CHAPITRE HUITIÈME
développement dure plus longtemps, à cause de la production de sel citrique qui a une action retardatrice.
« Par l’addition de sulfite sodique au révélateur, les négatifs n’ont jamais ce que l’on a appelé le voile jaune; en prolongeant le développement, on peut même obtenir une intensité plus grande qu’avec le révélateur ordinaire. L’auteur en a obtenu les meilleurs résultats, mais il recommande de ne pas conserver trop longtemps la solution de pyro, parce que, dans ce cas, les négatifs n’ont plus autant de brillant que s’ils avaient été développés au moyen d’une solution fraîche.
« Pour préparer le révélateur au pyrosulfite ( Mj °n dissout dans 100cc d’eau 25gr de sulfite sodique (2), lgl',5 (et d’après Berkeley, 0gr,5 seulement) d’acide citrique pour neutraliser l'alcali libre (3). On peut
(’) Cette formule a été donnée par Reimann (Phot. Wochenbl., 1882, p. 133, tirée du Br. Journ. of Phot., 1882, p. 212 et 213). Berkeley employait une quantité deux fois aussi forte de sulfite sodique, mais cette quantité ne se dissout pas dans la proportion deau donnée. Brooks, au contraire, diminuait cette proportion : pour 2 parties de pyro, 8 parties de sulfite sodique et 1 partie d acide citrique (Phot. News, 1882, p. 327). Lorsqu’on supprime 1 acide citrique, la solution se décompose après quelques jours.
(’) Ce sel doit être pur; on le produit actuellement dans d’excellentes conditions à la fabrique spéciale de produits photographiques du Dr Schuchard, à Gôrlitz.
(8) La neutralisation est complète lorsque le papier de tournesol bleu vire au violet. Il est difficile de constater le passage de la réaction alcaline à la réaction acide, parce que le sulfite sodique neutre et pur a une réaction légèrement alcaline, et que ce sol acide a une réaction faiblement acide.
activer la dissolution au moyen de la chaleur,
mais il faut que le liquide soit froid, lorsqu’on
mélange l’acide pyrogallique. On ajoute 12gr d’acide
pyrogallique.
« Cette solution contient à peu près jt de ce dernier; elle se conserve bien, et s’emploie delà manière qui a été indiquée plus haut pour d autres solutions à 2 pour 100. Outre cela, Reimann ajoutait encore du sulfite sodique à la solution de bromure et d’ammoniaque, de telle sorte que tout le révélateur en était saturé. Mais cela n’est pas nécessaire. Avec le révélateur au pyrosulfite, on peut développer sucessivement plusieurs plaques, dans la môme solution. L’acide salicylique permet à la solution d’acide pyrogallique de se conserver plus longtemps; il suffit même d’une addition de d’après Samman (l).
« Vincent a remarqué que, môme après plusieurs années, il n’y a pas eu de trace de décomposition dans une solution composée de lgr d’acide salicylique, 10gr d’acide pyrogallique et lm d’eau (2). Les négatifs développés avec cette solution étaient brillants et totalement exempts du voile jaune. Schumann (3) a confirmé le fait et fait ressortir que les ombres étaient claires et que la sensibilité
(’) Phot. Archiv., 1878, p. 79.
(J) Phot. Archiv., 1881, p. 137. L’acide salicylique doit être dissous dans l’eau par la chaleur; après refroidissement, on ajoute l'acide pyrogallique.
(s) Phot. Archiv., 1881, p. 15.