‹ Manuel du touriste photographeChapitre 115 sur 160 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

« b. 1 partie de sulfate ferreux dans 3 parties d’eau ou une solution saturée à froid.

« Pour chaque 100cc de solution ferreuse, on ajoute 1 goutte d’acide sulfurique concentré ou 5 gouttes d’acide acétique, ou bien encore de 0gl',20 à 0gr,50 d’acide tartrique ou d’acide citrique. Ces acides empêchent la solution de se troubler et, pendant le développement, préviennent les voiles.

« Immédiatement avant l’emploi, on mélange 3 parties de la solution d’oxalate neutre potassique et 1 partie de sulfate ferreux; on obtient une solution d’un rouge foncé qui ne se trouble que si la solution d’oxalate neutre potassique est trop diluée ; il faut, dans ce cas, prendre 4 parties de cette solution.

« On peut employer le révélateur tel qu’il vient d être préparé, ou bien y ajouter un peu de bromure de potassium ou d’hyposulfite sodique.

« Le révélateur doit être préparé différemment suivant l’émulsion qu’on emploie. Voici ce dont il faut tenir compte :

« Si les plaques ne sont pas du tout sujettes au voile, on peut se servir du révélateur sans aucune addition, et cela sans crainte de voile. L’image paraît en 10 à 30 secondes et est complètement développée après H à 3 minutes f1). Si, après un développement de 2 à 3 minutes, un léger voile

(’) Lc temps nécessaire pour le développement varie beaucoup suivant la nature de l’émulsion employée (v. Chap. XXX). L’au-

apparaît, on ajoute par 100cc de révélateur de 2 à 10 gouttes de la solution de bromure de potassium à 10 pour 100. Les plaques doivent alors se développer sans voile; dans le cas contraire, elles ne pourraient convenir pour le portrait.

« Pour ajouter le bromure do potassium, on se sert de compte-gouttes [fig. 45 et 46).

« Dans la fig. 45, le compte-gouttes est fermé en a au moyen d’un bouchon à l’émeri; pour que le liquide s’écoule par le tube effilé c, il faut enlever le bouchon. La forme représentée fig. 46 est préférable. Le flacon b est fermé au moyen du tube à boule a dont l’ouverture supérieure est recouverte d’une petite feuille de caoutchouc. En pressant légèrement en c, la boule se remplit de liquide, qu on fait sortir au moyen d’une nouvelle pression en c.

« Les gouttes sont de volumes différents, suivant la grandeur de l’ouverture du tube d’écoulement, et suivant la densité du liquide j1).

« Les négatifs développés avec du bromure de potassium sont généralement plus purs, plus intenses et plus riches en contrastes, que si l’on n a pas employé cette addition. En môme temps, le développement est retardé. Le bromure de potassium

leur s’cst servi d’émulsions qui donnaient d’excellents négatifs même avec une addition de Gcc de bromure de potassium

JL par 100cc de révélateur.

(’) 15 à 16 gouttes équivalent à lcc. On peut avoir aussi des tables de mensuration, au moyen desquelles on déterminieia exactement le volume des gouttes.

Page 1