CHAPITRE HUITIÈME
« Mais il faut être sûr que les plaques manquent d’exposition ; sans cela, il se produit un voile qui est sans remède (‘).
« Si, par l’emploi d’un révélateur faible au pyro, il ne vient pas suffisamment de détails, on peut alors laver soigneusement la plaque, puis la traiter à l’oxalate ferreux; on obtient très souvent ainsi d’excellents clichés [-).
« Voici, pour les commençants, quelques données sur la façon dont agissent les divers constituants du révélateur.
« En augmentant la proportion d’ammoniaque, le développement est plus rapide et la sensibilité est légèrement augmentée (3); mais, d’autre part, le voile se produit plus facilement.
« En augmentant la proportion de bromure, les oppositions de lumières et d’ombres deviennent plus violentes; en diminuant, le bromure obtient plus de douceur et, souvent, de faiblesse. La variation des proportions d’acide pyrogallique n’a pas beaucoup d’influence, et l’on peut, d’après ce que
U ) Edgeworxii, Philadelphia Photorjrapher, 1881, p. 242.
(2) Phot. Mitt., 1880, vol. XVI, p. 271, tiré du Phot. News.
(3) Il peut sembler assez extraordinaire que l’addition d’ammoniaque puisse augmenter, après l’exposition, Insensibilité d’une plaque. Mais nous prions le lecteur de bien vouloir comprendre exactement ce que ie Dr Eder, dans son texte allemand, entend par augmenter la sensibilité dans ce cas pai’ticulier. Il a voulu tout simplement dire que, en se servant d’une quantité plus forte d’ammoniaque dans le révélateur, on peut donner une pose moindre à la plaque.
nous avons dit plus haut, en prendre lcc et 2CC de plus qu’il n’est nécessaire, sans que le résultat final en soit sensiblement modifié ; outre cela, le pyro augmente l’intensité.
« En ce qui concerne le caractère de l’image, on connaît moins l’influence de l’état de concentration plus ou moins grand du révélateur (à condition toutefois de conserver les proportions relatives de ses constituants).
« Le Dr Heid a fait une série d’expériences très intéressantes sur le développement des plaques à la gélatine; il a bien voulu en faire part à l’auteur. Il en résulterait que. si l’on suit la marche que nous avons donnée, on peut obtenir, dans les négatifs, tous les degrés de contraste entre les lumières et les ombres, depuis la plus grande douceur jusqu’à la plus grande dureté, si l’on se sert d’un révélateur plus ou moins dilué. Plus le révélateur est étendu d’eau, plus les négatifs sont faibles et peu corsés.
« Pour compléter ces explications, nous pouvons encore citer quelques expériences de Swan sur le développement à l’acide pyrogallique J1). Il a donné à six plaques la meme pose et les a développées de manières différentes. Pour trois plaques, il a pris de l’acide pyrogallique sous forme de solutions plus ou moins diluées : 7717 et 777. Il
(’) Plxot. Mitlh., 1880, vol. XVI, p. 271, tiré du Phot. News.