajoutant aux développateurs indiqués dans les premiers paragraphes de cet appendice celui que nous venons de décrire, les amateurs auront certes du choix, en plus des développateurs qu’on trouvera dans la première partie du Manuel.

Il est bon d’avoir plusieurs cordes à son arc, surtout en vue du développement des épreuves dites instantanées auxquelles il faut naturellement appliquer les révélateurs les plus énergiques.

Il est fort probable que, si courte que soit la durée de l’action lumineuse, l’image existe à l’état latent dans la couche sensible ; il s’agit donc de trouver un développateur capable de la faire apparaître.

Nous marchons à grands pas vers la solution complète do ce problème, et le jour où les progrès

cherchés seront atteints, nous pourrons ne plus nous occuper de la question, si importante encore aujourd’hui, de la durée de la pose et reproduire tout instantanément en usant seulement, quant à la révélation, de développateurs appropriés à l’intensité de l’action lumineuse.

Page 1