CHAPITRE SEPTIÈME
Développement des verres ou glaces couchés de gélatine bromurée. — Les formules de développement des plaques à la gélatine abondent, et il y aurait un fort long chapitre à consacrer à cette opération importante de la photographie négative, si l’on voulait citer tout ce qui a été dit, tenté, recommandé pour obtenir une révélation plus ou moins parfaite.
Dans un manuel de cette sorte, nous voulons éviter de mettre l’amateur, le débutant, sur des pistes diverses ; il ne saurait plus laquelle suivre pour arriver à son but. Nous allons donc simplifier autant que possible nos prescriptions, libre ensuite à ceux qui désireraient faire du dilettantisme de piocher les principaux auteurs, tels que Monckhoven, le docteur Eder, M. Audra, M. Alfred Chardon et bien d’autres encore, et de se faire une formule à eux, formule quintessenciée de l’ensemble des données fournies par les nombreux savants et praticiens qui ont spécialement étudié le développement des négatifs sur gélatine bromurée d’argent.
Il y a deux sortes de développement, entre lesquels nos lecteurs auront à faire choix : 1° celui à l’oxalate ferreux ; 2° celui à l’acide pyrogallique.
Nous croyons utile de les décrire tous les deux bien en détail, parce que, dans certains cas que nous signalerons, le développateur alcalin doit
être préféré au développateur à l’oxalate de fer.
Mais, disons tout de suite, que pour les travaux courants nous recommandons sans hésitation l’emploi du révélateur à l’oxalate ferreux. Cette solution offre l’avantage, fort appréciable pour des amateurs, de ne pas maculer les doigts ; il est facile à préparer à l’état de deux solutions séparées, que l’on ne mélange qu’au moment même de procéder à l’opération du développement.
L’une de ces solutions se compose d’oxalate neutre de potasse à saturation dans de l’eau.
On met dans un flacon à col droit, large, un excès d’oxalate neutre de potasse et l’on agite de temps en temps pour arriver à la saturation.
L’autre solution est formée de protosulfate de fer pur en dissolution également saturée dans de l’eau; on y ajoute, par litre, deux à trois gouttes d’acide sulfurique.
Cette solution s’altère avec le temps : il est donc bon de n’en pas préparer une trop grande quantité à l’avance. Pourtant nous avons fait de très beaux négatifs en usant d’une solution de sulfate do fer préparée depuis plus de trois mois.
Dès qu’on s’aperçoit que la solution a perdu sa couleur vert émeraude clair, on y ajoute de une à trois gouttes d’acide sulfurique par litre, et la couleur brune d’oxyde de fer disparaît bientôt pour céder la place à la couleur verte.
Nous avons ces deux solutions saturées , il nous