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CHAPITRE HUITIÈME

a ajouté, à chacune de ces solutions, un volume égal de bromure et d’ammoniaque (2 de bromure de potassium, 3 d’ammoniaque et 240 d’eau).

cf La solution pyrogallique la plus faible donna une image faible, la solution la plus concentrée une image vigoureuse, la solution de force moyenne une image qui tenait le milieu entre les deux extrêmes; en prolongeant le développement dans la solution faible, les plaques prenaient le caractère de celles développées dans la solution concentrée.

c< Dans une seconde série de plaques, la solution d’acide pyrogallique employée était toujours de la même concentration ; on varia la concentration de la solution de bromure et d’ammoniaque. Une forte proportion de bromure donnait des images pures et peu intenses. Swan a prouvé que l’on peut corriger la pose, en déterminant exactement la proportion de bromure et d’ammoniaque. Pour cela, il a donné le temps de pose exact à une plaque et l’a développée avec son révélateur ordinaire (volumes égaux d’une solution d’acide pyrogallique (âTô d’eau) et d’une solution de bromure et d’ammoniaque ( voir plus haut). Il donna ensuite à une plaque la moitié de la pose exacte ; elle se développa très bien en doublant la proportion d’ammoniaque et de bromure.

« Pour terminer, il donna trois fois la pose néces-

saire, et développa la plaque avec son révélateur ( voir plus haut) en ajoutant une petite quantité d’une solution pure de bromure d’ammonium. On aurait atteint le même but en diluant le révélateur au moyen de l’eau.

« Révélateur à V acide pyrogallique , avec addition de sulfite sodique ou d'acide salicylique. — Lorsqu’on ajoute au révélateur pyrogallique du sulfite sodique ou de l’acide salicylique, les négatifs prennent le caractère des plaques au collodion humide. L’auteur recommande spécialement l’addition de sulfite sodique] (autrement dit, révélateur au pyro et au sulfite).

« Berkeley a, le premier (!), recommandé l’addition de sulfite sodique neutre, pour donner de la stabilité à la solution pyrogallique, qui, grâce à cela, se conserve pendant plusieurs mois sans se colorer, ou. tout au moins, ne devient que légèrement jaunâtre; si on la mélange même avec de l'ammoniaque ou d’autres substances à réactions alcalines, elle reste limpide pendant beaucoup plus longtemps. D’après le capitaine Toth et le lieutenant Iiübel (2), il n’y a pas de différence, au point de vue de l’action révélatrice, entre un développement alcalin à l’acide pyrogallique, et un développement alcalin additionné de sulfite sodique. Cependant ce dernier agit plus lentement et le

p) Phot. News , 1882, p. 41, Phot. Corresp., 1882, p. 42.

(2) Phot. Corresp., 1882, p. 55.

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