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CHAPITRE HUITIEME

« Une plaque qui manque d’exposition vient même assez vite dans ce révélateur. Pour donner de la force à l’image, il faut ajouter 20 à 30 gouttes de bromure de potassium et la même quantité d’ammoniaque.

« Si ce révélateur est trop faible, on prend le n° I du tableau.

« Si celui-ci est encore trop peu énergique, on prend le révélateur rapide V du tableau.

« Lorsque les plaques sont surexposées, on ne peut pas mettre l’ammoniaque de prime abord ; il faut les plonger dans l’eau additionnée d’acide pyrogallique. Si la surexposition est considérable, on ajoute même le bromure de potassium et l’on ne verse l'ammoniaque que goutte par goutte. Aussitôt que la plus grande partie des détails est venue, on ajoute une assez forte quantité de bromure, pour conserver les demi- teintes et faire ressortir les grandes lumières. Quand l’intensité est obtenue, on peut encore pousser les demi-teintes au moyen d’un nouveau révélateur contenant plus d’ammoniaque et peu de bromure de potassium (*).

« Dans le cas d’un paysage, si l’on sait que la pose a été à peu près trois à quatre fois trop forte, pour éviter que les négatifs ne soient trop faibles, on peut les traiter de la manière suivante qui permet de développer avec suffisamment d’intensité :

(’) Cotesworth, Brit. Journ. of Pliot., 1881, p. 224. Pliot. Wochenbl., 1881, p. 1G4.

On met la plaque dans une cuvette contenant 1 00 " d’eau, 100 à 150 gouttes ou G à 10cc de bromure de potassium, et 50 à 60 gouttes depyro (1 : 10) ou, ce qui est mieux, de la solution pyrogallique additionnée de sulfite sodique [voir § A de ce Chap.). On ajoute ensuite 40 gouttes d’ammoniaque diluée (i). Si tous les détails ne viennent pas, on double la proportion d’ammoniaque.

« Mais, ainsi que le fait remarquer Brooks (1), les plaques se développent des plus rapidement, lorsqu’on les met d’abord pendant environ une minute dans un mélange d’ammoniaque et de bromure de potassium, et qu’on ajoute ensuite l’acide pyrogallique. L’image vient plus vite, avec plus de force et plus de brillant, si la plaque a eu un temps de pose exact, ou même manque un peu de pose.

« Au lieu de mettre les plaques d’abord dans le mélange de bromure et d’ammoniaque, Wortley préfère les plonger d’abord dans l’ammoniaque diluée, puis les développer comme à l’ordinaire ; ceci dans le cas d’une exposition très courte (2). Selon Burton (3), il faut, pour arriver à ce résultat, employer une solution d’ammoniaque à 1 pour 120 d’eau; les détails viennent beaucoup mieux.

(P Brit. Journ. of Pliot., 1881, p. 1G8. Pliot. Wochenblo.Lt, 1881.

(2) Bril. Journ. of Phot., 1881, p. 250. Pliot. Wochenblatt, 1881,

(P Bril. Journ. of Pliot., 1881, p. 357. Pliot. Wochenblatt, 1881,

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