CHAPITRE SEPTIÈME
faut les employer au développement. Voici comment on s’y prend.
Dans une éprouvette graduée, on met d’abord 90cc de la solution d’oxalate neutre de potasse. Nous disons d’abord, car il importe de bien remarquer que l’on ne peut verser l’oxalate dans la solution de sulfate de fer sans s’exposer à voir se former un précipité jaune immédiat d’oxalate ferreux.
Dans ces 90cc, on verse, en agitant toujours, de façon à rendre le mélange bien immédiat dans toute la masse, 10cc, et meme moins, de la solution de protosulfate de fer.
La plaque insolée est d’abord placée dans une cuvette pleine d’eau ordinaire (on l’y laisse 5 à 6 minutes), puis égouttée etimmergée dans le développateur que l’on verse dans la cuvette destinée à le recevoir au moment même où l’on est prêt à y mettre la plaque à développer.
Le mélange ci-dessus indiqué est préparé tandis que le négatif baigne dans l’eau et au moment ou on va l’en sortir. Ce mélange se peroxydant rapidement et perdant de son énergie révélatrice à mesure qu’il a absorbé davantage d’oxygène, on conçoit qu’il y ait opportunité de ne le préparer qu’à l’instant même où l’on est prêt à en faire usage.
L’immersion préalable dans l’eau a pour but de gonfler un peu la gélatine, d’ouvrir davantage
îa
son réseau, qui sera, de la sorte, plus facilement et plus immédiatement pénétré, dans toute son épaisseur, par la solution révélatrice.
Quand on a la mauvaise chance d’opérer avec des couches de gélatine peu adhérentes au verre, on doit avoir la précaution de remplacer ce bain d’eau ordinaire par une immersion d’environ 2 à 3 minutes dans une solution , bien filtrée , d’alun de chrome à 5 pour 100.
Si l’on n’a pas décanté préalablement les solutions d’oxalate neutre de fer et de protosulfate de fer, il faut ne les verser dans l’éprouvette graduée, pour préparer le mélange révélateur, qu à travers un filtre spécial à chacune des deux solutions distinctes.
Dès que la plaque a subi le bain d’alun durant le temps voulu, on la lave dans une cuvette pleine d’eau ordinaire, et on l’immerge ensuite dans le bain développateur. Nous conseillons d’employer en moyenne toujours 90 à 100cc du mélange pour une plaque 13 x 18.
On agite la cuvette contenant la plaque à développer, avec un mouvement de bascule de façon a renouveler les parties du liquide en contact avec chaque point de la couche insolée. Si l’on ne remuait pas la plaque, on verrait se former sur le négatif un réseau de stries ou une sorte de granulation que rien ne pourrait plus faire disparaître. Le cliché serait compromis.