CHAPITRE HUITIÈME
permet d’atteindre une grande intensité; mais si l’on en ajoute une trop grande quantité, l’image devient dure; une seule goutte en plus ou en moins a beaucoup d’influence sur le caractère du négatif (Q.
« Quoique les négatifs de paysages se développent très bien avec une addition de bromure, il n’en est pas de même pour les négatifs pour portraits que cette addition rend trop durs.
« On peut, au moyen du bromure, sauver des plaques ayant eu une surexposition assez forte. Si, par exemple, dans le cas d’un paysage, l’image apparaît trop vite dans le révélateur ordinaire, mais est trop faible dans les détails, et si elle montre les signes d’une surexposition, il faut rapidement la laver et ajouter beaucoup de bromure (75) au révélateur; on peut aller jusqu’à 10cc de bromure pour 100cc de développateur; on continue alors à développer.
« Lorsqu’on sait d’avance que toute une série de Iliaques (paysages) a été évidemment surexposée, on peut commencer avec un révélateur contenant beaucoup de bromure, ou bien avec un révélateur déjà vieux (2) jusqu'à ce que les plus grandes lu-
l"1) C’est pour cette raison, que certains opérateurs emploient des solutions de bromure plus étendues.
( 2 ) A défaut de vieux révélateur, on peut laisser séjourner dans la cuvette pendant quelques heures à l’air libre le révélateur nouvellement préparé.
mières soient apparues; on fait venir les ombres avec un révélateur tout frais.
a Afin d’économiser le révélateur et dans le but de disposer de toutes les ressources désirables, il est bon d’avoir plusieurs cuvettes. L’une d’elles contient le révélateur concentré avec le minimum, ou môme sans addition, de bromure; une autre est destinée au révélateur qui a déjà servi plusieurs fois ou bien qui contient une quantité notable de bromure. On se sert de la première dans le cas d’une exposition courte, mais si l’image apparaît trop vite sans intensité suffisante, on retire la plaque pour la mettre dans la seconde cuvette, ce qui permet d’obtenir plus de pureté et d’intensité.
« On peut arriver à une grande douceur, dans les clichés de portraits, en ajoutant au révélateur à l’oxalate ferreux un peu d’hyposulfite sodique, ce qui permet également de diminuer le temps de pose (*).
« On peut recommander la formule suivante :
25cc
de la solution de sulfate ferreux.
d’oxalate neutre de potasse (voir plus haut).
4 gouttes
de bromure de potassium (f0)
d’hyposulfite sodique (t^) (pas plus concentrée).
p ) C’est Abney qui, le premier, a signalé l'action accélératrice de rhyposuliite dans le révélateur ( Phot . News, 1880, p. 567. — Phot. Mitth., vol. XVII, p. 233). C’est le hasard qui lui a l'ait