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CHAPITRE SEPTIÈME

Cette agitation peut bien être momentanément interrompue sans danger, mais à la fin du développement plutôt qu’au début.

L’image doit apparaître lentement, graduellement. Les grandes lumières sont d’abord aperçues, puis successivement viennent les demi-teintes de moins en moins claires.

Un bon négatif, c’est-à-dire un négatif résultant d’une exposition convenable, ne sera développé que dans environ 5 à 10 minutes. La première apparition des parties les plus éclairées n’aura lieu qu’une demi -minute après l’immersion de la plaque.

Nous avons, plus haut, donné pour le mélange des deux solutions saturées la formule suivante :

Oxalate neutre de potasse à saturation. 90cc Protosulfate de fer pur à saturation ... 10

Généralement, la formule prescrite par les divers auteurs spéciaux diffère de celle-là en ce sens que la quantité de la solution de sulfate de fer est plus grande et va jusqu’au quart de l’ensemble du mélange.

Si nous consultons les instructions fournies avec les plaques Monckhoven, nous trouvons qu’on y conseille le mélange de 3 volumes de la solution d’oxalate de potasse avec 1 volume de la solution de sulfate de fer.

Cette façon d’opérer présente des inconvénients :

il est dangereux, en effet, de porter tout de suite le mélange au maximum de sulfate de fer qu’il peut contenir sans donner lieu à un précipité.

A notre avis, il est bien préférable de débuter par un développement très peu riche en sulfate de fer. De cette façon, on tâte pour ainsi dire le pouls à sa plaque : si elle a été trop peu exposée et si l’apparition de l’épreuve se fait attendre trop longtemps, on est toujours à temps d’ajouter du sulfate de fer, mais si la durée de l’exposition a été exacte ou excessive, mieux vaut débuter par une liqueur d’une faible énergie.

On a môme conseillé de débuter par une immersion de la plaque dans un vieil oxalate de fer où elle commence à se révéler, après quoi elle est passée dans de l’oxalate de fer fraîchement préparé. Cette méthode convient au développement des plaques surexposées, mais elle donne de la dureté aux négatifs posés convenablement.

Si donc, en immergeant une plaque, au retour d’une excursion, dans un bain développateur faible en sulfate de fer, — soit ne contenant que 5CC de sulfate dejer pour 90ec d’oxalate de potasse, — on s’aperçoit, à la rapidité de l’apparition de l’image, qu’il y a eu surexposition, on doit, sans tarder, plonger la plaque dans un bain de vieil oxalate de fer (développateur ayant servi), et agir de même pour les autres plaques, si l’on croit avoir péché par un excès de pose.

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