Eau
Iodure de potassium 4
Iode en paillettes 0 ,50
On mélange 100 parties du premier flacon et 130 du deuxième.
Si l’on veut ne faire disparaître l’image qu'avec le désir de la raviver au besoin, rien de plus aisé. On l’immerge dans un bain de
Bichlorure de cuivre 15sr
Eau 100
On lave ensuite à l’eau.
L’image disparaît ainsi complètement; mais tient-on à la ressusciter? rien de plus simple, on n’a qu’à l’immerger dans un bain formé de mélange des deux solutions suivantes :
Oxalate neutre de potasse à saturation. . 3 parties.
Sulfate de fer pur id. . . 1 partie.
Mais si l’on veut la détruire à jamais, il n’y a, une fois que le bain de bichlorure de cuivre a produit son effet, qu’à la laver à l’eau et à l’immerger dans un bain d’hyposulfite de soude à 15 ou 20 pour 100.
On peut encore faire disparaître une épreuve et la faire revenir avec sa couleur primitive en usant des moyens suivants :
Dans 20cc d’acide chlorhydrique on introduit du bichlorure de mercure jusqu’à saturation.
Onajoute ensuite de 300ccà 400cc d’eau. L’épreuve disparaît dans ce bain, et pour la reconstituer, il suffit de la plonger dans une dissolution d’hyposulfite de soude à 8 pour 100.
APPENDICE
L'ensemble de tous ces divers moyens a été pratiqué avec un plein succès au laboratoire du Ministère des travaux publics sous la direction de M. Cheysson. Ce sont les formules employées dans ce laboratoire que nous avons cru devoir indiquer de préférence à toutes autres.
Il va sans dire que, lorsqu’on fait du calque en vue des reports autographiques, il n’y a pas à songer à faire disparaître l’image, ce serait d’une part sans utilité et d’autre part nuisible, l’encollage pouvant être dissous par les bains divers et entraîner le dessin lui-même, qui serait perdu.
La disparition de l’image s’impose au contraire quand on veut faire exécuter un cliché d’après le dessin au trait en vue d’une héliogravure quelconque; elle s’impose aussi quand on tient à dégager «à titre de document une partie d’une image de tous les autres objets qui l’entourent.
Il y a d’ailleurs de nombreuses applications et des plus intéressantes à faire de ces divers procédés ; chacun saura bien trouver celles qui peuvent lui servir.
Devis approximatif de la première dépense à faire pour l’achat d’un matériel photographique de campagne.
Il serait difficile de déterminer avec précision la dépense qu’aura à faire un touriste désireux de se munir des appareils, produits et accessoires photographiques. Tout dépend de l’appareil choisi et il y en a de toutes dimensions et de tous prix. Nous nous bornerons donc ici à fournir, à titre de renseignement approximatif, une indication sommaire des objets nécessaires et de leur coût moyen pour que l’on sache à peu près à quel prix on pourra se procurer le premier matériel normal propre aux opérations photographiques cà l’extérieur.
Il faut tout d’abord se préoccuper du choix d’un appareil photographique proprement dit; ce qui comprend une chambre noire munie de son objectif et d’un obturateur instantané, des châssis-négatifs et un pied portatif.
Ainsi que nous l’avons dit dans la première partie de ce Manuel, il paraît difficile de dépasser les dimensions 13 x 18. Si l’on veut user d’un appareil photographique directement transportable, et encore, à notre point de vue, semble-t-il peu com-
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mode de transporter soi-même un appareil 13 x 18 avec ses châssis et son pied, si la tournée à faire est longue, s’il s’agit d’une excursion dans des montagnes. En pareil cas les limites de la portativité ne doivent pas excéder un appareil dit de quart de plaque, soit de 9 x 12.
Il y a au-dessous de cette dimension des appareils plus portatifs encore; ce sont ceux de 8x9 et notre en-cas photographique de poche qui est de 6 x 7.
En s’en tenant au grand maximum d’un appareil 13x18, voici le devis approximatif de la dépense moyenne pour les premiers achats.
Chambre noire 13 x 18 avec six châssis doubles, choisie
parmi les bons types. . . . Prix moyen. 180fr à 200fl'
Objectif rectilinéaire — 72 à 100
Obturateur instantané .... — 25 à 50
Pied portatif — 15 à 25
Soit en totalité pour l’appareil complet une dépense de . . 295fr à 375fc
Si l’on se borne à faire l’achat d’un appareil 9 x 12, la dépense sera moindre.
Elle se décompose ainsi :
Chambre noire et six châssis. Prix moyen. 120fr à 150fr
Objectif rectilinéaire — 55 à 75
Obturateur instantané .... — 15 à 35
Pied — 12 à 15
Ce qui pour le total donne de
202fr à 275 fr
Si l’on se sert, soit de l’appareil 8 x 9, soit de l’en-cas photographique, cette dépense peut être moindre encore que le chiffre le plus élevé de l’approximation ci-dessus, mais pourtant sans que la différence puisse être bien grande.
L’on est donc fixé dès maintenant, puisque l’on sait que, moyennant un prix total, qui peut varier de 200 à 375 francs, on a la possibilité d’acheter un bon outil bien construit et propre à tous les travaux de la photographie négative courante.
Mais l’appareil n’est pas tout, il faut encore se munir d’accessoires qui vont être indiqués en les supposant tous applicables aux opérations à faire sur des plaques du format 13 x 18.
Qui peut le plus peut le moins. Il convient donc de se baser sur cette dimension maxima , à moins que, pour des opérations à effectuer en cours de voyage, on n’ait un motif impérieux d’emporter le matériel le plus réduit possible.
Nous nous occupons ici tout d’abord des accessoires d’atelier et nullement de ceux à emporter avec soi :
On achètera donc 4 ou 6 châssis-presses.
3 du format 21 x 27 à 9fr, » 27fr, »
3 du format 18 x 24 à H » 33 »
4 cuvettes en verre, 13 x 18 à 2 » 8 »
2 — en porcelaine, de 20 x 14 à.. 205 » 4 10
4 — en gutta, de 23 x 30 à . . . . 450 » 18 »
2 — — de 28 x 38 à. . . . 8 » 16 »
1 — en bois et verre double, de 30 x 39 à 7 70
ou
1 voile noir
2 égouttoirs moyens à 2fr,50.
1 cuvette en zinc à rainures
1 lanterne de laboratoire à verre rouge ....
1 balance de lks
1 blaireau pour épousseter
Calibre à découper les épreuves en glace, à
boutons, format carte
Calibre à découper les épreuves en glace à
boutons, format album
Calibre en zinc pour découper les ovales, carte.. Calibre en zinc pour découper les ovales, album.
Photomètre négatif
10 entonnoirs divers assortis
1 étui cylindrique pour le papier sensibilisé. .
100 filtres Laurent
1 lampe à alcool en cristal
1 l^u^pe pour mise au point
1 mortier en porcelaine et son pilon
1 niveau d’eau à bulle d’air
Flacons col droit depuis 100cc jusqu'à 1 litre,
une collection
Flacons à goulot étroit assortis de liège . . . » bouchés à l’émeri assortis de liège. .
Total
4fr, »
216fr,70
Il nous reste à ajouter à la somme de 216 francs environ que coûteront les accessoires divers la dépense occasionnée par l’achat des premiers produits, soit :
3ks oxalate neutre de potasse à 3 9rr, »
2 sulfate de fer pur 1 »
3 hyposulfite de soude à 0.60 1 80
100sr bromure d’ammonium 6 50
200 sulfite de soude 4 75
50051' alun ordinaire pulvérisé 0fr,50
100 acide citrique pur 1 50
100 acide pyrogallique 5 50
1500cc ammoniaque liquide à 25° l 35
200 acide sulfurique pur l »
2sr chlorure d’or 4 50
200 acétate de soude fondu 1 20
1 main de papier positif sensibilisé .... 15 »
5 douzaines plaques sensibles à 6 30 »
Total 74fr,50
Ajoutant cette somme aux nombres précédents, nous arrivons à un total, en y comprenant appareils, accessoires et produits, le tout d’excellente qualité, 600 francs au maximum.
il va sans dire que la dépense sera ensuite d’autant plus forte que l’on produira davantage, mais il suffit, pour le moment, d’indiquer qu’avec une dépense approximative de 600 francs environ, on sera parfaitement monté pour se mettre au travail et pour produire même un certain nombre d’épreuves négatives et positives à titre d’essai.
On peut encore économiser sur ce devis ; mais on devra ne pas oublier que l’économie ne doit pas aller jusqu’à la limite où l’on ne peut avoir que des appareils imparfaits. Nous savons qu’on peut se procurer, pour la somme de 50 francs, un appareil 13 x 18 complet, objectif compris; mais, si on nous en croit, on évitera de donner dans ce bon marché coûteux.
Avant tout, pour tirer un parti convenable et
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utile des reproductions photographiques, il faut être outillé de façon à obtenir de bons résultats, et l’on n’y parviendra jamais avec des outils défectueux.
Si bon se bornait à user d’un en-cas photographique ou d’appareils similaires, en ne prenant qu’un matériel de dimensions appropriées à des plaques de 8 x 9 ou de G x 7, on aurait encore moins à dépenser, et on devrait alors ne compter que sur un coût total de 350 à 400 francs. Mais, en pareil cas, il est indispensable de faire usage, si l’on tient à agrandir les épreuves d’un format aussi réduit, d’une lanterne à agrandissement et à projection, laquelle coûtera environ 80 francs.
Avec une lanterne de cette sorte, qu’on peut trouver soit chez M. Molteni, soit chez M. Lavernc, on arrive, en usant du meme objectif à court foyer qui a servi à imprimeries négatifs, à l’agrandissement des petits clichés dans les formats de 13 x 18 jusqu’à 21x27, sans qu’il en résulte trop de déperdition.
Avec du papier très sensible au gélatinobromure d’argent on obtient ainsi très rapidement des épreuves positives directement agrandies, sans avoir à passer par une contre-épreuve du négatif direct.
Mais si c’est un négatif agrandi que l’on désire,
(’) En vente, chez MM. Morgan et Cic, boulevard des Capucines, 29.
il faudra nécessairement passer par une petite
épreuve positive tirée du négatif original.
Quoi qu’il en soit, il est à peu près indispensable, avec les appareils de poche, d’avoir chez soi, sans recourir à un intermédiaire, le moyen de faire des épreuves agrandies.
Ainsi qu’on vient de le voir, le coût total ne se trouve pas pour cela considérablement augmenté.
Il ne faut pas oublier que la lanterne à agrandissement sert aussi de lanterne à projection, ce qui permet, des positifs étant imprimés par contact sur des plaques de verre au gélatino chlorure (en vente chez M. Hutinet et chez M. Marion) de se servir des résultats obtenus en cours de voyage pour en faire usage, en ayant sous les yeux l’épreuve fort agrandie, jusqu’à lmde hauteur, pour des travaux artistiques ou scientifiques, et aussi pour donner à ses amis, à sa famille des séances fort intéressantes, en projetant en leur présence toute une collection de vues, d’œuvres d’art, etc., recueillies en cours d’excursion.
Les professeurs trouveront dans l’emploi de ces en-cas photographiques, avec le complément d’une lanterne à projection, un auxiliaire des plus puissants pour leurs démonstrations.
De ce qui précède il résulte bien que l’on peut, sans se livrer à des dépenses folles, faire un emploi continuel du crayon photographique, propre à tous les genres de copie et avec lequel on arrive à
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un degré d’exactitude et d’authenticité que ne donnerait aucun autre moyen, aucun autre crayon, fût-il entre les mains du dessinateur le plus habile. Ajoutons à cela la rapidité d’exécution telle aujourd'hui que l'on pratique l’instantanéité de la façon la plus courante , pourvu qu’on dispose d’une lumière suffisamment intense.
11 est des objectifs assez lumineux pour que, même par un temps couvert, on obtienne l’instantanéité avec leur aide et sur des plaques d’une bonne sensibilité moyenne, semblable à celle des plaques Lumière, Stebbing Merville et Cie, Guilleminot, Franck, Atout, Tailfer et John Clayton, etc., sans parler des plaques fabriquées à l’étranger, telles que celles de Monkhoven, Paget, Britannia, de la maison Marion, Engel Feitknecht, etc. Avec toutes ces marques et bien d’autres encore on obtient des épreuves instantanées très complètes, pourvu que l’on sache diriger le développement d’une façon convenable.
Des ouvrages à consulter, nous ne dirons rien. Il en est dans la librairie Gauthier-Yillars qui répondent à tous les besoins, et chaque année voit apparaître de nouveaux livres photographiques où se trouvent décrits les procédés les plus récents, les progrès les plus nouveaux.
Nous conseillerons cependant à tout amateur de s’abonner à un journal photographique bien informé, afin de suivre pas à pas les nouvelles
découvertes, les perfectionnements incessamment apportés à un art où il reste tant à faire encore, en dépit des merveilleux résultats qu’il produit actuellement. Une publication périodique bien informée est le complément indispensable de tous les traités; si complets que soient ces derniers, ils ne sauraient suivre d’aussi près qu’un journal périodique la marche progressive des inventions et des applications photographiques ; une revue de ce genre constitue une sorte de traité permanent au sein duquel l’amateur et le savant trouvent sans cesse à faire de nouvelles études qui rendent la science photographique bien plus attrayante pour eux, car elle devient ainsi pour leur esprit la source féconde d’émotions continuelles, tandis qu’il poursuit sans cesse un inconnu dont il se rapproche graduellement sans pouvoir jamais l’atteindre.
Il y a là, comme dans tous les autres arts, une bonne part faite à l’idéal.
Puissent-ils en être bien convaincus, ceux à qui l’on s’efforce de vouloir démontrer que la photographie constitue une application scientifique purement mécanique!